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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 16:09

devant chez Jacques

En dormance ?

 

Casser les cris

Rompre des lances

Et loin très loin

Dans la dormance

Oublieuse du temps des lieux

La communauté du silence

Chevauche vers de nouveaux cieux

 

 

Et c’est l’enfance nouvelle née

La communauté de l’enfance

Nouvelle armée menant la danse

Nouvelle graine révélée

 

Si proche de nous si lointaine

Tout à la fois sacralisée

Bannie déchue vilipendée

L’enfance nue qui revigore

 

Le vieillard blessé et perclus

De trop de mémoire  en dormance

Et qui se réveille en suçant

Le pouce des  traumas maudits :

 

Guerre, violence, le froid la nuit

Les cavaliers au noir visage

Massacrant le peuple endormi

 

Explosion des mémoires qui suintent

Plaie à vif torture contrainte

Tout un chemin semé d’épines

Où la misère a pris racine

 

Retour à l’enfance bénie

Tant attendue mais illusoire

Les fantômes du souvenir

N’évoquent que l’ombre fanée

Le verre vidé son fond rougi

Où s’est desséchée toute envie

 

Retour à la case départ

Un train qui crie sans crier gare

Terminus de toute folie

Les mots noyés de désespoir

se sont enfuis se sont enfouis.

 

Retour en humaine dormance

Communauté qui recommence

Est-ce toi qui mène la danse

Ou bien la mort qui s’en balance ?

 

Tu as beau creuser dans le noir

Casser des cris rompre des lances

Tu as vécu tous les espoirs

Et tu as perdu connaissance


Casser les cris1
par yarniche

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 11:54

http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-84848-cocktail-cruel-de-cotes-d-armor-en-cotes-de-beaune-eco-polar.htm#2504917db97d826nien 2

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 18:08

En dormance ?

 

Casser les cris

Rompre des lances

Et loin très loin

Dans la dormance

Oublieuse du temps des lieux

La communauté du silence

Chevauche vers de nouveaux cieux

 

 

Et c’est l’enfance nouvelle née

La communauté de l’enfance

Nouvelle armée menant la danse

Nouvelle graine révélée

 

Si proche de nous si lointaine

Tout à la fois sacralisée

Bannie déchue vilipendée

L’enfance nue qui revigore

 

Le vieillard blessé et perclus

De trop de mémoire  en dormance

Et qui se réveille en suçant

Le pouce des  traumas maudits :

 

Guerre, violence, le froid la nuit

Les cavaliers au noir visage

Massacrant le peuple endormi

 

Explosion des mémoires qui suintent

Plaie à vif torture contrainte

Tout un chemin semé d’épines

Où la misère a pris racine

 

Retour à l’enfance bénie

Tant attendue mais illusoire

Les fantômes du souvenir

N’évoquent que l’ombre fanée

Le verre vidé son fond rougi

Où s’est desséchée toute envie

 

Retour à la case départ

Un train qui crie sans crier gare

Terminus de toute folie

Les mots noyés de désespoir

se sont enfuis se sont enfouis.

 

Retour en humaine dormance

Communauté qui recommence

Est-ce toi qui mène la danse

Ou bien la mort qui s’en balance ?

 

Tu as beau creuser dans le noir

Casser des cris rompre des lances

Tu as vécu tous les espoirs

Et tu as perdu connaissance

 

20140506 173042

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 10:58

2013-03-30-15.56.38.jpg

A perte d'infini

dans le chant clair des mots

dans le corps nu des notes

inventer sa chanson que l'on porte vers l'autre

 

A perte de trouvailles

dans l'oubli les semailles

écrire et modeler

des stances des poèmes

quatrains sonnets en rut

musiques cornemuses

raconter de chacun l'aventure intérieure

 

A perte d'infini

dans la transe joyeuse

entrons en ronde pas à pas

Entrons dans la vague précise

 

A perte de galop sur nos rênes tendus

menons nos chevaux nos envies

en cadence et en cavalcade

libres d'aller vers l'inconnu

au souffle de leurs fiers sabots

 

A perte de coursiers

crinières fouettant l'imaginaire

éperons aux flancs des chevaux

sur la croupe de l'océan

chantons des mots la belle chair

course folle au bord de la mer

 

A perte de nuances

et de nuages sur le sable

bribes de notes parchemins

noyons nos orchestres marins

 

cavalcadence profondeur

danses de feu de peur et d'eau

cavalcadanses et langueur

dérouler le grand écheveau

 

du cavalier saute-ruisseau

du cavalier saute-ruisseau

au cheval noir en son tombeau

au cheval noir parmi les flots

 

 

 

 samedi 10 mai 2014stylo_by_Siobanne.jpg

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 19:17

 

 

 

 

- Tu sais Fanch que les plages du monde fondent actuellement comme du sucre ?

