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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 19:35

CELA DIT…

Slam ennuie

Et slam amuse

Slam me va

Et slam suffit

 

Slam irrite

Et slam énerve

Slam attire et

Slam éloigne

 

Chemins d’écritures prêts pour l’aventure

Chemins de traverse quand il pleut à verse

Chemins de fortune vers la pleine lune

Chemins de côté à l’heure de l’été

Chemins qui nous mènent

Vers la nuit foraine

Où le feu invite

A soigner nos peines.

Slam agace

Et slam emmerde

Slam va pas

D’dire des gros mots

 

Slam m’importune

Et Slam m’est égal

De slalomer

Avec les mots

Car slam m’interpelle

Et slam m’la coupe

De slamuser

Quand slam me plaît !

 

Tu récites

et  je t’écoute

Tes mots doux

sont une route

Tu roucoules

et je médite

Ta voix coule

et tu débites

Des paroles à l’air si cool

Que je crois que tu déroules

Un tapis qui nous invite

A voguer sur une houle

Pas si vite pas si vite

Et je vois parmi la foule

Une fée qui nous invite

A nous plonger dans le doute

A plonger à travers toutes

Nos paroles en déroute

Pour trouver de nouveaux vers

En parcourant l’univers

 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 19:33

Voyager contre

Tout contre toi

Pour la rencontre

Toi avec moi

Privés de toit

Que nous importe

L’horizon est une autre porte

 

Soleil, transporte notre  barque

Sur la mer

Tel un rayon souple !

 

 

________________________________

Palpitent les petits bonheurs

Au creux du nid

Puis s’envolent vers un ailleurs

Un paradis

 

Au fil de nos scènes secrètes

Un doux silence

Deux colombes aux ailes discrètes

Un bruit d’enfance

 

Effaçons-nous comme une haleine

Sur le carreau de nos vingt ans

Le torrent refuse nos peines

Aveugles sont les sentiments

 

Héraclite a plongé dans l’eau

Sa tête chauve

L’Histoire s’est noyée dans les mots

Et tu t’ensauves

 

L’amont dévoré par l’aval

O pauvre amant

Vieil arlequin de carnaval

Jeune printemps

 

 

 

 

 

TERR&AU

Solitaire

Je parcours les eaux

L’élémentaire

Est mon ruisseau

 

Soliterre

Je parcours les flots

L’élément Terre

Est mon berceau.

Pour échapper à son destin

Il n’est pas de mots ni de rêves

L’écriture est un doux festin

De nourritures qui vous crèvent.

 

Prisonnier d’un sanglot

Inscrit dans une larme

Tu désarmes les mots

Qui s’alarment, t’alarment.

***

BLUES SPIRITE

Un burlot farfadeur s’en allait à la ville

Un jour de marchadé pour y vendre sa claine.

Il espérait bien fort en tirer quelques mille

Pour s’offrir par la suite une vaste putaine.

 

Chemein faisant, la pauvre claine larmichait :

La bolcherie cruelle l’attendait au tournage.

Imbibé de spirites aux rades alentours

Notre burlot slipeux crapardait de traverse.

 

Notre claine inspirée chiqua la blessamore

Pour inciter son maître à différer la vente.

« Krébonguiou ma clainette, qu’as-tu donc à blairer ? »

Burlotait notre andouille écumant et crachant.

« Je m’en vas t’aligner une valse aux adieux ! »

Si donc fit le bougrin et la triqua si fort

Qu’elle en crevit la beite comme une pauvre claine.

Adieu les gros billets et la vaste putaine.

 

Le burlot tout confit n’avait plus que sa haine

Pour pleurer sur son sort et sa déconfitaine.

 

 

 

 

 

« Même pas vrai ! »

 

Un enfant a trouvé « Respect » et « Tolérance »

Dans tous les dictionnaires du beau pays de France.

Il s’est dit : « C’est super, j’ai des droits, vive l’enfance ! »

Il a aussi cherché ces mots-là dans la rue,

Mais ne les a ni vus, ni lus, ni entendus.

C’était écrit partout sur les murs de la ville

Des injures, des gros mots, des choses horribles à dire :

« Retourn’ dans ton pays ! Mort aux Juifs ! Sal’ raton !

