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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 18:12

 POÈMES

 

 

APPASSIONATA

 

J’ai tout un clavier dans la tête

Une harmonie d’étoiles filantes

Dedans mon  âme une tempête

Au bout des lèvres une amante

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ta bouche est un navire de laine qui m’habille

Chaque baiser de toi un vêtement de chair

Et dans ta chevelure j’ai trouvé une mer

Où plonger à loisir mes doigts pris de vertige

 

J’ai longtemps navigué sur ta courbe marine

Caressé ta peau mate vibrante de frissons

 

Tout près toi Beauté allongé j’imagine

 de nos corps apaisés la divine chanson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous les paupières de l’horizon

Flottent nos rêves.

Et tes doux pas se posent

Au bord des vagues,

Venues danser à mes lèvres.

Les algues chantent

Il fait soleil.

 

Caressée par la soie du vent

Frémit la chair des coquillages.

Et sur le sable de la plage,

Sortis de l’eau,

S’ébrouent nos corps

Coquelicots.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La barque de tes yeux

A chaviré mon cœur.

Entre le ciel

Et ton visage

Je flotte dans ta chevelure

Comme au bout d’une branche

Un songe dans sa fleur.

 

Une voile s’approche

Rose de frissons neufs

 Murmure ton doux nom

De chair et de tendresse.

 

Eaux mêlées de ma voix

Breuvages de nos rires

Je savoure ton miel

Aux rayons du couchant.

 

Sur le sel de ma peau

Tu as posé tes mains

Et nos corps ont chanté

De belles harmonies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’herbe de tes lèvres

Je me suis allongé

Tout près de toi

A combler la distance

 

Dans ce jardin

D’invraisemblables couleurs

Je t’ai trouvée

Murmurant aux hirondelles :

« Aime sans savoir pourquoi tu aimes,

Sois toi-même ton repos,

Chaque mot écrit un autre mot. »

 

Quand je me suis relevé

Mes vertèbres n’avaient plus peur

Les herbes ruisselaient de joie

Ta bouche a caressé ma main

 

Et dans la sève de ton sourire

Je t’ai rejoint.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rêvant de doux voyages

Les gants bleus de la nuit

Ont caressé nos lèvres

Corps endormis sur le sable

 

La barque de ton ventre

Flotte contre mon cœur

 

Affamés de douceur

Les chevaux de la mer

Cous tendus

Croquent des grappes d’astres

Aux dernières lueurs

 

Le poisson lune

Soupire après la voile

Il neige sur ton corps

Des écailles de fleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Se promène

dans ton regard

cette solitude

qui jette ses pétales

dans le fleuve du jour

 

Existe en toi

un printemps

plus haut que l’horizon

 

 

Toutes les branches

Peuvent fleurir

Il fait si doux

dans ton sourire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beauté

 

 

Ta joie

est suspendue dans mon regard

tel un printemps

 

Sur la plage endormie de ta nuque tiède

s’installe un silence de satin blanc

 

D’innombrables caresses

s’envolent de nos doigts

Et la beauté soupire d’aise

dans ce paysage de soie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les chemins de la beauté…

 

 

Beauté d’un battement de cil

Beauté des rumeurs de la ville

 

Beauté de la graine en dormance

Du château de sable en vacance

 

Beauté du mot mélancolie

Beauté d’une branche fleurie

 

Beauté nacrée d’un coquillage

Abandonné sur une plage

 

Beauté d’une peau satinée

Beauté d’un vers de Mallarmé

Beauté de la grappe en été

 

Trouble beauté d’un ciel d’orage

Fugace beauté d’un nuage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au printemps j’ai envie de :

Mordre dans les herbes

mordre les bourgeons

courir après le vert

 courir sur le gazon

d’attraper

de barbouiller mes doigts de verdure

De caresser l’herbe de mes doigts

De verdir mes doigts dans l’herbe

De sentir frémir

de monter

de grimper dans les arbres

La beauté a mille visages

d’entendre murmurer les germes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRINTEMPS

 

Promenades enfantines

dans la forêt des sentiments

arbrisseaux enlacés feuilles câlines

vous jouez à la poupée avec le vent

 

Arbres épanouis

et blanches églantines

amours enfantines

que vous êtes jolies

 

-« Qui souffle donc si fort ?

murmure le roseau discret. »

-  « C’est l’amour, l’amour encore

son cortège de mariés. »

 

Rêveries printanières

odeurs de sève sur les tempes

vous chantez dans l’herbe verte

que vos mélodies sont tendres

 

-  « Me voici tout en larmes

et mon cœur bat triple galop ! »

-  « C’est l’amour qui te désarme

pour venir t’offrir son anneau. »

 

Promenades enfantines

dans la forêt des sentiments

arbrisseaux enlacés feuilles câlines

vous jouez à la poupée avec le vent

 

-« Les musiciens font de la fête

un tumulte grandissant !

Est-ce la forêt ou ma tête

qu’enflamme le printemps ? »

 

 

Arbres épanouis

et blanches églantines

amours enfantines

le printemps nous sourit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai besoin d’un champ d’écritures

pour m’allonger dans la pâture

dans la pâte des pages blanches

pour y faire lever des histoires

 des herbes folles des mémoires

 

Dans les palais de la mémoire

s’invitent mille et une histoires

enroulées dans l’herbe du pré

en spirales recomposées

 

 

J’ai besoin d’un champ d’écritures

pour y ruminer à loisir

entre désirs et souvenirs

regrets tristesses

douces caresses

 

herbes folles mâchées broyées

renaissance de mes pensées

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  • : Le blog littéraire de Yann Venner
  • : poèmes publiés en recueils de l'auteur, ses romans noirs & cocasses, articles divers autour du polar, des littératures du Maghreb...
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