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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 16:23

La leçon de peinture

 

 

Immobile et figé, telle une image sainte

le paysage est là, posé comme une empreinte.

Pas un bruit, pas un pas ne trouble cet instant.

Le peintre à sa palette choisit des touches d’or

pour signifier le ciel, l’en-haut, le firmament ;

il prend un peu d’argent pour le rendre aux étoiles

puis du blanc pour la nuit

car la nuit est laiteuse

l’air moite et Bételgeuse

fixe d’un œil moqueur cet homoncule artiste,

ce faiseur, ce copieur de nature encadrée

qu’il ira vendre un jour aux amateurs glacés.

Sur un simple tableau, une petite toile

un morceau de pays, géométristemort

ira fleurir musées, salon, faire décor.

Le peintre achève alors son obscure besogne,

assis, debout, râlant, il pille sans vergogne…

Et la nature s’endort, souillée sous son étreinte ;

demain, au petit jour, elle ira porter plainte.

 

2

GRAPPE

Les grains bavardent clairs

au cœur de la nuit brune :

« Je mûrirai, dit l’un,

et désaltérerai le gosier d’un puissant,

la gorge d’un enfant,

le palais d’une reine.

- J’abreuverai, dit l’autre,

et je caresserai les papilles des hommes

quand je serai plus grand.

- Moi, dit encore un autre,

je ne mûrirai pas, je suis déjà mourant

car je vis dans la peur

de me voir englouti.

- Tu ne vivras jamais le plaisir du partage,

l’offrande de ton jus, la connaissance offerte,

la grume délivrée.

Dessèche-toi bien vite pour laisser de l’espace

aux autres grains pressés de devenir bouteille.

A cheval sur le vin ! Riez frères humains

La divine boisson sera notre chanson,

et nous galoperons en joyeux échansons

pour verser dans vos verres

les crus de l’univers.

 

3

Une boîte à musique

 

s'est arrêtée

amours paralytiques

cœurs défoncés

Poupée démantelée

robot cynique

tu pleures tes pensées

anachroniques

Une boîte à musique

sur le pavé

amours paralysés

Cœurs nostalgiques

Un triste amant chronique

qui admirait

l'amour et la musique

te veille en paix

une boîte à musique

démantelée

amours écartelés

cœurs héroïques.

 

 

4 JEUX de la langue française

1. Le plus long palindrome de la langue française est « ressasser ». On peut donc le dire dans les deux sens.

2. « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette »

3. « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e », c'est-à-dire qu'il ne comporte aucun « e ».

4. L'anagramme de « guérison » est « soigneur ».

5. « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !

6. Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre » , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».

7. « Endolori » est l'anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal

8. « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d'être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle.

9. « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x].

« Oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles.

 

 

5   Célérité

 

Le temps d’écrire un doux message

à l’Infini,

l’oiseau que j’avais mis en cage

est reparti.

Soliloques du désespoir

il s’est enfui ;

 

course folle à broyer du noir

le soleil luit.

La parole a quitté le livre

au crépuscule ;

la page est blanche de sons ivres

qui basculent.

 

6    ARCIMBOLDO

( peintre qui représentait souvent le visage humain ou des corps, avec des fruits, des livres, des objets...)

 

J'ai la nature en moi

accrochée à mes trousses

qui sans cesse repousse

mon squelette de bois

Mes nerfs sont des racines

sculptés parmi la mousse

de ma chair que ravinent

des torrents d'herbe rousse

Mes veines des ruisseaux

en fuite dans la plaine

de mon alter ego

qui court à perdre haleine

Essoufflé je m'éteins

comme un vieux ver luisant

fossoyeur du chagrin

à la lampe d'argent.

 

 

 

 

7   Rêve métis

 

(ma région de Bretagne s'appelle Le Trégor, bordé par La Manche. Les champs de lin, aux fleurs bleues, recouvraient la région...)

