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    <title><![CDATA[Le blog littéraire de Yann Venner (littérature, livres)]]></title>
    <link>http://venneryann.over-blog.fr/categorie-10958183.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;littérature, livres&quot; du blog &quot;Le blog littéraire de Yann Venner&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog littéraire de Yann Venner (littérature, livres)]]></title>
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    <pubDate>Tue, 22 May 2012 18:21:01 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 18:21:01 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 venneryann.over-blog.fr</copyright>            <category>littérature, livres</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Nouvelle, pour être au courant !]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-nouvelle-pour-etre-au-courant-105622698.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong>Une famille branchée&nbsp;!</strong>
  </p>
  <p>
    Chez nous, la télé trône au milieu du salon. Grande, imposante&nbsp;! Ce meuble noir fait de plastique et de diverses ferrailles installées à l’intérieur en d’inextricables réseaux&nbsp; -&nbsp;
    de fils, de câbles, de pièces électroniques diverses et variées -&nbsp; s’impose au premier regard.
  </p>
  <p>
    Je contemple donc la télé, chaque fois que je me retrouve assis dans le vaste canapé du salon, face à cet autel moderne devant lequel je sacrifie et prie plusieurs fois par jour. Ma famille aussi
    n’est pas en reste. Fils, fille, femme, et moi-même, nous quatre y allons de nos commentaires moqueurs, voire acerbes parfois.
  </p>
  <p>
    Ce meuble de laque noire nous nargue plusieurs fois par jour, en soirée surtout, à l’heure où, après le dîner, nous nous installons au salon. Irène dans un fauteuil qui lui permet de se tenir
    droite &amp; de pouvoir tricoter à son aise, mon ils Michel et ma fille Claire, m’entourant de leur corps adolescent de part et d’autre du canapé violet, qui semble dégager des ondes de bonheur.
  </p>
  <p>
    Voilà le modèle familial dans son confort bourgeois, surpris sur le fait d’être une bonne famille française. Image dépassant les frontières de notre beau pays, puisque j’imagine à cette heure,
    que bien des peuples européens doivent faire la même chose, certainement… Cliché convenu certes, mais il faut bien quelquefois sacrifier aux clichés, puisque c’est la stricte vérité. Je ne
    saurais vous mentir&nbsp;! Ma famille semble obsédée par cette foutue télé&nbsp;! Les deux ados la contemplent, telles deux vaches regardant passer un train. Irène, concentrée sur sa tâche, agite
    ses aiguilles en tous sens, tandis que son regard flotte devant l’écran.
  </p>
  <p>
    Un journal à la main, je tombe quelquefois sur la page des programmes télé, lisant par avance les commentaires à propos des films, des reportages, des émissions politiques… Que de choix qui
    s’offrent à nos yeux&nbsp;! J’en aurais presque le vertige…
  </p>
  <p>
    Michel nous propose une glace, nous l’acceptons volontiers tandis qu’il se dirige de sa démarche maladroite vers le frigo de la cuisine. Claire, heureuse de pouvoir converser avec son papa,
    m’entretient de sa journée d’école, et du denier devoir qui lui a valu un seize sur vingt. Il faut dire que nous avons la chance d’avoir deux enfants plutôt bons élèves. Que du plaisir&nbsp;!
    &amp; je l’apprécie chaque jour que Dieu fait.
  </p>
  <p>
    Nous conversons ainsi, Irène approuvant d’un signe de tête, Michel distribuant le dessert avec gentillesse. Une famille heureuse, devant la télé. Je vous le répète, une bonne famille française.
    Pas de quoi se vanter.
  </p>
  <p>
    Et c’est ainsi presque chaque soir de la semaine hormis le week-end, où nous partons pour la campagne. Dans la maison de mes parents âgés, qui, comme nous, ont une immense télé, ou plutôt, un
    écran noir rectangulaire ressemblant à un aquarium de nuit. Noir, tout noir.
  </p>
  <p>
    En effet, mes parents et ma famille, nous avons la télé. Elle nous a été offerte par un malheureux concours de circonstances. Mais jamais, au grand jamais, nous ne l’allumons&nbsp;! On la
    regarde, et c’est bien suffisant. De savoir que ce meuble noir et laid occupe la vie de millions de braves gens nous horrifie. Et de plus, éclairés à la bougie, nous n’avons même pas
    l’électricité… Pour en faire quoi d’ailleurs&nbsp;?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    FIN
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/1/86/60/22/109_8782.JPG" class="noAlign" alt="dédicace" height="398" width="599">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 May 2012 18:17:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3dd66f5756b00312a065bddda1e3e930</guid>
                <category>littérature, livres</category>        <comments>http://venneryann.over-blog.fr/article-nouvelle-pour-etre-au-courant-105622698-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[critique OUEST-FRANCE]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-critique-ouest-france-101481123.html</link>        <description><![CDATA[<div class="Archive">
    <div class="article">
      <h1>
        Yann Venner sort un sixième roman - Lannion
      </h1>jeudi 26 janvier 2012
      <hr size="1">
      <img src="http://www.ouest-france.fr/of-photos/2012/01/26/ln50_1214658_1_px_470_.jpg" alt="Yann Venner présente son dernier roman, « Les coccinelles du diable »." title=
      "Yann Venner présente son dernier roman, « Les coccinelles du diable ».">
      <p>
        &nbsp;
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
      <p>
        Yann Venner sort un nouveau roman : « Les coccinelles du diable » qui se passe pour partie dans le Trégor, pour partie en Bourgogne.