- Je le sais pour sûr ! Elles pourraient même avoir disparu avant la fin du nouveau siècle. C’est la conséquence d’un appétit démesuré pour notre sable ! On nous le pille, notre cher et si précieux sable ! C’est lui le héros invisible de notre époque ! Arrêtons donc de construire avec du béton ! T’es pas d’accord Eugène ?

- T’as raison Fanch, quinze milliards de tonnes par an à ce qu’il paraît ! Voilà où on en est avec ces voleurs de sable ! Et je te dis pas les dégâts causés sur les fonds marins !

- Et oui, ce butin qu’est le sable, c’est la ressource naturelle la plus consommée après l’eau. On fabrique aussi du verre, des cosmétiques des ordinateurs. C’est devenu l’enjeu d’une bataille économique féroce avec ses conséquences écologiques désastreuses !

- Des supertankers, dragueurs des mers avec leurs énormes bras aspirateurs, érodent les rivages. Le littoral se retrouve grignoté mètre cube après mètre cube et cela devient une véritable maffia ! Cette poudre grise attise toutes les convoitises et les excès des uns rejaillissent dans la vie des autres. A travers la frénésie bâtisseuse, la spéculation immobilière se dévoile. La démesure bling-bling à Dubaï avec ses ilôts artificiels en est bien une preuve Fanch !

- On a même fini par vendre du sable d’Australie aux Arabes, tu te rends compte La Brebis ? Du sable aux Arabes, puisque celui du désert ne vaut pas un clou pour la construction ! Tout ça pour gagner du territoire sur la mer, le prix du mètre carré de terrain étant devenu trop cher… Et puis quand il faut le dessaler ce sable, toute une histoire ! Certains ne le feront pas ou presque pas. Imagine ces appartements devant les plages marocaines, bâtis de la sorte ! Dans trente ans, le sel mélangé au ciment aura tout bouffé et les constructions s’écrouleront !

- Finies les vacances à la plage dans cinquante ans ! Trébeurden, Trélouzic, l’île Molène, Tresmeur, Pors Mabo, Gwoas Treiz et combien d’autres, rayées de la carte ! Vise un peu la tête des touristes ! Va falloir urgemment penser à construire avec des végétaux, recycler l'acier, les anciens gravats, récupérer le verre pour refaire les routes, utiliser notre matière grise et pas notre poudre grise qu'est le sable !

- « La mer est mon plaisir » nous dit la belle devise de Trébeurden. Tu parles d’un plaisir, avec du roc sous les maillots de bain quand tout le sable se sera barré ! Extraire le sable au large de Trébeurden est une folie ! Non pas folie douce, mais une note très salée ! Et dire que cinquante pour cent de la population mondiale vit en bord de mer ! Et que de plus en plus de personnes veulent encore s'en rapprocher ! Impossible de garder une côte saine avec tous les problèmes futurs de surpopulation dans nos communes balnéaires. Va-t-il falloir créer des quotas ? Et construire encore et encore des apparts en béton armé, avec notre sable ? Sachant qu'une maison neuve, je crois, utilise deux cents tonnes de sable, un hôpital trois mille, et un kilomètre d'autoroute dévore trois millions de tonnes... Et ne parlons pas d'une centrale nucléaire qui, elle, engloutit douze millions de tonnes de granulats ! Pure folie de l'homme ! Foutu le littoral, foutu ! conclut Eugène en vidant son verre de Bourgueil.

 

Heureusement, « Le Peuple des Dunes », soucieux de l’extraction des granulats, veillait au grain. Au gré des nuits, au gré des jours, certain que leur action dernière porterait ses fruits.

Les militants avaient écrit une lettre à la nouvelle ministre de l’écologie. Tout en renouvelant leurs doléances, ils lui faisaient comprendre outre la gravité du problème de l’extraction de sable - et ses conséquences pour tous – que le temps pressait. La nature n’en pouvait plus d’être ainsi étouffée par la prédation humaine. Il fallait que la quadruple expertise géologique, biologique, socio-économique et sur la dynamique sédimentaire soit définitivement achevée et rende son verdict : pas d’extraction aussi près des côtes de La Manche, aussi près du Trégor ! Et quand bien même, l’incidence des extractions de granulats plus loin en mer n’augurait rien de bon pour l’avenir de la planète.