 

 

Ô Trégor bleu de lin drap séchant sur le pré

tu fais chanter tes sources et pleurer tes fontaines

le vent souffle et s'essouffle à enrouler les blés

autour de ton drap-peau la mer est capitaine.

Elle sème des bateaux ivres dans le jusant

des graines de héros marins ou paysans

et la terre rugueuse palpite comme un cœur

entraîné par le flot crépitant des danseurs

Des chapelles s'égarent en chemin et fredonnent

le chant de nos ancêtres aux pieds foulant la boue

sur le granit austère la moisson s'abandonne

aux mains de ces seigneurs fiers de vivre debout

Ô Trégor bleu de lin et rebelle à la brume

tisse ton avenir aux couleurs de l'écume

éclabousse nos nuits pour que l'aurore se lève

les chevaux de la mer sont sortis de nos rêves

 

Sens-tu le parfum de la lune ?

Il est pour toi descendu ce soir

Telle une écharpe  bleue

puis déroulée

en volute apaisée.

Le parfum de la lune enlace

ta nuque fine.

Lui seul te réchauffe.

 

Tu veux le caresser ce souvenir de sable

qui vient de s'envoler,

Mais fidèle il revient chaque soir

sur ta peau se poser

comme un papillon bleu

pour saluer ta beauté.

 

9 ...Et un cheval

pour marquer la cadence !

Un étalon surgi du labyrinthe

Un cavalier

arrivé de Corinthe

aux éperons forgés

de toute urgence

Deux messagers

dans une écume blanche

pour annoncer de belles espérances

le goût des mots du sel

Du sucre de l'enfance

Enfourcher l'alphabet

être désarçonné

Tomber de sa monture

apprendre l'écriture

Et de l'alpharandole

à l'omegalipette

construire son école

suivre sa propre quête

Et un cheval

pour marquer la cadence

Une monture surgie de mon enfance.

 

10 LA BELLE ABSENTE

 

Je t’imagine là comme un souffle tranquille

Robe et abeille bleue je t’imagine là

Dans la respiration paisible de la ville

Dont les arbres tremblants s’endorment dans le froid.

Je t’imagine seule à l’angle du carreau

Sous les nuages bas tu traces dans la buée

Des lignes délicates pour me dire ta pensée.

Je t’imagine seule au seuil de ton ivresse

Lointaine et disparue dans la nuit sans jeunesse.

Je t’imagine lasse, et poussée par le vent

Courbée sous le fardeau de fumées trop épaisses

Il fait si froid dans la ville ce soir.

Je t’imagine là présence inavouable

Front fleuri de la vie qui s’offre et qui se prend

Je t’imagine là comme inimaginable

Je t’imagine là quand ton souffle est absent

 

 

11  SIRENE

Tu plonges

parmi les éponges

et tu t'effaces,

Sirène tu n'es plus

qu'un songe

à la surface.

 

 

 

12  Le ciel…

 

 

Le ciel est un tombeau

immense et magnifique

où courent des nuages

bêlant comme un troupeau

de bêtes alanguies

menées à coups de trique

par un vent dictateur

à la main de bourreau.

 

 

 

 

 

 

 

 

13

 

 

LES PAPILLONS DE LUNE

 

Les papillons de lune

Ont la mélodie pour mémoire

Leurs ailes se déposent

En caresses joyeuses

Sur notre belle histoire

Les papillons de lune

au palais

De marbre blanc et rose

Nous ont invité

Au son des mandolines

nous avons dansé.

Un orchestre anonyme

Animait le grand bal

noyé de capes et d’ors

Tournoyant carnaval.

Tu étais la princesse

Aux rayons lumineux,

J’étais entre tes bras

Le prince enfin heureux.

Les papillons de lune

Existent, pour nous deux.