      </p>
      <p>
        <strong>« Cela part d'un constat réel,</strong> constate l'artiste. <strong>Des coccinelles asiatiques importées par des écolos pour dévorer les pucerons sur les vignes en Europe prolifèrent
        tellement qu'elles sont broyées avec le raisin et donnent un mauvais goût au vin : ce phénomène commence à atteindre la France. »</strong>
      </p>
      <p>
        Les coccinelles asiatiques sont aussi à prendre comme le péril jaune, la peur de l'autre. Parallèlement, 2 vigneronnes bourguignonnes viennent s'installer à l'Ile-Grande pour fabriquer des
        produits à base d'algues. À tout cela se mêle une intrigue policière dont Yann Venner a le secret. <em>« Les coccinelles du diable. » Éditions Amalthée.15€.</em>
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
    </div>
    <div>
      <!--TAG-BLC navigation-->
    </div>
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  <div id="colCentre">
    <div class="calendrier">
      <strong>Lannion</strong><br>
      <ul class="ligne">
        <li>&nbsp;
        </li>
      </ul>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Mar 2012 10:58:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0d42a6c3485df1797c67575cba0e0f0f</guid>
                <category>littérature, livres</category>        <comments>http://venneryann.over-blog.fr/article-critique-ouest-france-101481123-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[nouvelle]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-nouvelle-85376594.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    .Pour Conrad, « les mots ont toujours plus de pouvoir que le sens ». En ces temps où la communication est le maître mot, la citation de Conrad nous interpelle plus particulièrement.<br>
    Sous l’intitulé Des mots et merveilles, la 16e édition du Salon du Livre de Gaillac, traitera en thème filigrane le pouvoir des mots, point de départ de réflexions, de débats et d’échanges.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Sep 2011 19:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fa3be733b53f5cd16670edb368aa961b</guid>
                <category>littérature, livres</category>        <comments>http://venneryann.over-blog.fr/article-nouvelle-85376594-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Meilleurs polars 2011]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-meilleurs-polars-2011-85376444.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <div>
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      </object>
    </div><br>
    <span class="description">Mes 10 meilleurs polars 2011 (de janvier à mai inclus).</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Sep 2011 19:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2630834de6dfba708f7c199a56290da7</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[critique de C. LENOCHER]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-critique-de-c-lenocher-84298647.html</link>        <description><![CDATA[<h2>
    <a href="http://action-suspense.over-blog.com/article-17186215.html" title="Trois livres de Yann Venner"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman; font-size: 18pt;">Trois livres
    de Yann Venner</span></a>
  </h2>
  <p>
    <br>
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <h1>
    <strong>Yann Venner</strong>
  </h1>
  <h1>
    S'ils contiennent une part de noirceur, les romans de Yann Venner ne sont pas totalement sombre. Car ce qui l'anime, c'est avant tout l'amour des mots, du langage, et un humour entre sourire et
    caricature réussie. Mais il égratigne aussi ceux qui expriment leur haine de la différence, de la tolérance, de la démocratie, de l’Autre. Le militantisme citoyen de Yann Venner est modéré, pas
    neutre. Ses héros et lui refusent tout sectarisme, sans résignation. Ses livres publiés aux éditions L'Ecir sont diffusés par De Borée.
  </h1>
  <h1>
    &nbsp;
  </h1>
  <h1>
    <strong>«&nbsp;Black Trélouzic&nbsp;»</strong> (Horizona &amp; Co, 2005)
  </h1>
  <h1>
    Cette “trilogie bretonne” rassemble trois romans courts, ayant pour décor le paisible village côtier de Trélouzic. Les héros en sont Fanch Bugalez, marin-pêcheur anar épris de justice, et son
    vieil ami Eugène, philosophe à sa manière. En 1990, 1996 et 2000, ils sont confrontés à des affaires criminelles.
  </h1>
  <h1>
    <em>Marcel</em>. Patronne d’un bistrot local, Georgette est la première victime d’une série de meurtres. Les enquêteurs soupçonnent Fanch, qui était son amant. Lors du deuxième crime, l’assassin
    laisse un indice accablant&nbsp;: un seau de pommes de terres. Le marginal Ernest fait un coupable idéal...