Bougnoul’ ou Nique ta mère, ou Ton frère est un con ! »

Alors l’enfant trahi, déchiré par la honte,

A pris son dictionnaire pour un livre de contes.

 

 

 

 

 

En attendant SCHOELCHER…

 

 (Victor Schoelcher, député français qui fit voter l'abolition

de l'esclavage en 1848. En Guadeloupe et en Martinique, beaucoup de monuments portent son nom.)

"C’est dans la cale

Qu’on met les rats"

Les esclaves et les scélérats

Ceux qui n’ont plus d’identité

Les captifs et les enchaînés

 

A fond de cale

Et dans la nuit

On les prive de tout espoir

A fond de cale au fond du puits

La couleur de l’homme est le noir

 

Dans le ventre du bateau lourd

Le sang de l’Afrique à coups sourds

Palpite

Et bat comme la peau

D’un tambour ivre de sanglots

 

Dans les entrailles du navire

Circule le sang des martyrs

Qui éclabousse les drapeaux

Des gouvernements déloyaux

 

Le bois d’ébène sans destin

Met la honte

Au front des humains

Qui font de l’amour du prochain

Une cendre

Sans lendemain.

 

 

 

 

Courbure marine

 

Ta bouche est un navire de laine qui m’habille,

Chaque baiser de toi un vêtement de chair ;

Et dans ta chevelure, j’ai trouvé une mer

Où plonger à loisir mes doigts pris de vertige.

 

Sur ton corps et ta chair j’ai abordé enfin,

Caressé ta peau mate vibrante de frissons ;

J’ai longtemps navigué sur ta courbure marine -

Tel un naufragé ivre,

ô toi, mon doux rivage.

 

 

 

DERNIERE PLUIE

 

Soleil, flambée d’écume au large de minuit,

Le poème n’est plus qu’un babil qui m’ennuie

Le phare d’Alexandrie fouille dans son grenier

Cherchant du neuf encore

Au milieu d’un guêpier.

Ulysse ? Alice, hélas ! Ô miroirs éclatés !

Qui nous récitera en douces mélopées

La molle éternité aux yeux de ritournelle

Où les cris du présent infesté de crécelles ?

 

Plus jamais le soleil, ni trouble ni repos

La vie est ainsi fête aux marges du sanglot

Paradoxe ineffable au goût d’absence beige

Je me fonds dans le globe d’une goutte de neige

 

Dilué disparu enfui dans la lumière

J’ensemence l’espace d’atomes ingénus

Et si je vous écris et si je vous salue

Donnez-moi le bon jour

Car je suis né d’hier.

-------------------------------------------------------------------------

A vouloir aiguiser les mots

On n’épuise que son ego.

 

A vouloir épuiser les mots

N’aiguise-t-on pas son ego ?

 

 

Naissance

 

Les paroles fossiles engluées sous la glèbe

Emergent peu à peu sous les pas du marcheur

De la plante de ses pieds au bout de ses labiales

Monte une langue en friche vieille de mille temps

 

 

Vieux mots ressemelés entremêlés de chants d’oiseaux

D’invecticides, et de cacophonies

La parole est à l’homme

La parole étalon hennit dans les brancards

Et remue la litière et remue le limon

A peine ensemencé

De graines de plain-chant

S’accordant à mes pas.

 

 

 

Monument

Ivre du vin des morts et de la nostalgie

Je retourne la terre et retourne à l’endroit

Où j’ai cueilli l’amour aux lèvres de la vie.

Sur la feuille écarlate et le papier jauni

S’étale le sang lourd et pesant des vaincus.

Leur chant pourpre s’étiole en automnes multiples

Ils dansent sans un cri bouche fermée bourdonnent

Et traversent ma plume et la fait vaciller.

 

Heurté de mille morts pressé par les échos

Le calame bondit entre les pierres tombales.

Et si le bruit têtu de l’encre qui avance

Fait reculer la peur

Le vacarme des mots

Survivra-t-il au mot Malheur ?

 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 19:32

10 LA BELLE ABSENTE

 

Je t’imagine là comme un souffle tranquille

Robe et abeille bleue je t’imagine là

Dans la respiration paisible de la ville

Dont les arbres tremblants s’endorment dans le froid.