 

 

14 Mes galops

ne sont pas de trop

Dit le cheval à ses sabots

Entre ma queue et ma crinière

S'agite un champion sans manières

 

Un étalon dès la naissance

Armé de gloire et de puissance

Un destrier de haut lignage

Doué pour le saut doué pour la nage

 

J'ai traversé la terre entière

Les mystères de la matière

Echappé à toutes les guerres

Aux cavaliers de feu de fer

 

Maintenant usé par la vie

Ma litière est ma seule amie

Perspective peu cavalière

Cavaltitude prisonnière

 

Mes galops ne furent pas de trop

J'attends la mort au petit trot

Mourir mégalo disparaître

Impossible !

Je vais

Renaître !

http://venneryann.over-blog.fr/

 

http://www.venneryann.blogspot.com

 

venneryann@orange.fr

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 15:00

Tu récites

et je t’écoute

Tes mots doux

sont une route

Tu roucoules

et je médite

Ta voix coule

et tu débites

Des paroles à l’air si cool

Que je crois que tu déroules

Un tapis qui nous invite

A voguer sur une houle

 

Et je vois parmi la foule

Une fée qui nous invite

A nous plonger dans le doute

A plonger à travers toutes

Nos paroles en déroute

Pour trouver de nouveaux vers

En parcourant l’univers

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 14:57

CELA DIT…

Slam ennuie

Et slam amuse

De parler avec ma muse

Slam me va

Et slam suffit

D’composer des poésies

 

Slam irrite

Et slam énerve

 De toujours paraître en verve

Slam attire et

Slam éloigne

 

Slam agace

Et slam emmerde

De laisser partout ma trace

 

Slam va pas

D’dire des gros mots

J’préfère jouer aux mots cadeaux

 

Slam m’importune

Et Slam m’est égal

De slalomer

Avec les mots

Car slam m’interpelle

Et slam m’la coupe

De slamuser

Quand slam me plaît !

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:45

PROLOGUE

Bill était un gars plutôt sympa. Le genre de mec qui voulait sauver la planète ! Après tout, pourquoi pas. Mais Bill était le type exact de l’âme en peine, capable de réparer le monde avec un bout de Scotch !

Et quand il rencontra Marlene, du même genre astral perdant que lui, tout le rouleau y passa.

Un an plus tard, ayant à eux deux épuisé la fragile bande collante & s’étant épuisé eux-mêmes à sauver le monde dans des manifs, happenings, & autres fredaines fort utiles, ils se retrouvèrent face à leur propre destinée : chacun dans son coin, rabâchant leur goût pour la survie du monde à qui aurait bien voulu  l’entendre.

Quand je rencontrai Bill, le 22 septembre, dans la Quatrième Rue, il était affalé contre un mur, rasé avec une biscotte moisie, le nez éclaté de rouges vibrisses, l’œil en vessie de porc, hagard, sébile tendue : une casquette râpée de l’armée US, qui en avait vu d’autres…

-          Une petite pièce, mon frère ! Juste une petite pièce pour passer une journée que je vous…souhaite…heureuse, lâcha-t-il entre eux éternuements qui réveillèrent ses larmes enfouies depuis toujours.

Devant cette misère humaine qui m’horripilait, moi dans mon costume sombre de trader, je faillis lui balancer la répartie du siècle du genre « T’as qu’à bosser, sale con ! », mais je ne sais pas ce qui me retint ce jour-là. Etait-ce parce que ma femme s’était tirée la veille au prétexte que je bossais quinze heures par jour chez « Sorry & Pool ».

-         Chez ma sœur, m’avait-elle dit en claquant la porte, c’est là que tu me trouveras peut-être, mais pas avant une semaine, Tommy !

Est-ce parce que j’étais déjà en retard de cinq petites minutes avant d’entrer dans le saint des saints ? En tout cas, je sortis de ma poche une pièce de cinquante cents. Et le sourire que je reçus en pleine face allait changer le cours de mon existence.

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:32

Je cherche dans les heures lentes

la mutité de ton visage

cil battant bouche non parlante

muet discours que j'envisage.

 

Entre toi & moi

l'entretoise

cet autre toit qui tel un antre

nous abrite quand on y entre.