  </h1>
  <h1>
    <em>Une étoile est morte</em>. Le cadavre d’Halima, une jeune Algérienne, est découvert par Fanch dans le port de Trélouzic. Ami de la victime, Aziz contacte Fanch avant de disparaître. Peu
    après, des attentats sont revendiqués par l’Armée Révolutionnaire Celte, dirigée par un vieux marquis facho. Quant à la vie d’Halima, coupée de ses racines, elle mérite d’être racontée...
  </h1>
  <h1>
    <em>Le baiser de la mer</em>. Le jour de la rentrée, le directeur de l’école disparaît soudainement. On pense à une noyade accidentelle lors d’une sortie en mer. C’est la version gendarmesque
    adoptée par le sous-préfet véreux. Il faudrait plutôt s’intéresser à un ancien élève de l’enseignant...
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </h1>
  <h1>
    <strong>«&nbsp;Aller simple pour Trélouzic&nbsp;»</strong> (L’Ecir, 2006)
  </h1>
  <h1>
    Gwendoline Le Morvan est une jeune chanteuse canadienne aux origines indiennes et bretonnes. Préparant une tournée en France, «la mésange de Saskatoon» séjourne dans le Trégor, d’où viennent ses
    aïeux. L’image de cette région a beaucoup inspiré son grand-père Ange, avec qui elle partage les mêmes goûts poétiques. Gwendoline s’installe à l’<em>Hôtel du Goéland</em>, où son lointain cousin
    Albert est cuisinier, et amant de la patronne. Ce vicelard n’inspire pas confiance à la jeune femme. Elle n’est pas plus à l’aise avec la sœur d’Albert, Edith. Après quelques avatars, Gwendoline
    rencontre bientôt Fanch Bugalez, ancien pêcheur qui organise des promenades en mer sur son bateau. Son meilleur ami reste Eugène, aussi philosophe que Fanch est anar...
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </h1>
  <h1>
    <strong>«&nbsp;La disparue de Guingamp&nbsp;»</strong> (L’Ecir, 2007)
  </h1>
  <h1>
    Tout irait bien dans dans la région de Trélouzic, si un malfaisant n’avait saboté la voiture de Fanch, et saccagé le jardin d'Eugène. Leur ami le commissaire Cesare Le Tellier est prêt à
    enquêter, quand il est chargé d’une affaire plus grave. Apprentie coiffeuse, Rébecca Stereden est la fille de l’adjudant de gendarmerie du secteur. Nourrie de romans sentimentaux, la jeune blonde
    sans cervelle se croit aimée d’un footballeur africain de Guingamp. Elle a fugué pour rejoindre son beau Victor. Mais tous deux sont agressé, et Rébecca est kidnappée. L’adjudant Félix Stereden
    reçoit le scalp de sa fille, avec la demande d’une forte rançon. Le policier enquête, recueillant peu d'indices. De son côté, le criminel a des passions obsédantes très particulières... Une fort
    agréable «&nbsp;comédie noire&nbsp;».
  </h1>
  <h1>
    © Claude Le Nocher
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">par Claude LE NOCHER publié dans : <a href="http://action-suspense.over-blog.com/categorie-10278366.html" title=
    "LIVRES"><span style="color: #0000ff;">LIVRES</span></a> communauté : <a href="http://www.over-blog.com/com-1066802103/Le_monde_du_polar.html" target="_blank" title=
    "Le monde du polar"><span style="color: #0000ff;">Le monde du polar</span></a><br>
    <a href="http://ann.over-blog.com/ajout-commentaire.php?ref=1218737&amp;ref_article=17186215"></a></span></span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </h1>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 21:51:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c1b84ed71d61896009985cb5cba6baeb</guid>
                <category>littérature, livres</category>        <comments>http://venneryann.over-blog.fr/article-critique-de-c-lenocher-84298647-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Jean-Marie Lahaine ! nouvelle]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-jean-marie-lahaine-nouvelle-84297958.html</link>        <description><![CDATA[<h1>
    <strong><span style="font-family: Times New Roman;">Jean-Marie Lahaine</span></strong><br>
    <span style="font-family: Times New Roman;">Yann Venner</span>
  </h1>&nbsp;
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;">Quand il était petit, ses maîtres à l’école lui disaient :</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;&nbsp; - Jean-Marie, redresse - toi ! Relève un peu la tête ! Décolle les yeux de ton cahier ! Redresse-toi à la fin !</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;">Aujourd’hui, Jean-Marie se tient droit. Pas du tout comme moi qui suis tout de travers, tordu, bossu, ventru, mauvais citoyen. Incorrectement
    mal...a...droite.</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;Jean-Marie Lahaine a eu de bons maîtres. De bons chiens de garde qui lui ont appris l’ordre et le respect de soi. Il se tient droit. Extrêmement
    droit ! C’en est même impressionnant. Jean-Marie est un modèle pour la France, et pour tous les petits Français qui devraient <i>se plier</i>, sans&nbsp; restriction aucune, sans coup d’état
    d’âme, devant cet homme qui&nbsp; <strong>force</strong> le respect. Son attitude&nbsp; est extrêmement droite, d’une&nbsp; rigueur insoupçonnable. Tous&nbsp; devraient <i>se</i>