Je t’imagine seule à l’angle du carreau

Sous les nuages bas tu traces dans la buée

Des lignes délicates pour me dire ta pensée.

Je t’imagine seule au seuil de ton ivresse

Lointaine et disparue dans la nuit sans jeunesse.

Je t’imagine lasse, et poussée par le vent

Courbée sous le fardeau de fumées trop épaisses

Il fait si froid dans la ville ce soir.

Je t’imagine là présence inavouable

Front fleuri de la vie qui s’offre et qui se prend

Je t’imagine là comme inimaginable

Je t’imagine là quand ton souffle est absent

 

 

11  SIRENE

Tu plonges

parmi les éponges

et tu t'effaces,

Sirène tu n'es plus

qu'un songe

à la surface.

 

 

 

12  Le ciel…

 

 

Le ciel est un tombeau

immense et magnifique

où courent des nuages

bêlant comme un troupeau

de bêtes alanguies

menées à coups de trique

par un vent dictateur

à la main de bourreau.

 

 

 

 

 

 

 

 

13

 

 

LES PAPILLONS DE LUNE

 

Les papillons de lune

Ont la mélodie pour mémoire

Leurs ailes se déposent

En caresses joyeuses

Sur notre belle histoire

Les papillons de lune

au palais

De marbre blanc et rose

Nous ont invité

Au son des mandolines

nous avons dansé.

Un orchestre anonyme

Animait le grand bal

noyé de capes et d’ors

Tournoyant carnaval.

Tu étais la princesse

Aux rayons lumineux,

J’étais entre tes bras

Le prince enfin heureux.

Les papillons de lune

Existent, pour nous deux.

 

 

14 Mes galops

ne sont pas de trop

Dit le cheval à ses sabots

Entre ma queue et ma crinière

S'agite un champion sans manières

 

Un étalon dès la naissance

Armé de gloire et de puissance

Un destrier de haut lignage

Doué pour le saut doué pour la nage

 

J'ai traversé la terre entière

Les mystères de la matière

Echappé à toutes les guerres

Aux cavaliers de feu de fer

 

Maintenant usé par la vie

Ma litière est ma seule amie

Perspective peu cavalière

Cavaltitude prisonnière

 

Mes galops ne furent pas de trop

J'attends la mort au petit trot

Mourir mégalo disparaître

Impossible !

Je vais

Renaître !

http://venneryann.over-blog.fr/

 

http://www.venneryann.blogspot.com

 

venneryann@orange.fr

 

 

TERR&AU

Solitaire

Je parcours les eaux

L’élémentaire

Est mon ruisseau

 

Soliterre

Je parcours les flots

L’élément Terre

Est mon berceau

 

 

En attendant SCHOELCHER…

 

 (Victor Schoelcher, député français qui fit voter l'abolition

de l'esclavage en 1848. En Guadeloupe et en Martinique, beaucoup de monuments portent son nom.)

"C’est dans la cale

Qu’on met les rats"

Les esclaves et les scélérats

Ceux qui n’ont plus d’identité

Les captifs et les enchaînés

 

A fond de cale

Et dans la nuit

On les prive de tout espoir

A fond de cale au fond du puits

La couleur de l’homme est le noir

 

Dans le ventre du bateau lourd

Le sang de l’Afrique à coups sourds

Palpite

Et bat comme la peau

D’un tambour ivre de sanglots

 

Dans les entrailles du navire

Circule le sang des martyrs

Qui éclabousse les drapeaux

Des gouvernements déloyaux

 

Le bois d’ébène sans destin

Met la honte

Au front des humains

Qui font de l’amour du prochain

Une cendre

Sans lendemain.

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 19:29

 1

La leçon de peinture

 

 

Immobile et figé, telle une image sainte

le paysage est là, posé comme une empreinte.

Pas un bruit, pas un pas ne trouble cet instant.

Le peintre à sa palette choisit des touches d’or

pour signifier le ciel, l’en-haut, le firmament ;

il prend un peu d’argent pour le rendre aux étoiles

puis du blanc pour la nuit

car la nuit est laiteuse

l’air moite et Bételgeuse

fixe d’un œil moqueur cet homoncule artiste,

ce faiseur, ce copieur de nature encadrée

qu’il ira vendre un jour aux amateurs glacés.