Dans un numéro d’avril 2014, l’hebdomadaire « Télérama » avait mené l’enquête : résultat : un très long article fort documenté et vivant : «  Ressource essentielle, le sable se raréfie. Son extraction massive détruit les littoraux. En Bretagne, les citoyens se mobilisent. »

De plus, la chaîne de télévision « Arte » avait projeté, en avril aussi, un documentaire de Denis Delestrac d’excellente facture sur : « Le sable, enquête sur une disparition ». Quatre-vingt minutes « sur la piste du sable,  le film embrassant de manière globale les excès de notre temps, croisant enjeux économiques, urbanistiques, démographiques, géopolitiques ». Bref, « le tableau d’un monde construit sur du sable. Littéralement. »

 

Pour Fanch, le destin des plages n'était pas, décidément, coulé dans le béton. Nous ne pouvons pas gagner contre la nature, se disait-il, mais gagner avec elle dans un partage et une répartition des richesses. Dans un échange de valeurs communes à l'homme, et cela dans un environnement plus que maîtrisé. Oublions l'anthropocentrisme. Pensons à nouveau l'être humain comme maillon d'une chaîne, maillon parmi des millions, chaînon le moins prédateur possible, pour une politique environnementale la plus durable.

 

Il ne s'agissait pas de bloquer définitivement toute activité économique. Mais de ne pas jouer aux apprentis sorciers.

« Nous devons prendre conscience, comme le soulignait un géologue marin de l'Université de La Rochelle, que nous sommes entrés dans une nouvelle époque géologique, l'anthropocène : les activités humaines, tels les barrages, le volume des extractions, ont désormais plus d'impact que les grands phénomènes naturels, et la nature en est extrêmement fragilisée. » Imaginons même se disait Fanch Bugalez que bientôt, les fleuves de Chine n'iraient plus jamais vers la mer, à cause de tous les barrages ! Et que la moitié du sable de la planète, venu des montagnes, sable lentement prélevé et transporté par les torrents, ruisseaux, cours d'eau divers, n'atteindra jamais l'océan ! D'ici deux mille cent donc, les plages du monde ne seraient-elles plus que de l'histoire ancienne ? La plage est la meilleure barrière naturelle qui soit, à condition de ne pas construire à flanc de grève ! Car le mouvement de la mer a besoin de ne pas être stoppé par toutes nos constructions. Sinon, c'est le retour du sable de nos plages vers le large et l'accumulation de galets de plus en plus gros.

En ces temps de changement climatique, la mer monte, les tempêtes et les vagues augmentent.. Alors protégeons la dune, qui elle, vieille de dix mille ans, fait barrière contre la houle. La dune sous-marine sert d'amortisseur. Et protégeons tout l'écosystème littoral et maritime. Sinon...Honte à nous, honte sur nous, pour des générations futures qui nous traiteront de vandales, de barbares, de tueurs ! Et comme ils auront raison...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 19:14

 

« Le temps des vieilles pierres n’a que faire du temps

Le passé de la pierre n’appartient à personne

Encore moins au maçon qui lentement façonne

Murettes, bâtiments cathédrales fontaines

 

Pierres dissimulées sous les puits les arcades

Pierres de tous les temps hors de l’histoire humaine

Géographie sauvage tumulte de la terre

Ouragans de cailloux météorites folles

Cavernes souterrains gouffres sans fond lézardes

Océans de silex mers figées de granit

Contre lequel le sable lutte

Aidé par les grands vents

 

Roches éparpillées combattantes dressées

Corps à corps minéral schistes rasoirs et couperets

Batailles sourdes ou tumultueuses

Le magma tueur d’espoir inonde de sa lave

La gorge nue de la terre vive

 

Le temps des vieilles pierres n’est le temps de personne

Origine forgée en dur et contre tous

Seule l’eau souffle d’air circule se promène

S’immisce dans le roc et use peu à peu

L’éternel minéral dictateur des labours

Interdisant tout avenir et toute graine

ôtant par là-même à l’humain

Sa nourriture sa provende

 

L’eau souffle et source de lumièrepuits.jpg

A noyé sous ses flots, usé la peau des pierres

L’eau a lissé détruit effacé le caillou

 