    <strong>replier</strong> devant ce héros hors du commun des immortels. Oui, Jean-Marie se tient tout à fait droit, principallemand droit, comme un I de souche française,</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;&nbsp; - <i>et surtout pas comme un I grec, ce sale métèque paralytique, cet <strong>Y</strong> enculé de sa race ! Cet étranger diabolique et
    sidaïque qui n’a rien à faire dans notre alphalaid, n’est-cepaaaa ! Ce bâtard de sa racetaquouère! Dehors ! Le Y ! Dehors le bougnoul et le Z aussi d’ailleurs, ce drôle de zèbre avec son délit de
    sale gueule de bagnard ! Oui ! Dehors, cette zorrible consonne qui comme Zavatta, se moque des autres lettres en leur faisant un pied de neZ ! TueZ les tous ! Les Zintellectuels, les Zuns et les
    Zautres, les Lelouch, les louches, les borgnes ! (Non pas les borgnes !) , les zaveugles, les zaricoverts, les Zenculés, les Mariés de mes deux, les Zinvestisseurs institutionnels, les Zinzins,
    les zoulous, ces non-violents des banlieues, passionnés de rap ! À la trappe ! Au couvent, au carmel! Plus de m<strong>y</strong>stère! Merde encore un Y ! PludeBountY ! Plus de Yoyos
    !</i></span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;"><i>Plus d’hYpocrites ! Ni de polYsémie ! A bas la Zambie ! Vive la Maréchalie ! Quant aux zakouskis, à la Zup! Plus de Zep, plus d’éducation
    prionritaire ! Prions ! Comme les vaches folles qui croient encore en Dieu, elles, au moins. Communions solennellement mais sans Zèle et sans Zidane, cet esclave à la solde du Maghreb dégénéré,
    comme le zéro. D’ailleurs, supprimons tous les zéros, les zinutiles, les Zigotos zigzagant entre la gauche et la droite, tirant à Hue et à Hérédia de tous leurs zygomatiques, n’est-ce
    pas...!</i></span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;"><i>Châtrons Zola, ce Rital parjure qui incendia la France de ses bourgeons macabres et qui défendit le complot juif, à coups de Zooms médiatiques, ce
    sale Zorobabel qui abîma notre belle langue française, cette si noble et pure lingua franca, cette langue des comptoirs qui dit Merde et pas Zut; cette langue débarrassée de ses immondices
    zoomorphes ! Oui, la France est droite, résolument adroite ; elle se faufile dans les isoloirs, s’insinue dans nos lits de peur et dans nos sillons ensanglantés par le massacre&nbsp; des Saints
    Innocents, de St Raphaël à Cinzanno, de la règle du Père Benoît à la passion du Dom Josué, de St Tropez au trop de pèZe, du velours de l’estomac à la Grappe Fleurie de fleurs de lys ! Oui, Jeanne
    D’Arc a sauvé la France</i> <i>! Oui la Pucelle est en moi ! Oui, Oui! défoncez-moi! oui, moi, lecteurs de Oui-Oui, prenez moi toute, oui !&nbsp; faites moi hurler de feu de joie, de feu de croix
    de feu de Dieu! Bordel à cul et vive la France, mère éternelle et souveraine !</i></span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;">Toi la France des tranchées, tu as tranché, en donnant vingt pour cent, de ton sang, de tes voix impénétrables, à Jean-Marie, ce trépané de la
    cafetière. France ! Tu es rance ! France, tu es entré en déshérence! France des errances, tu désespères de tes enfants parjures.</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;">Je te honnis, vieille patrie, vieille poufiasse pourrissante, vieille radasse des fonds abyssaux et baptismaux, des bas fonds de culotte petit
    bateau&nbsp; bleu, blanc, bleu. Rouge est la honte et la révolte, rouge est mon vote et ma raison, rouge est la vie! Je veux la paix pour tous mes frères et que je t’y reprenne, vieille pétasse à
    offrir ton cul aux fachos, à te faire ramoner le fion par des ordures qui n’ont, qu’au fond, que la haine à offrir aux autres, que la mort pour orner leur front. Leur front national, hideux et
    morbide, leurs idées létales et leurs chants de morts.</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;">Un cauchemar est passé ; laissera-t-il des traces ?</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;Ceci est une autre Zistoire...</span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </h1>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 21:41:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b4d8648dd7ca41baa3d1a008280a0d34</guid>
                <category>littérature, livres</category>        <comments>http://venneryann.over-blog.fr/article-jean-marie-lahaine-nouvelle-84297958-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[critique, plutôt bonne...]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-critique-plutot-bonne-84290184.html</link>        <description><![CDATA[<h1>
    Sur ma table de chevet : <i>Cocktail cruel</i> de Yann Venner, paru chez « Le Cormoran », une petite maison d'édition locale. Eco-polar dont l'histoire se déroule entre la Bourgogne et la
    Bretagne. L'auteur y distille une intrigue mêlant écologie, science viticole et enquête policière.