Sur un simple tableau, une petite toile

un morceau de pays, géométristemort

ira fleurir musées, salon, faire décor.

Le peintre achève alors son obscure besogne,

assis, debout, râlant, il pille sans vergogne…

Et la nature s’endort, souillée sous son étreinte ;

demain, au petit jour, elle ira porter plainte.

 

2

GRAPPE

Les grains bavardent clairs

au cœur de la nuit brune :

« Je mûrirai, dit l’un,

et désaltérerai le gosier d’un puissant,

la gorge d’un enfant,

le palais d’une reine.

- J’abreuverai, dit l’autre,

et je caresserai les papilles des hommes

quand je serai plus grand.

- Moi, dit encore un autre,

je ne mûrirai pas, je suis déjà mourant

car je vis dans la peur

de me voir englouti.

- Tu ne vivras jamais le plaisir du partage,

l’offrande de ton jus, la connaissance offerte,

la grume délivrée.

Dessèche-toi bien vite pour laisser de l’espace

aux autres grains pressés de devenir bouteille.

A cheval sur le vin ! Riez frères humains

La divine boisson sera notre chanson,

et nous galoperons en joyeux échansons

pour verser dans vos verres

les crus de l’univers.

 

3

Une boîte à musique

 

s'est arrêtée

amours paralytiques

cœurs défoncés

Poupée démantelée

robot cynique

tu pleures tes pensées

anachroniques

Une boîte à musique

sur le pavé

amours paralysés

Cœurs nostalgiques

Un triste amant chronique

qui admirait

l'amour et la musique

te veille en paix

une boîte à musique

démantelée

amours écartelés

cœurs héroïques.

 

 

4 JEUX de la langue française

1. Le plus long palindrome de la langue française est « ressasser ». On peut donc le dire dans les deux sens.

2. « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette »

3. « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e », c'est-à-dire qu'il ne comporte aucun « e ».

4. L'anagramme de « guérison » est « soigneur ».

5. « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !

6. Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre » , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».

7. « Endolori » est l'anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal

8. « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d'être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle.

9. « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x].

« Oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles.

 

 

5   Célérité

 

Le temps d’écrire un doux message

à l’Infini,

l’oiseau que j’avais mis en cage

est reparti.

Soliloques du désespoir

il s’est enfui ;

 

course folle à broyer du noir

le soleil luit.

La parole a quitté le livre

au crépuscule ;

la page est blanche de sons ivres

qui basculent.

 

6    ARCIMBOLDO

( peintre qui représentait souvent le visage humain ou des corps, avec des fruits, des livres, des objets...)

 

J'ai la nature en moi

accrochée à mes trousses

qui sans cesse repousse

mon squelette de bois

Mes nerfs sont des racines

sculptés parmi la mousse

de ma chair que ravinent

des torrents d'herbe rousse

Mes veines des ruisseaux

en fuite dans la plaine

de mon alter ego

qui court à perdre haleine

Essoufflé je m'éteins

comme un vieux ver luisant

fossoyeur du chagrin

à la lampe d'argent.

 

 

 

 

7   Rêve métis

 

(ma région de Bretagne s'appelle Le Trégor, bordé par La Manche. Les champs de lin, aux fleurs bleues, recouvraient la région...)

 

 

Ô Trégor bleu de lin drap séchant sur le pré

tu fais chanter tes sources et pleurer tes fontaines

le vent souffle et s'essouffle à enrouler les blés

autour de ton drap-peau la mer est capitaine.

Elle sème des bateaux ivres dans le jusant

des graines de héros marins ou paysans

et la terre rugueuse palpite comme un cœur

entraîné par le flot crépitant des danseurs

Des chapelles s'égarent en chemin et fredonnent

le chant de nos ancêtres aux pieds foulant la boue

sur le granit austère la moisson s'abandonne

aux mains de ces seigneurs fiers de vivre debout

Ô Trégor bleu de lin et rebelle à la brume

tisse ton avenir aux couleurs de l'écume

éclabousse nos nuits pour que l'aurore se lève

les chevaux de la mer sont sortis de nos rêves

 

Sens-tu le parfum de la lune ?

