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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 05:01

La paix est dans ses os
Il la sent, la respire
Unique et double alliance
Il s’arme de patience.

Elle est blonde beauté
Fière, digne d’être aimée
Craintive, mais superbe
Avec ses mots précis.

Deux cœurs croisés sans hésiter
Se cherchent et se chamaillent
Voudraient s’ébattre sans bataille
Mais les disputes, les tendresses
S’enroulent
en noire tresses.
Les apparences
ont la peau dure
Sur les squelettes.

Heureusement le bleu est là
L’intelligence et le respect.
Le conflit n’a que trop duré,
La grâce et la bonté s’allient
chassent
chagrin et jalousie.
L’union des âmes est revenue,
L’amour en actes
a survécu.
Toutes les branches
Peuvent fleurir
Il fait si doux
Dans ton sourire.

 

 

 

 

 

 

                                                                       ******

 

 

 

 

Dans l'herbe de tes lèvres
je me suis allongé.
Tout près de toi
à combler la distance.


Dans ce jardin
d'invraisemblables couleurs
je t'ai trouvé
murmurant aux hirondelles :


"Aime sans savoir pourquoi tu aimes,
Etre à soi-même son repos,
Savoir se faire face sans miroir,
chaque mot écrit un autre mot."


Quand je me suis relevé
mes vertèbres n'avaient plus peur
les herbes ruisselaient de joie
ta bouche a caressé ma main ;
et dans la sève de ton sourire
je t'ai rejoint

 

 

 

                                                                         ****

 

 

 

 

 

 

 

Fleur rare
enivre-moi de ta passion
fais-moi rêver éveillé
canalise ton parfum
en fleuve qui m'enrichit
d’encens
Tes cheveux frisent sous mes doigts
me prennent dans leurs fils
Moi
Humble pêcheur
ton regard me trouble
Tu es méandre beauté fatale
En moi
ton amour coule
Cascade de passion
violon sans archet
voix sans corde
tes chansons se promènent
Dans mes veines
Seules tes caresses
Me nourrissent
de ton odeur chaude et sucrée
Pour toi je deviens
Musicien
écrivain
Magicien
Une plume qui
m’embarque
vers tes yeux

 

 

 

                                                                           ****

 

 

 

 

VERS TOI

 

Qui écrira ma peine
déroulée sur la plage
quand le vent de sable dur
claque avec son fouet
mon visage ?
Qui dira mon chagrin,
ma détresse
quand la voix de l'aimée est si loin ?
Qui chantera mes pas
mouillés de sel
notes lourdes
noyées au bord des vagues ?
La mer, toujours la mer,
La mer est mon poème,
écrin bleu, hanîn, chawq, saboua,
collier de ma colombe
qui vole vers moi.
Toi, ma constellation
figure plurielle et unique.
J'entends enfin l'oiseau
à l'aile qui palpite.
Et vers toi
je me précipite.

 

 

 

 

 

 

 

                                                                      ****

 

 

 

Le mot est un oiseau :

- Martinet, griffe l'air,
inscris tes paraphes,
ta signature trempée
dans l'encre des orages.

 


- Mésange à tête noire
grave dans le bois
ton chant d'amour, picoré à tue-tête.

 


- Merle, inscris
tes pas sur la neige,
en vers libres.

 


- Aigle, tournoie
au-dessus de ton aire,
dessine un poème de joie.

- Moineaux en nombre
écrivez des mots insensés
dans les arbres de ma rue....

 

 

                                                                             ****

 

 

 

LES PAPILLONS DE LUNE

 

 

 

Les papillons de lune
Ont la mélodie pour mémoire
Leurs ailes se déposent
En caresses joyeuses
Sur notre belle histoire
Les papillons de lune
au palais
De marbre blanc et rose
Nous ont invité
Au son des mandolines
nous avons dansé.
Un orchestre anonyme
Animait le grand bal
noyé de capes et d’ors
Tournoyant carnaval.
Tu étais la princesse
Aux rayons lumineux,
J’étais entre tes bras
Le prince enfin heureux.
Les papillons de lune
Existent, pour nous deux.

 

 

 

 

 

                                                                       ****

 

 

 

 

AB-SANS-CE



La terre s'enterre


une bête s'embête



la flamme s'enflamme



la nuit s'ennuie



Lise s'enlise



et moi sans moi



néant l'air de rien.

 

 

 

 

 

*** 

 

 

 

 

Mon cœur saigne
A l’ envers
En prose
Et à l’endroit
Où flèche l’a brisé.
De désespoir séché
Mon cœur pleure
Sa peine
En tranches noires.
La déveine en ruisseaux
En remous, vagues tristes
Inonde l’univers
D’un corps à l’abandon.

C’était hier, j’ai oublié,
Le cauchemar est terminé.
Courte fut cette nuit
Elle a bu mon chagrin.
L’aurore s’est annoncée
A tes lèvres, en faim.