La goutte magnifique s’est servie de la pierre

Pour lui prendre sa force et lui ravir sa vie

La danse de la pierre a pris corps dans le jour

Lavée pétrie roulée la roche a rendu l’âme

L’âme des pierres larmes de pierre

Pierres de larmes vers l’océan

Et le sel de la vie

A couru dans la mer »devant-chez-Jacques.jpg

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 19:07

poème

20140506_173042.jpg

L’insaisissable

 

Je veux disait l’enfant

Un cheval de manège

Et un tour de magie

Un cheval de magie

comme un tour de manège

 

Son vœu fut exaucé

Il devint cavalier

Magicien à cheval

Rênes dans une main

Cartes et dés dans l’autre

 

Sans peur du lendemain

ils allaient l’un et l’autre

Plage de sable fin

Grève petit ménage

Monture et cavalier

Découvraient des rivages

Sautaient sur l’échiquier

Découpaient des images

Une forêt en tête

Une fête foraine

 

Peindre peindre la scène

Mais pourquoi tant de peine ?

 

Le cheval et l’enfant

ont déserté l’arène

 

d’entre nos doigts

le sable fuit

magie manège tout s’enfuit

carcasse de l’enfance un bruit

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 15:50

Sur ma table de chevet : Cocktail cruel de Yann Venner, paru chez « Le Cormoran », une petite maison d'édition locale. Eco-polar dont l'histoire se déroule entre la Bourgogne et la Bretagne. L'auteur y distille une intrigue mêlant écologie, science viticole et enquête policière.

page de couverture © Le Cormoran

Étonnant mélange des genres, ce roman nous en apprend énormément sur la fabrication du (bon) vin et le désastre des algues vertes en baie de Saint Brieuc. Du côté de l'intrigue policière, l'enquête menée par Luc Létourneau, commissaire de Beaune, semble parfois laissée de côté au profit de longues tirades sur les deux précédents thèmes. La vie des personnages y est tout de même admirablement décrite, permettant de nous imprégner entièrement de leur personnalité. Trop peut-être, car entre le résumé et la présentation des protagonistes, on devine rapidement l'identité du meurtrier laissant pour unique suspense l'espoir de s'être trompé.

Une ode à Bacchus

Néanmoins, quelques digressions écologiques nous instruisent sur le déroulement de plusieurs phénomènes biologiques et chimiques. Et surtout sur leur articulation planétaire. Nous apprenons de façon ludique, que l'écologie bien que devant être « locale » à l'échelle des travaux humains doit aussi être pensée « générale » à l'échelle de la planète et qu'un geste malheureux ici peut avoir de graves conséquences là-bas. Sans dévoiler les exemples de l'ouvrage, l'explication est claire et concise, nous permettant de recadrer nos réflexions écologiques selon une méthode précise et infaillible : la systémique.
Plus éco que polar, « Cocktail cruel » est aussi une ode au divin breuvage viticole.
En effet, des racines au tonneau, Yann Venner nous donne quelques astuces indispensables à la fabrication d'un bon cru avec légèreté et force de vocabulaire. Novice en la matière, j'ai bien apprécié ces descriptions. Elles appellent à un approfondissement personnel. Enfin, allier différents thèmes dans une même œuvre étant toujours un exercice difficile, ce livre trouvera plutôt ses lecteurs chez les écologistes et les amateurs de bons vins. A déguster tout de même...

Critique du site & de la revue

Bretagne Durable

Par neogimo le 19/01/201

Sur ma table de chevet : Cocktail cruel de Yann Venner, paru chez « Le Cormoran », une petite maison d'édition locale. Eco-polar dont l'histoire se déroule entre la Bourgogne et la Bretagne. L'auteur y distille une intrigue mêlant écologie, science viticole et enquête policière.

 

page de couverture © Le Cormoran

Étonnant mélange des genres, ce roman nous en apprend énormément sur la fabrication du (bon) vin et le désastre des algues vertes en baie de Saint Brieuc. Du côté de l'intrigue policière, l'enquête menée par Luc Létourneau, commissaire de Beaune, semble parfois laissée de côté au profit de longues tirades sur les deux précédents thèmes. La vie des personnages y est tout de même admirablement décrite, permettant de nous imprégner entièrement de leur personnalité. Trop peut-être, car entre le résumé et la présentation des protagonistes, on devine rapidement l'identité du meurtrier laissant pour unique suspense l'espoir de s'être trompé.