 

Regard pénétré pénétrant

sortie du cadre nœud au ventre

je longe un doux

& long méandre.

 

Tel un serpent qui te protège

collier lisse autour de ton cou

fidèle arpège où je m'agrège

Nos bras nus qui se disent tout.

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 18:17

Une famille branchée !

Chez nous, la télé trône au milieu du salon. Grande, imposante ! Ce meuble noir fait de plastique et de diverses ferrailles installées à l’intérieur en d’inextricables réseaux  -  de fils, de câbles, de pièces électroniques diverses et variées -  s’impose au premier regard.

Je contemple donc la télé, chaque fois que je me retrouve assis dans le vaste canapé du salon, face à cet autel moderne devant lequel je sacrifie et prie plusieurs fois par jour. Ma famille aussi n’est pas en reste. Fils, fille, femme, et moi-même, nous quatre y allons de nos commentaires moqueurs, voire acerbes parfois.

Ce meuble de laque noire nous nargue plusieurs fois par jour, en soirée surtout, à l’heure où, après le dîner, nous nous installons au salon. Irène dans un fauteuil qui lui permet de se tenir droite & de pouvoir tricoter à son aise, mon ils Michel et ma fille Claire, m’entourant de leur corps adolescent de part et d’autre du canapé violet, qui semble dégager des ondes de bonheur.

Voilà le modèle familial dans son confort bourgeois, surpris sur le fait d’être une bonne famille française. Image dépassant les frontières de notre beau pays, puisque j’imagine à cette heure, que bien des peuples européens doivent faire la même chose, certainement… Cliché convenu certes, mais il faut bien quelquefois sacrifier aux clichés, puisque c’est la stricte vérité. Je ne saurais vous mentir ! Ma famille semble obsédée par cette foutue télé ! Les deux ados la contemplent, telles deux vaches regardant passer un train. Irène, concentrée sur sa tâche, agite ses aiguilles en tous sens, tandis que son regard flotte devant l’écran.

Un journal à la main, je tombe quelquefois sur la page des programmes télé, lisant par avance les commentaires à propos des films, des reportages, des émissions politiques… Que de choix qui s’offrent à nos yeux ! J’en aurais presque le vertige…

Michel nous propose une glace, nous l’acceptons volontiers tandis qu’il se dirige de sa démarche maladroite vers le frigo de la cuisine. Claire, heureuse de pouvoir converser avec son papa, m’entretient de sa journée d’école, et du denier devoir qui lui a valu un seize sur vingt. Il faut dire que nous avons la chance d’avoir deux enfants plutôt bons élèves. Que du plaisir ! & je l’apprécie chaque jour que Dieu fait.

Nous conversons ainsi, Irène approuvant d’un signe de tête, Michel distribuant le dessert avec gentillesse. Une famille heureuse, devant la télé. Je vous le répète, une bonne famille française. Pas de quoi se vanter.

Et c’est ainsi presque chaque soir de la semaine hormis le week-end, où nous partons pour la campagne. Dans la maison de mes parents âgés, qui, comme nous, ont une immense télé, ou plutôt, un écran noir rectangulaire ressemblant à un aquarium de nuit. Noir, tout noir.

En effet, mes parents et ma famille, nous avons la télé. Elle nous a été offerte par un malheureux concours de circonstances. Mais jamais, au grand jamais, nous ne l’allumons ! On la regarde, et c’est bien suffisant. De savoir que ce meuble noir et laid occupe la vie de millions de braves gens nous horrifie. Et de plus, éclairés à la bougie, nous n’avons même pas l’électricité… Pour en faire quoi d’ailleurs ?

 

FIN

 

dédicace

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:58

Yann Venner sort un sixième roman - Lannion

jeudi 26 janvier 2012
Yann Venner présente son dernier roman, « Les coccinelles du diable ».

