Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 12:03
 

ARCIMBOLDO

J'ai la nature en moi
accrochée à mes trousses
qui sans cesse repousse
mon squelette de bois
Mes nerfs sont des racines

sculptés parmi la mousse
de ma chair que ravinent
des torrents d'herbe rousse

 

Mes veines des ruisseaux
 en fuite dans la plaine

De mon alter ego
qui court à perdre haleine

Essoufflé je m’éteins
comme un vieux ver luisant

Fossoyeur du chagrin
 à la lampe d’argent.

 

 

Par marquier - Publié dans : poèmes, romans - Communauté : Littératures de Bretagne
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