  </h1>&nbsp;
  <h1>
    page de couverture © Le Cormoran
  </h1>
  <h1>
    Étonnant mélange des genres, ce roman nous en apprend énormément sur la fabrication du (bon) vin et le désastre des algues vertes en baie de Saint Brieuc. Du côté de l'intrigue policière,
    l'enquête menée par Luc Létourneau, commissaire de Beaune, semble parfois laissée de côté au profit de longues tirades sur les deux précédents thèmes. La vie des personnages y est tout de même
    admirablement décrite, permettant de nous imprégner entièrement de leur personnalité. Trop peut-être, car entre le résumé et la présentation des protagonistes, on devine rapidement l'identité du
    meurtrier laissant pour unique suspense l'espoir de s'être trompé.
  </h1>
  <h1>
    <strong>Une ode à Bacchus</strong>
  </h1>
  <h1>
    Néanmoins, quelques digressions écologiques nous instruisent sur le déroulement de plusieurs phénomènes biologiques et chimiques. Et surtout sur leur articulation planétaire. Nous apprenons de
    façon ludique, que l'écologie bien que devant être « locale » à l'échelle des travaux humains doit aussi être pensée « générale » à l'échelle de la planète et qu'un geste malheureux ici peut
    avoir de graves conséquences là-bas. Sans dévoiler les exemples de l'ouvrage, l'explication est claire et concise, nous permettant de recadrer nos réflexions écologiques selon une méthode précise
    et infaillible : la systémique.<br>
    Plus éco que polar, Cocktail cruel est aussi une ode au divin breuvage viticole.<br>
    En effet, des racines au tonneau, Yann Venner nous donne quelques astuces indispensables à la fabrication d'un bon cru avec légèreté et force de vocabulaire. Novice en la matière, j'ai bien
    apprécié ces descriptions. Elles appellent à un approfondissement personnel. Enfin, allier différents thèmes dans une même œuvre étant toujours un exercice difficile, ce livre trouvera plutôt ses
    lecteurs chez les écologistes et les amateurs de bons vins. A déguster tout de même...
  </h1>
  <h1>
    <strong>Critique du site &amp; de la revue</strong>
  </h1>
  <h1>
    <strong>Bretagne Durable</strong>
  </h1>
  <h1>
    Par neogimo le 19/01/201
  </h1>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 19:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">445b7a9c9e106f6013606973e2ee09a3</guid>
                <category>littérature, livres</category>        <comments>http://venneryann.over-blog.fr/article-critique-plutot-bonne-84290184-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[à Driss Chraïbi]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-a-driss-chraibi-84287818.html</link>        <description><![CDATA[<p></p>
  <h1>
    Portrait de <strong>Driss Chraïbi</strong><br>
    par Yann Venner
  </h1>&nbsp;
  <h1>
    <br>
    <strong>L'inspecteur ALI au miroir de l'Autre<br>
    Du "connais-toi toi-même" à l'intersubjectivité<br>
    Du JE(U) au NOUS<br>
    Le roman policier alter-natif<br>
    De l'écriture de la révolte à l'écriture jubilatoire</strong><br>
    <br>
    &nbsp;
  </h1>&nbsp;
  <h1>
    Tous ces titres pour annoncer une enquête, <strong>en</strong>tre-<strong>eaux</strong>-les-lignes, <strong>troubl(é)es</strong> par le rire, le réel et l'imaginaire.
  </h1>
  <h1>
    Nous allons étudier comment Driss Chraïbi se sert d'un narrateur, héros perspicace et facétieux, pour mieux dénouer nos certitudes, mettre à terre le crime et dénoncer les travers individuels ou
    collectifs de nos sociétés respectives, occidentales ou dites orientales. Nous verrons aussi comment la double culture, la bilangue et les discours hétéroglosses perturbent, servent ou relancent
    la diégèse, dans un joyeux carnaval où le sérieux fréquente le grotesque, où le rire déjoue les faux semblants, et où les jeux de miroir entraînent le lecteur dans une spirale théâtralisée,
    grotesque et joyeuse.
