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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 15:00

Tu récites

et je t’écoute

Tes mots doux

sont une route

Tu roucoules

et je médite

Ta voix coule

et tu débites

Des paroles à l’air si cool

Que je crois que tu déroules

Un tapis qui nous invite

A voguer sur une houle

 

Et je vois parmi la foule

Une fée qui nous invite

A nous plonger dans le doute

A plonger à travers toutes

Nos paroles en déroute

Pour trouver de nouveaux vers

En parcourant l’univers

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 14:57

CELA DIT…

Slam ennuie

Et slam amuse

De parler avec ma muse

Slam me va

Et slam suffit

D’composer des poésies

 

Slam irrite

Et slam énerve

 De toujours paraître en verve

Slam attire et

Slam éloigne

 

Slam agace

Et slam emmerde

De laisser partout ma trace

 

Slam va pas

D’dire des gros mots

J’préfère jouer aux mots cadeaux

 

Slam m’importune

Et Slam m’est égal

De slalomer

Avec les mots

Car slam m’interpelle

Et slam m’la coupe

De slamuser

Quand slam me plaît !

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:45

PROLOGUE

Bill était un gars plutôt sympa. Le genre de mec qui voulait sauver la planète ! Après tout, pourquoi pas. Mais Bill était le type exact de l’âme en peine, capable de réparer le monde avec un bout de Scotch !

Et quand il rencontra Marlene, du même genre astral perdant que lui, tout le rouleau y passa.

Un an plus tard, ayant à eux deux épuisé la fragile bande collante & s’étant épuisé eux-mêmes à sauver le monde dans des manifs, happenings, & autres fredaines fort utiles, ils se retrouvèrent face à leur propre destinée : chacun dans son coin, rabâchant leur goût pour la survie du monde à qui aurait bien voulu  l’entendre.

Quand je rencontrai Bill, le 22 septembre, dans la Quatrième Rue, il était affalé contre un mur, rasé avec une biscotte moisie, le nez éclaté de rouges vibrisses, l’œil en vessie de porc, hagard, sébile tendue : une casquette râpée de l’armée US, qui en avait vu d’autres…

-          Une petite pièce, mon frère ! Juste une petite pièce pour passer une journée que je vous…souhaite…heureuse, lâcha-t-il entre eux éternuements qui réveillèrent ses larmes enfouies depuis toujours.

Devant cette misère humaine qui m’horripilait, moi dans mon costume sombre de trader, je faillis lui balancer la répartie du siècle du genre « T’as qu’à bosser, sale con ! », mais je ne sais pas ce qui me retint ce jour-là. Etait-ce parce que ma femme s’était tirée la veille au prétexte que je bossais quinze heures par jour chez « Sorry & Pool ».

-         Chez ma sœur, m’avait-elle dit en claquant la porte, c’est là que tu me trouveras peut-être, mais pas avant une semaine, Tommy !

Est-ce parce que j’étais déjà en retard de cinq petites minutes avant d’entrer dans le saint des saints ? En tout cas, je sortis de ma poche une pièce de cinquante cents. Et le sourire que je reçus en pleine face allait changer le cours de mon existence.

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:32

Je cherche dans les heures lentes

la mutité de ton visage

cil battant bouche non parlante

muet discours que j'envisage.

 

Entre toi & moi

l'entretoise

cet autre toit qui tel un antre

nous abrite quand on y entre.

 

Regard pénétré pénétrant

sortie du cadre nœud au ventre

je longe un doux

& long méandre.

 

Tel un serpent qui te protège

collier lisse autour de ton cou

fidèle arpège où je m'agrège

Nos bras nus qui se disent tout.

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 18:17

Une famille branchée !

Chez nous, la télé trône au milieu du salon. Grande, imposante ! Ce meuble noir fait de plastique et de diverses ferrailles installées à l’intérieur en d’inextricables réseaux  -  de fils, de câbles, de pièces électroniques diverses et variées -  s’impose au premier regard.

Je contemple donc la télé, chaque fois que je me retrouve assis dans le vaste canapé du salon, face à cet autel moderne devant lequel je sacrifie et prie plusieurs fois par jour. Ma famille aussi n’est pas en reste. Fils, fille, femme, et moi-même, nous quatre y allons de nos commentaires moqueurs, voire acerbes parfois.

Ce meuble de laque noire nous nargue plusieurs fois par jour, en soirée surtout, à l’heure où, après le dîner, nous nous installons au salon. Irène dans un fauteuil qui lui permet de se tenir droite & de pouvoir tricoter à son aise, mon ils Michel et ma fille Claire, m’entourant de leur corps adolescent de part et d’autre du canapé violet, qui semble dégager des ondes de bonheur.

Voilà le modèle familial dans son confort bourgeois, surpris sur le fait d’être une bonne famille française. Image dépassant les frontières de notre beau pays, puisque j’imagine à cette heure, que bien des peuples européens doivent faire la même chose, certainement… Cliché convenu certes, mais il faut bien quelquefois sacrifier aux clichés, puisque c’est la stricte vérité. Je ne saurais vous mentir ! Ma famille semble obsédée par cette foutue télé ! Les deux ados la contemplent, telles deux vaches regardant passer un train. Irène, concentrée sur sa tâche, agite ses aiguilles en tous sens, tandis que son regard flotte devant l’écran.

Un journal à la main, je tombe quelquefois sur la page des programmes télé, lisant par avance les commentaires à propos des films, des reportages, des émissions politiques… Que de choix qui s’offrent à nos yeux ! J’en aurais presque le vertige…

Michel nous propose une glace, nous l’acceptons volontiers tandis qu’il se dirige de sa démarche maladroite vers le frigo de la cuisine. Claire, heureuse de pouvoir converser avec son papa, m’entretient de sa journée d’école, et du denier devoir qui lui a valu un seize sur vingt. Il faut dire que nous avons la chance d’avoir deux enfants plutôt bons élèves. Que du plaisir ! & je l’apprécie chaque jour que Dieu fait.

