Partager l'article ! mer COUVERTURE PARTIELLE DE "COCKTAIL CRUEL": mer par yarniche Si tu cherches une étoile, B ...
mer
par yarniche
Si tu cherches une étoile, Boucle d’Or,
Inutile de scruter le firmament.
Rentre en toi-même, simplement.
D'étoiles, ton âme est constellée.
Du flamboiement de tes aspirations les plus élevées
au simple scintillement d'un sourire partagé,
Ton propre espace sacré, ce glorieux paradis,
brille d'un éclat plus radieux
que la plus pure des nuits.
C'est pourquoi,
Au lieu de lever ton regard vers les cieux
Ferme les yeux
et regarde en toi ma beauté.
Y.V
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Un poème de Louise Labé (1526-1566)
Baise m'encor, rebaise moy et baise :
Donne m'en un de tes plus savoureus,
Donne m'en un de tes plus amoureus :
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise
Las, te pleins tu ? ça que ce mal j'apaise,
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.
Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie :
Tousjours suis mal, vivant discrettement,
Et ne me puis donner contentement,
Si hors de moy ne fay quelque saillie.
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Paul Eluard, avec des extraits du « Dit de la force de l’amour », écrit en 1947 pour l’ouverture d’une émission de radio.
« Hommes, femmes (…) qui, perpétuellement, naissez à l’amour, avouez à haute voix ce que vous ressentez, criez « je t’aime » par-dessus toutes les souffrances qui
vous sont infligées, contre toute pudeur, contre toute contrainte, contre toute malédiction, contre le dédain des brutes, contre le blâme des moralistes. Crie-le même contre un cœur qui ne
s’ouvre pas, contre un regard qui s’égare, contre un sein qui se refuse. Vous ne le regretterez pas, car vous n’avez d’autre occasion d’être sincère (…) Votre cri vous fera grand et il grandira
les autres. Il vient de loin, il ira loin, il ne connaît pas de limites.
Parlez, les mots d’amour sont des caresses fécondantes. Les autres mots ne sont là que pour la commodité de la vie. Aimer, c’est l’unique raison de vivre. Et la raison de la raison, la raison du
bonheur. Vous obtiendrez toujours grand enchantement d’aimer, et même de la souffrance d’amour. Les plus grands des poètes ont affronté diversement, avec courage et avec faiblesse, les
difficultés de la vie, mais leurs chants d’amour relèvent l’homme de son bourbier. »
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Et puis Mireille Sorgue (1944.-1967) et sa magnifique « Lettre à l’Amant », (pour en savoir plus, http://www.mireille-sorgue.fr )
« Tu me caresses.
Et je deviens terre inconnue à moi-même dont tu découvres minutieusement le relief ; terre étrangère à la physionomie insoupçonnée, courbes dont nul n’a su les détours que j’apprends avec toi.
Nuque, épaule, sein, taille, hanche, cuisse, tu me déroules, tu déroules ce paysage sinueux, cette harmonie de versants, de collines, de bassins, de sillons – et ces plages offerts à ma paresse
comme un loisir indéfini, épaule, sein, cuisse…Tu déploies mon corps en un lumineux labyrinthe, tu ouvres en lui de moelleuses perspectives dont je perçois, comme à distance, l’insolite. Face
ignorée, tu me dévoiles.
Ou peut-être m’inventes-tu ?
Je suis un vœu que tu prononces, que formulent tes doigts.
Future sous ta main, j’attends de devoir naître. J’attends que tu me donnes forme entre toutes les formes créées, forme de femme unique entre toutes les femmes.»
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"Verse le vin
Partage un fruit
Fais que l'autre t'atteigne"
(Proverbes, Claude Albarède, 1ère strophe)
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