  </h1>
  <h1>
    Plusieurs titres nous serviront d'étais<br>
    <i>- L'inspecteur Ali Denoël 1991<br>
    - Une place au soleil Denoël 1993<br>
    - L'inspecteur Ali à Trinity College Denoël 1996<br>
    - L'inspecteur Ali et la C.I.A. Denoël 1997</i><br>
    <br>
    <br>
    L'intrigue policière proposée par Chraïbi est à la fois une enquête sur l'autre et une rencontre de soi-même. Cousin de Columbo, mal fagoté, d'allure "plouc" ou bêtasse, cousin ou frère de
    Renart, le héros libertaire et cruel du roman de Renart au XII siècle, l'inspecteur Ali est un grand échalas, maigre comme un matou oublié dans un grenier. Sorte de marginal, bien qu'inspecteur
    de la Police Royale Marocaine, Ali navigue entre les langues et entre les cultures, à l'aise comme un poisson qui aurait des ailes et un flair instinctif. C'est une sorte de Poulpe, ou de Charlot
    aussi, qui sait être tendre, romantique et surtout amoureux des fleurs, des femmes et de la vie. Le rire populaire d'Ali, raconteur d'histoires drôles, Ali prénom du gendre du Prophète, fils d'un
    gardien de four public, est à la fois rabelaisien, san-antonionesque, et surtout fédérateur, appelant à la paix des coeurs et à l'abolition des nations, de leurs civilisations dévoyées et rongées
    par l'Histoire et ses Dieux, ces maux absolus.<br>
    <br>
    Chraïbi utilise le terme de polar marrant, voire déconnant, pour rompre - à une certaine époque - avec l'image d'une littérature maghrébine en train de s'essouffler dans une quête de
    revendication identitaire, soit trop tournée vers elle-même, le solipsisme natif, soit adossée à l'Histoire ou au tragique permanent, ce qui peut finir par lasser. Il ne souhaite pas bien sûr, la
    mort de ses collègues d'écriture, mais se veut le pourfendeur des vieilles idées qui sont le chancre de l'humanité.<br>
    "<br>
    Chraïbi est un rebelle qui rame à contre-courant et qui ne tient compte ni des honneurs surfaits, ni de l'establishment. Lui aussi bien sûr a parlé haut et fort à travers plusieurs romans, en
    dénonçant le patriarcat, les excès d'une religion dévoyée, la misère des femmes et les abus de pouvoir, la terreur exercée au nom du Dieu argent. Lui aussi a su utiliser cette "violence du
    texte", cette stratégie d'écriture qui fait voler en éclats les dogmes et l'hypocrisie, le racisme et l'intolérance, mais ce changement de cap - cap d'espérance et non plus de désespérance pour
    la littérature dite maghrébine - apporte un vent de fraîcheur et de quasi naïveté. Un peu comme la naissance d'un nouvel enfant, un peu comme "une naissance à l'aube", titre d'un de ses
    romans.<br>
    Il appartient aussi à l'écrivain né à El DJADIDA, La Neuve, de renouveler le genre romanesque, qu'il soit policier ou non. Dans l'esprit musulman, il me semble aussi de bon ton de réactiver le
    passé au miroir du présent, de n'être pas soumis à Dieu comme un prisonnier du mektoub figé et stérile, mais de relire le texte sacré comme une renaissance, une découverte à chaque lecture.<br>
    La ruse va donc jouer une grande place dans les enquêtes menées par l'inspecteur Ali. Moteur de l'action et du suspens, miroir tendu à l'autre, mais miroir déformant, la ruse est le grain de
    sable qui agace, elle est la figure du doute permanent qui voile et dévoile, la ruse va user et abuser le coupable et quelquefois même le lecteur.<br>
    Le jeu de miroir, les effets dialectiques du langage, vont créer un doute, mais un doute fécond.<br>
    <br>
    " <i>Un miroir était accroché au-dessus de l'évier. Sourcils froncés, mostache taillée en brosse à dents, bouche ouverte, qui était ce type qui le fixait comme un suspect dans un commissariat ?