Il est pour toi descendu ce soir

Telle une écharpe  bleue

puis déroulée

en volute apaisée.

Le parfum de la lune enlace

ta nuque fine.

Lui seul te réchauffe.

 

Tu veux le caresser ce souvenir de sable

qui vient de s'envoler,

Mais fidèle il revient chaque soir

sur ta peau se poser

comme un papillon bleu

pour saluer ta beauté.

 

9 ...Et un cheval

pour marquer la cadence !

Un étalon surgi du labyrinthe

Un cavalier

arrivé de Corinthe

aux éperons forgés

de toute urgence

Deux messagers

dans une écume blanche

pour annoncer de belles espérances

le goût des mots du sel

Du sucre de l'enfance

Enfourcher l'alphabet

être désarçonné

Tomber de sa monture

apprendre l'écriture

Et de l'alpharandole

à l'omegalipette

construire son école

suivre sa propre quête

Et un cheval

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:45

AUX ÉLÈVES DE QUATRIÈME 1 et 2

du  collège Gilles Gahinet,

classes de Madame Michelle Chauvensy

 

 

SLAMAMUSE

 

 

S

autez sur l’occasion sautez sur le langage

Slamusez-vous ensemble filles & gars de tous âges

Saluez le soleil la lune & les étoiles

Sollicitez les mots et puis mettez les voiles

Scandez vos émotions vos idées vos paroles

Vous les semeurs de mots les slameurs des écoles

 

 

L

ancez des mots des phrases des idées plein la tête

Aux quatre vents lancez vos souvenirs vos fêtes

Vos douleurs & vos peines lancez-les dans le vent

Mettez sur le papier vos joies vos sentiments

 

 

A

ppelez au secours à l’aide ou votre frère

Appelez-en à Dieu au diable faites des vers

Attrapez les idées attirez-les à vous

Bousculez le langage mettez-le à genoux

Armez-vous de mots forts de mots durs de mots mous

 

 

M

ettez-y votre cœur vos tripes & vos envies

Mâchez & mastiquez votre vocabulaire

Malaxez l’écriture pour lui faire prendre l’air

Mitonnez-vous un texte qui met en jeu LA VIE

 

 

 

YANN & BÉATRICE, le 12/12/2013 ARRADON

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:43

TU ES…

 

 

Tu es l’herbe sauvage d’un jardin oublié

Mésange sautillante au milieu des pollens.

Et sous les vents repus de conquêtes amères

Végétale et candide tu offres ta fraîcheur

 

Douceur d’herbe fragile en ce jardin secret

Ta chlorophylle virevolte

Parmi l’ache le thym

Et le parfum des roses

 

Plantes ensauvagées

Vos racines fantômes chevauchent souterraines

Rhizomes disparus vous n’êtes plus au cœur

Du combat magnifique livré par la nature

 

Vous capturez en vos chemins de ronde

Allées de terres brunes aux pissenlits géants

Des jardiniers inexistants

Cavaliers blêmes

Chevauchant des râteaux géants

 

 

Tu es l’herbe oubliée d’un jardin disparu

Loin des lois de la ville

 

Mais bien dissimulé

Cet endroit clos de mûres

Résiste à tous les vents

Aux meurtres et aux horreurs

Au monde planifié

 

Et tel un asile pur

Ce cocon te protège et nous abrite

Tous les deux

Car je t’y ai rejoins

Emouvante aventure

Aux derniers jours de juin.

 

Nous y sommes sculptures

Vivantes végétales

Couple transfiguré dans le chant

Inouï des mésanges bleutées.

 

Nous y sommes

Vivants dénicheurs d’idées neuves

De pratiques nouvelles

Sans cesse devançant le soleil ou son ombre

Sans cesse retournant cette terre si belle

La caressant d’espoir

La fortifiant de nos sourires

 Lui faisant boire

De nos fécondes mains

Des arcs en ciel d’histoires

 

Toi porteuse de rêves

Inondée de bien être

Et moi de vignes neuves

D’aubes à naître.