Une ode à Bacchus

Néanmoins, quelques digressions écologiques nous instruisent sur le déroulement de plusieurs phénomènes biologiques et chimiques. Et surtout sur leur articulation planétaire. Nous apprenons de façon ludique, que l'écologie bien que devant être « locale » à l'échelle des travaux humains doit aussi être pensée « générale » à l'échelle de la planète et qu'un geste malheureux ici peut avoir de graves conséquences là-bas. Sans dévoiler les exemples de l'ouvrage, l'explication est claire et concise, nous permettant de recadrer nos réflexions écologiques selon une méthode précise et infaillible : la systémique.
Plus éco que polar, « Cocktail cruel » est aussi une ode au divin breuvage viticole.
En effet, des racines au tonneau, Yann Venner nous donne quelques astuces indispensables à la fabrication d'un bon cru avec légèreté et force de vocabulaire. Novice en la matière, j'ai bien apprécié ces descriptions. Elles appellent à un approfondissement personnel. Enfin, allier différents thèmes dans une même œuvre étant toujours un exercice difficile, ce livre trouvera plutôt ses lecteurs chez les écologistes et les amateurs de bons vins. A déguster tout de même...

Critique du site & de la revue

Bretagne Durable

Par neogimo le 19/01/201

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 16:01

Baiser de la merRoman qui se passe entre Trélouzic et Guernesey. Un directeur d'école disparaît le jour de la rentrée scolaire...
Vengeance, escapade, fuite, fugue ?
Nos enquêteurs Fanch Bugalez, Eugène Cabioch mènent le bal, alors que le gendarmr félix Stereden, comme à son habitude, patauge !
Humour en Trégor, dialogues cocasses...

 

référencé sur le site "dialogues" libraires

12 euros

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 19:37

Poèmes Yann Venner 4èmes

 

Rencontre avec un écrivain-poète : Yann Venner

 

 

 

4 JEUX de la langue française

1. Le plus long palindrome de la langue française est « ressasser ». On peut donc le dire dans les deux sens.

2. « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette »

3. « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e », c'est-à-dire qu'il ne comporte aucun « e ».

4. L'anagramme de « guérison » est « soigneur ».

5. « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !

6. Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre » , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».

7. « Endolori » est l'anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal

8. « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d'être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle.

9. « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x].

« Oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles.

 

 

 

GRAPPE

Les grains bavardent clairs

au cœur de la nuit brune :

« Je mûrirai, dit l’un,

et désaltérerai le gosier d’un puissant,

la gorge d’un enfant,

le palais d’une reine.

- J’abreuverai, dit l’autre,

et je caresserai les papilles des hommes

quand je serai plus grand.

- Moi, dit encore un autre,

je ne mûrirai pas, je suis déjà mourant

car je vis dans la peur

de me voir englouti.

- Tu ne vivras jamais le plaisir du partage,

l’offrande de ton jus, la connaissance offerte,

la grume délivrée.

Dessèche-toi bien vite pour laisser de l’espace

aux autres grains pressés de devenir bouteille.

A cheval sur le vin ! Riez frères humains

La divine boisson sera notre chanson,

et nous galoperons en joyeux échansons

pour verser dans vos verres

les crus de l’univers.

 

6    ARCIMBOLDO

( peintre qui représentait souvent le visage humain ou des corps, avec des fruits, des livres, des objets...)

 

J'ai la nature en moi

accrochée à mes trousses

qui sans cesse repousse

mon squelette de bois

Mes nerfs sont des racines

sculptés parmi la mousse

de ma chair que ravinent

des torrents d'herbe rousse

Mes veines des ruisseaux

en fuite dans la plaine

de mon alter ego

qui court à perdre haleine

Essoufflé je m'éteins

comme un vieux ver luisant

fossoyeur du chagrin

à la lampe d'argent.

 

Sens-tu le parfum de la lune ?

Il est pour toi descendu ce soir

Telle une écharpe  bleue

puis déroulée

en volute apaisée.

Le parfum de la lune enlace

ta nuque fine.

Lui seul te réchauffe.

 

Tu veux le caresser ce souvenir de sable

qui vient de s'envoler,

Mais fidèle il revient chaque soir

sur ta peau se poser

comme un papillon bleu

pour saluer ta beauté.

 

 

 

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  • : poèmes publiés en recueils de l'auteur, ses romans noirs & cocasses, articles divers autour du polar, des littératures du Maghreb...
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