    Tous deux éclatèrent de rire."<br></i><br>
    Qui suis-je ? qui est l'autre ?<br>
    Le polar, la littérature policière offre un contact faste avec la réalité d'autres cultures. Le polar est l'un des rares et précieux moyens pour le sujet de sortir de son solipsisme natif, de
    pénétrer dans ce qui est par définition impénétrable : la conscience d'autrui telle qu'elle reconstruite imaginativement dans les textes littéraires. Ce désir d'entrer dans la conscience de
    l'autre, que la vie quotidienne nous refuse, la littérature nous le donne. J'ai accès à l'altérité et cet accès me permet de revenir sur moi-même dans de meilleures conditions.<br>
    Il faut aussi remarquer que par le passé, dans la littérature dite maghrébine, la place du JE, de la première personne n'était quasiment jamais autorisée, comme s'il fallait toujours parler au
    nom de la collectivité ou de la tribu. L'écriture ne permettait pas au sujet d'advenir, ni de se mettre en scène.<br>
    Lire P.138 Une place au soleil.<br>
    Le thème du doute, de la suspicion, le fait d'être suspect à soi-même, mettent le narrateur dans une position très inconfortable. Ici, pas de narrateur omniscient et sûr de lui, pas de vérité
    toute faite. Chacun semble coupable de quelque chose, chaque personnage est plus ou moins douteux.<br>
    L'inspecteur Ali porte un regard lucide sur lui-même et cette lucidité s'appelle le soupçon. Il est en face de l'autre comme en un miroir, à la fois étranger à lui-même, de par sa double culture
    peut-être, et solitaire parmi la foule. Orphelin, déterritorialisé, désoccidentalisé, désorientalisé, le fils du gardien d'un four public ne peut s'en sortir que par la farce et le rire. Sorte de
    héros prométhéen, Ali semble initié, de par sa bilangue et sa double culture, de par sa force métissée.<br>
    Il a volé le feu aux dieux, il fait éclater les tabous et réveille les consciences endormies. Mais à l'inverse de Prométhée, sa démesure, son hubris, n'est pas tristement prométhéenne, car sa
    démesure est joyeuse, iconoclaste, faite pour le rire plus que les larmes.<br>
    L'enquête policière oscille et bascule toujours entre hilarité et drame. Des histoires drôles, dignes des fois de l'almanach Vermot viennent illustrer un propos , apportent une bouffée d'air
    frais dans le récit, non pas pour détendre l'atmosphère de façon inopinée, mais simplement pour caviarder un récit trop savant ou abscons, comme si Chraïbi n'avait pas peur de se moquer de
    lui-même. Ce clin d'oeil au lecteur pour dire" je suis en train d'écrire, mais je n'ai pas la grosse tête, mon héros est populaire et doit le rester, pas de roman à thèse ici, pas de roman à
    clefs" comme il est dit dans le paratexte de l'Inspecteur Ali.<br>
    Chraïbi sait où il va quand il écrit car il commence toujours par la fin, il connaît la fin de l'histoire avant nous, et son intrigue progresse inéluctablement vers cette fin, même si pour y
    arriver il utilise tous les outils d'une écriture moderne ou postmoderne : digressions, ruptures de style (du savant au grotesque), ellipses narratives, dialogues à l'emporte-pièce, connivence
    avec le lecteur, micro-récits dans le récit, extraits de presse, collages, définitions de mots croisés;;;etc...<br>
    Tout cet attirail littéraire, ces stratégies d'écriture pour parler bien, lui permettent de bricoler dans l'incurable, incurable synonyme du verbe vivre comme disait Cioran... mais il est mort
    d'ailleurs, ajouterait le narrateur. Vivre donc, mais avec jubilation, sans assommer le lecteur avec " la souffrance d'écrire, de l'enjeu politique des nations," sans asséner haut et fort que le
    Moi souffre, que c'est bientôt la fin de tout.<br>
    Chraïbi écrit donc ses histoires en remontant le temps, en prenant le temps à rebrousse-poil, et par la même occasion la grande Histoire, celle avec sa grande hache, comme disait Georges Pérec.
    "Il est mort lui aussi d'ailleurs";<br>
    Aucune théorie littéraire, aucun dogme semble nous dire l'inspecteur Ali. "Prenez du bon temps, celui de me lire et si chacun est condamné à écouter, à lire une histoire, une enquête, pitié,
    rions ensemble"!<br>
    Ali! faites nous rire et faites les taire, ces acteurs médiocres, ces barbus de pacotille, ces intégristes de toutes les religions, ces sorbonnards qui ne valent pas mieux qu'un âne.<br>
    Ali est comme l'âne, un portefaix de nos douleurs, un montreur d'ombre et de lumière, mais c'est un âne heureux, qui croit en l'Homme, et non un homme savant et malheureux qui croit connaître
    l'âne parce qu'il est sur son dos et qu'il croit braire mieux que lui!
  </h1>
  <h1>
    Tous ces propos ont besoin d'être étayés par des citations, des marocanismes, des exemples de diglossie, d'alternances codiques, et la place me manque...
  </h1>
  <h1>
    A vous de lire et bonnes enquêtes&nbsp;!
  </h1>
  <h1>
    <strong>Mardi soir, 29/11/2003</strong>
  </h1>
  <h1>
    <strong>&nbsp;Driss Chraïbi, l'un des plus grands écrivains maghrébins de langue française, a conversé avec une vingtaine de personnes dans l'intimité d'une salle du bar Les Valseuses à
    Brélévenez. Invité par l'association Al Manar, cet auteur rebelle de 77 ans a publié une vingtaine de romans et travaillé à France Culture pendant trente ans avec notamment Yann Paranthoen qu'il
    a retrouvé mardi soir.</strong><br>
    <br>
    Personnage hors normes, attachant, engagé et surtout rebelle, Driss Chraïbi, patriarche de la littérature maghrébine d'expression française, a entamé mardi soir au bar les Valseuses à Brélévenez
    une rencontre avec son lectorat qui se poursuivra samedi à la librairie Gwalarn.<br>
    Né en 1926 au Maroc, ce fils d'une famille aisée débarque à Paris en 1945 à la Libération pour suivre des études de chimie. C'est en 1954 que sort son premier roman intitulé Le passé simple.