 

 

Yann Venner sort un nouveau roman : « Les coccinelles du diable » qui se passe pour partie dans le Trégor, pour partie en Bourgogne.

« Cela part d'un constat réel, constate l'artiste. Des coccinelles asiatiques importées par des écolos pour dévorer les pucerons sur les vignes en Europe prolifèrent tellement qu'elles sont broyées avec le raisin et donnent un mauvais goût au vin : ce phénomène commence à atteindre la France. »

Les coccinelles asiatiques sont aussi à prendre comme le péril jaune, la peur de l'autre. Parallèlement, 2 vigneronnes bourguignonnes viennent s'installer à l'Ile-Grande pour fabriquer des produits à base d'algues. À tout cela se mêle une intrigue policière dont Yann Venner a le secret. « Les coccinelles du diable. » Éditions Amalthée.15€.

 

Lannion
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:58

Yann Venner sort un sixième roman - Lannion

jeudi 26 janvier 2012
Yann Venner présente son dernier roman, « Les coccinelles du diable ».

 

 

Yann Venner sort un nouveau roman : « Les coccinelles du diable » qui se passe pour partie dans le Trégor, pour partie en Bourgogne.

« Cela part d'un constat réel, constate l'artiste. Des coccinelles asiatiques importées par des écolos pour dévorer les pucerons sur les vignes en Europe prolifèrent tellement qu'elles sont broyées avec le raisin et donnent un mauvais goût au vin : ce phénomène commence à atteindre la France. »

Les coccinelles asiatiques sont aussi à prendre comme le péril jaune, la peur de l'autre. Parallèlement, 2 vigneronnes bourguignonnes viennent s'installer à l'Ile-Grande pour fabriquer des produits à base d'algues. À tout cela se mêle une intrigue policière dont Yann Venner a le secret. « Les coccinelles du diable. » Éditions Amalthée.15€.

 

Lannion
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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:02

« Or, le vin de Bourgogne, qui donc oserait dire ce qu’il est ?...Tout ce qu’il est, tout ce qu’il nous dit, tout ce que livre son subtil arôme, tout ce dont témoignent sa mâche rude, sa chair ferme, ou sa sensuelle caresse… tout ce qu’il entreprend de raconter dès qu’il commence sa vie dionysiaque aux rumeurs bouillonnantes des cuves… tout ce qu’il achève de déclarer dans l’immobilité rituelle de l’ombre souterraine et des caves, tel le bel Adonis des Grecs, l’émanation vivante engendrée d’une terre où se sont accumulés les offrandes et les legs, la terre noble, la terre dont les veines patriciennes savent saigner au soleil !... »

Gaston Roupnel

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 16:59

« L’ivresse, comme la vigueur, est mère de la joie. Qu’est-ce que cela révèle ? Pourquoi l’ivresse n’engendre- t-elle pas la mélancolie ? Premièrement, parce que celle-ci émane du vrai & non du faux, et que l’ivresse permet d’oublier le vrai, et parce que la joie ne peut naître que de cet oubli. Deuxièmement, parce que les hommes à l’état de nature, c’est-à-dire connaissant une vigueur nettement supérieure à celle d’aujourd’hui, étaient faits pour être heureux, pour s’abandonner aux illusions, les voir & les sentir comme choses vives, physiques et présentes. » Giacomo LEOPARDI.

 

Qui abuse boira :

L’espoir fait l’ivre,

Et la bouteille devint.

Sylvain Goudemare

 

Le vingt et unième siècle sera spiritueux ou ne sera pas. Charles Bukoski.

 

Jean Mousin (1753-1645) né à Nancy, médecin

« Il n’y a plante en le giron de la terre qui soit plus noble en son fruit, ni plus fructueuse en ses vertus, ni plus vertueuse en ses effets admirables que la vigne ».

 

 

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  • Le blog littéraire de Yann Venner
  • : poèmes publiés en recueils de l'auteur, ses romans noirs & cocasses, articles divers autour du polar, des littératures du Maghreb...
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