 

Que se lèvent donc les zéphyrs

Que les graines sortent joyeuses

Et que la vie soit généreuse

En ce jardin de nos désirs

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:39

Avis de vent et d’aventure

La vie devant au souffle brut

La vie pourtant qui vous percute

Aux vitrines et aux devantures

 

Avis d’aventures et de vents

A vous mettre la tête à l’envers

La vie l’averse à tout moment

La vie qui vous joue ses grand airs

 

Musique de joie de misère

La vie qui s’en va et vous laisse

Abandonné parmi la terre

La vie passée adieu promesse

 

La vie l’averse renversée

Sur la chaussée sur le trottoir

Pluie de bonheur ou pluie de blé

Caniveaux pour seul reposoir

 

Avis de vent et d’aventure

La douleur qui vous persécute

Et vous étrangle à la ceinture

Boxeur sonné par l’uppercut

 

La vie vous prend et vous caresse

Elle vous saisit par le collier

Sans vous ménager la bougresse

Vous veut soumis pieds et poings liés

 

Avis de vent et puis d’orage

Les parapluies sont débordés

La misère veut quitter sa cage

Mais tout dehors est saccagé

 

Alors bondir loin des rasoirs

Qui vous saignent sans artifice

Plonger vers un ciel plein d’espoir

Combattre tous les sacrifices

 

Etrangler la misère de vivre

Les rats qui vous rongent la tête

Conquérir la joie toujours ivre

De rêves de vins et de fêtes

 

Avis de vent et d’aventure

La liberté comme un drapeau

Brandie tel un poing une armure

Elle est votre nouvelle peau

 

Avis de vent et d’aventure

Signe de printemps d’ouverture

Jamais de jour de fermeture

Plaisirs de vivre et confitures

Plaisirs de vivre et confitures

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:37

L’insaisissable

 

Je veux disait l’enfant

Un cheval de manège

Et un tour de magie

Un cheval de magie

Comme un tour de manège

 

Son vœu fut exaucé

Il devint cavalier

Magicien à cheval

Rênes dans une main

Cartes et dés dans l’autre

 

Sans peur du lendemain

Ils allaient l’un et l’autre

Plage de sable fin

Grève petit ménage

Monture et cavalier

Découvraient des rivages

Sautaient sur l’échiquier

Découpaient des images

Une forêt en tête

Une fête foraine

 

Peindre peindre la scène

Mais pourquoi tant de peine ?

 

Le cheval et l’enfant

Ont déserté l’arène

 

D’entre nos doigts

Le sable fuit

Magie manège tout s’enfuit

Carcasse de l’enfance un bruit

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:34

Le juste Vivre

 

                                       (…sur quelques mots de Stephen Blanchard)

I

Au gré des encres inachevées

Toi & moi

-Loin des idées reçues –

Donner à entendre & donner à voir,

Donner à sentir, donner à toucher

Donner à goûter,

Donner à surprendre le blanc et le noir.

Donner aussi aux cavaliers

A leurs chevaux

Piaffant sur l’échiquier.

 

 

 

II

Au gré des pages fécondées

Faire vendange

Avec tous les raisins

De notre incertitude.

Et puis boire, boire

Jusqu’au mitan des nuits

Boire ce vin des songes et des astres

Parmi la voie lactée de nos âmes.

 

Donner

Donner ou rendre

Le goût de chaque goutte

Nos langues devenues pinceaux

Coulant breuvage

D’où naissent les mots neufs

Puis peindre mille et un poèmes

Sur la toile de nos corps.

 

 

 

 

 

 

 

III

 

Au gré des marges cadencées

Faire fi de la tombe prévue

De ses oiseaux noirs aruspices

Casser le langage des croix

Briser l’étreinte des clous

Sans cesse ôter la rouille

Son venin mal rendu

Pour avancer hors des barreaux

Loin des dents des morsures des épines

En embuscade à chaque jour.

 

Faire fi du gouffre et du vertige

Pour danser sur l’écume

Du Verbe

Toi & moi

Poussés par le grand vent

Du juste Vivre.

 

Danser à deux

Sur l’écume du Verbe

Juste poussés par le grand vent

Du juste Vivre.

Du juste Vivre

D’avoir voulu et su

Donner

Donner justement

Sans jamais se rendre.

 

 

 

 

 

 

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 21:00
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