Nous conversons ainsi, Irène approuvant d’un signe de tête, Michel distribuant le dessert avec gentillesse. Une famille heureuse, devant la télé. Je vous le répète, une bonne famille française. Pas de quoi se vanter.

Et c’est ainsi presque chaque soir de la semaine hormis le week-end, où nous partons pour la campagne. Dans la maison de mes parents âgés, qui, comme nous, ont une immense télé, ou plutôt, un écran noir rectangulaire ressemblant à un aquarium de nuit. Noir, tout noir.

En effet, mes parents et ma famille, nous avons la télé. Elle nous a été offerte par un malheureux concours de circonstances. Mais jamais, au grand jamais, nous ne l’allumons ! On la regarde, et c’est bien suffisant. De savoir que ce meuble noir et laid occupe la vie de millions de braves gens nous horrifie. Et de plus, éclairés à la bougie, nous n’avons même pas l’électricité… Pour en faire quoi d’ailleurs ?

 

FIN

 

dédicace

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:58
Yann Venner sort un sixième roman - Lannion
jeudi 26 janvier 2012
Yann Venner présente son dernier roman, « Les coccinelles du diable ».

 

 

Yann Venner sort un nouveau roman : « Les coccinelles du diable » qui se passe pour partie dans le Trégor, pour partie en Bourgogne.

« Cela part d'un constat réel, constate l'artiste. Des coccinelles asiatiques importées par des écolos pour dévorer les pucerons sur les vignes en Europe prolifèrent tellement qu'elles sont broyées avec le raisin et donnent un mauvais goût au vin : ce phénomène commence à atteindre la France. »

Les coccinelles asiatiques sont aussi à prendre comme le péril jaune, la peur de l'autre. Parallèlement, 2 vigneronnes bourguignonnes viennent s'installer à l'Ile-Grande pour fabriquer des produits à base d'algues. À tout cela se mêle une intrigue policière dont Yann Venner a le secret. « Les coccinelles du diable. » Éditions Amalthée.15€.

 

Lannion
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:58
Yann Venner sort un sixième roman - Lannion
jeudi 26 janvier 2012
Yann Venner présente son dernier roman, « Les coccinelles du diable ».

 

 

Yann Venner sort un nouveau roman : « Les coccinelles du diable » qui se passe pour partie dans le Trégor, pour partie en Bourgogne.

« Cela part d'un constat réel, constate l'artiste. Des coccinelles asiatiques importées par des écolos pour dévorer les pucerons sur les vignes en Europe prolifèrent tellement qu'elles sont broyées avec le raisin et donnent un mauvais goût au vin : ce phénomène commence à atteindre la France. »

Les coccinelles asiatiques sont aussi à prendre comme le péril jaune, la peur de l'autre. Parallèlement, 2 vigneronnes bourguignonnes viennent s'installer à l'Ile-Grande pour fabriquer des produits à base d'algues. À tout cela se mêle une intrigue policière dont Yann Venner a le secret. « Les coccinelles du diable. » Éditions Amalthée.15€.

 

Lannion
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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:02

« Or, le vin de Bourgogne, qui donc oserait dire ce qu’il est ?...Tout ce qu’il est, tout ce qu’il nous dit, tout ce que livre son subtil arôme, tout ce dont témoignent sa mâche rude, sa chair ferme, ou sa sensuelle caresse… tout ce qu’il entreprend de raconter dès qu’il commence sa vie dionysiaque aux rumeurs bouillonnantes des cuves… tout ce qu’il achève de déclarer dans l’immobilité rituelle de l’ombre souterraine et des caves, tel le bel Adonis des Grecs, l’émanation vivante engendrée d’une terre où se sont accumulés les offrandes et les legs, la terre noble, la terre dont les veines patriciennes savent saigner au soleil !... »

Gaston Roupnel

7db97d826nien 2

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 16:59

« L’ivresse, comme la vigueur, est mère de la joie. Qu’est-ce que cela révèle ? Pourquoi l’ivresse n’engendre- t-elle pas la mélancolie ? Premièrement, parce que celle-ci émane du vrai & non du faux, et que l’ivresse permet d’oublier le vrai, et parce que la joie ne peut naître que de cet oubli. Deuxièmement, parce que les hommes à l’état de nature, c’est-à-dire connaissant une vigueur nettement supérieure à celle d’aujourd’hui, étaient faits pour être heureux, pour s’abandonner aux illusions, les voir & les sentir comme choses vives, physiques et présentes. » Giacomo LEOPARDI.

 

Qui abuse boira :

L’espoir fait l’ivre,

Et la bouteille devint.

Sylvain Goudemare

 

Le vingt et unième siècle sera spiritueux ou ne sera pas. Charles Bukoski.

 

Jean Mousin (1753-1645) né à Nancy, médecin

« Il n’y a plante en le giron de la terre qui soit plus noble en son fruit, ni plus fructueuse en ses vertus, ni plus vertueuse en ses effets admirables que la vigne ».

 

 

7db97d826nien_2.jpg

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 22:01

livres-en-vignes-011.jpgUne soirée inoubliable grâce à la sortie de mon roman "Cocktail cruel". La Bourgogne que j'ai découverte grâce à Brigitte est dans mon coeur pour toujours !

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  • : poèmes publiés en recueils de l'auteur, ses romans noirs & cocasses, articles divers autour du polar, des littératures du Maghreb...
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