 

 

 

 

                                                                            ****

 

 

 

 

Forteresse de mes espoirs
tu es, déesse
mon reposoir
Je longe tes rivières
franchis le pont
et viens te voir
Sur le seuil
lèvres closes
tu m'accueilles
doux regard
Je dépose en tes mains
un écrin fleuri
tu me souris
Le ciel noir
faiblesse en désespoir
s'est enfui
Un couple naît
au clair des jours
et pour toujours

 

 

 

 

 

CAVALCADE

 

J'habite un pays bleu

La vie est rêvée
Traversée de fenêtres en ailleurs
Lumineux
Destination ici mon cheval
Mon chez toi.
Je t'attends
Ma monture aux naseaux qui palpitent
et
Déchiffre tes yeux pour perdre mes repères.
Nous partageons alors
un bout de pain
d'éternité
au galop de nos rêves
tranchés dans le ciel vif.
Personne n'est venu
Aucun sabot frondeur
enfoncé dans le sable
J'entends le vent hennir sur la crête des flots
Personne n'est passé
Nulle trace de pas
laissé là
Sur la plage
La crinière du vent telle une écume blanche
Dans l'ombre d'un pinceau
va naître une autre enfance
les chevaux de la mer
Sont sortis de nos rêves
les chevaux
De l'enfance
ont quitté leurs manèges.

 

 

 

*** 

 

 

 

 

Mes galops
ne sont pas de trop
Dit le cheval à ses sabots
Entre ma queue et ma crinière
S'agite un champion sans manières

Un étalon dès la naissance
Armé de gloire et de puissance
Un destrier de haut lignage
Doué pour le saut doué pour la nage

J'ai traversé la terre entière
Les mystères de la matière
Echappé à toutes les guerres
Aux cavaliers de feu de fer

Maintenant usé par la vie
Ma litière est ma seule amie
Perspective peu cavalière
Cavaltitude prisonnière

Mes galops ne furent pas de trop
J'attends la mort au petit trot
Mourir mégalo disparaître
Impossible !
Je vais
Renaître !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ESCAPADE

 

Un vent de poudre


attise


le feu croisé de nos désirs.

Et dans un galop de crinières


nos mots ferrés


balles perdues


mots martelés


tracent


une chevauchée


de lumière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je t'ai vue cette nuit
flottant dans une bulle
Tu étais assoupie
recouverte d'un voile
courbure fidèle
joyau de lune
corps si doux

Un collier de pluie
sur ta gorge tiède
riait de gouttes bleues
J'ai voulu le toucher
la bulle a éclaté
mes lèvres charmées
ont reçu ce baiser

Tu étais libérée
nous étions réunis
par magie de la nuit.
j'ai chanté pour toi
au cœur de ton poème
tes mains, tes mains si belles
jusqu'à l'aube nouvelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si j'étais un élément
je serais les embruns
qui se déposent sur tes joues
si j'étais un livre
je serais les lettres
qui caressent tes yeux
si j'étais une fleur
je serai le parfum
intense de tes rêves
si j'étais sentiment
je serai la passion
déchaînant les raisons
si j'étais oiseau
je serais ce petit rouge-gorge
si fragile, si facile à apprivoiser
si j'étais objet
je serai ce stylo avec lequel
tu écris de si jolis poèmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une boîte à musique
s'est arrêtée
amours paralytiques
cœurs défoncés
Poupée démantelée
robot cynique
tu pleures tes pensées
anachroniques
Une boîte à musique
sur le pavé
amours paralysés
cœurs nostalgiques
Un triste amant chronique
qui admirait
l'amour et la musique
te veille en paix
une boîte à musique
démantelée
amours écartelés
cœurs héroïques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ta nuque est d'aube


et le matin se lève


dans l'attente des roses.

Ta chevelure...


et la nuit qui s'attarde


à noyer le soleil.

Pourquoi


dans l'étreinte


de ton regard


est-il toujours

 

midi ?

 

 

 

 

ARCIMBOLDO

 

( peintre qui représentait souvent

le visage humain ou des corps,
avec des fruits, des livres, des objets...)
*

 


J'ai la nature en moi
accrochée à mes trousses
qui sans cesse repousse
mon squelette de bois

Mes nerfs sont des racines
sculptés parmi la mousse
de ma chair que ravinent
des torrents d'herbe rousse

Mes veines des ruisseaux
en fuite dans la plaine
de mon alter ego
qui court à perdre haleine

Essoufflé je m'éteins
comme un vieux ver luisant
fossoyeur du chagrin
à la lampe d'argent.

 

 

 

 

                                                                            ****

 

 

 

Lui
dans les fêlures du monde,
de la peur des pères

dans le chaos navrant
d'un décor intérieur

dans les déchirures
du langage,

s'était perdu.

Il avait le pain triste
tartiné d'ombre.
Le roc avait ses larmes
qui ne s'écoulaient pas.

Jusqu'au jour où la Voix
lui enflamma les os
l'atteignit brûlante
et lui dit :
"C'est aujourd'hui toujours."

Et leur amour
fut une enfance
une immarcescible présence
fièvre
foudroyant les loups
de leurs mémoires
blessées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La poésie n'est pas du vent, c'est le vent qui est poésie. YV.

 

 


http://venneryann.over-blog.fr/

 

venneryann@orange.fr

 

 

 

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Published by marquier - dans poèmes - romans
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