    Depuis, Driss Chraïbi a publié une vingtaine de romans dans des éditions françaises, traduits dans vingt-deux langues. Il y raconte notamment les origines de l'islamisation du Maghreb, la
    conquête de l'Andalousie par les Berbères et les Arabes. Fervent défenseur de « l'ouverture de la culture à tous les peuples », cet intellectuel, aux oeuvres incisives, critique le déclin des
    civilisations et cultive le mythe de la Terre nourricière : « Les civilisations avaient des idées belles à la naissance mais elles sont trahies par Dieu et la politique. Nous sommes dirigés par
    des marionnettes. »<br>
    Ses deux dernières parutions sont autobiographiques. Il s'agit de Vu, lu, entendu et Le monde d'à côté. Son prochain ouvrage ­ L'homme qui venait du passé ­ sortira au printemps prochain aux
    éditions Gallimard. Driss Chraïbi y explore « le côté intérieur de Ben Laden ».<br>
    Mardi, l'auteur, qui vit actuellement dans la Drôme, est longuement revenu sur ses trente années passées à France Culture pour laquelle il écrivait des dramatiques d'environ 75 minutes. Il a
    retrouvé Yann Paranthoen, ingénieur du son mondialement connu, avec qui il a travaillé à la radio où il régnait « une ambiance familiale et conviviale. » Des souvenirs que les deux hommes ont
    longuement partagés.<br>
    Driss Chraïbi a également rendu un émouvant hommage à Mohamed Choukri, écrivain marocain, décédé la semaine dernière à l'âge de 60 ans : « Frère d'esprit sinon de sang, Mohamed Choukri était le
    véritable roi des pauvres ». Cet écrivain universellement connu a notamment publié Le pain nu.
  </h1>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 19:17:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bfecb8f190ea97304f24df49645a715c</guid>
                <category>littérature, livres</category>        <comments>http://venneryann.over-blog.fr/article-a-driss-chraibi-84287818-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quatrième de couverture, novembre 2011, parution chez AMALTHEE]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-quatrieme-de-couverture-novembre-2011-parution-chez-amalthee-84286626.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <div>
      <span style="font-size: 12pt;"><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.wat.tv/swfob/273176nIc0K114946889" width="480" height="320">
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    </div>QUAT’ de couverture
  </div>
  <div>
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <ul>
    <li>
      <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">LES COCCINELLES DU DIABLE</span></span></strong>
    </li>
    <li>
      <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">ECO-POLAR</span></span></strong>
    </li>
  </ul>
  <div>
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <h1>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">2010 : année internationale de la biodiversité, exposition universelle de Shanghai.</span></span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Cette fiction policière est une enquête au pays de la vigne et du vin. Le petit village de Jobigny La Ronce, ainsi que le
    Domaine de La Clairgerie, ne se trouvent sur aucune carte. Disons qu’ils sont proches de Beaune, en Bourgogne. Tout au long d’une intrigue dans laquelle se côtoient science, écologie, drame et
    fantaisie, l’auteur nous invite « à cheval sur le vin », à découvrir des paysages étranges, sur lesquels de drôles d’insectes font la loi.</span></span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Calibri;"><span style="font-size: 12pt;">Les « Coccinelles du Diable » -&nbsp; métaphore de la peur de l’Autre, du « péril jaune » - mais véritable fléau - déchaînent
    les passions. Planète folle, crimes odieux, climats agités, le vin se troublerait-il… ? Logiquement, oui ! Mais la logique n’est-elle pas le dernier refuge des gens sans imagination… ? La Nature,
    mal gérée par l’homme, est bien plus dangereuse qu’une arme à feu – devenue ringarde dans un polar en 2011. Et si le repas gastronomique des Français se retrouve inscrit au patrimoine immatériel
    de l’humanité, n’oublions pas que le vin en représente l’esprit.</span></span>
  </h1>
  <h1>
    <span style="font-family: Calibri;"><span style="font-size: 12pt;">Yann Venner, dans ce&nbsp; sixième roman, parcourt les climats de Bourgogne, la Bretagne et l’Asie, avec science, conscience
    et&nbsp; jubilation.</span></span>
  </h1>
  <div>
    <span style="font-family: Calibri;"><span style=
    "font-size: 12pt;">&nbsp;ISBN&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    15 euros</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 19:01:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1562a0b818a5463f53e1b344cb7b6c26</guid>
                <category>littérature, livres</category>        <comments>http://venneryann.over-blog.fr/article-quatrieme-de-couverture-novembre-2011-parution-chez-amalthee-84286626-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ponge, mon ami, pour le parti pris des roses...]]></title>
        <link>http://venneryann.over-blog.fr/article-ponge-mon-ami-pour-le-parti-pris-des-roses-84285122.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong>Le cageot</strong></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">A mi-chemin de la cage au cachot la langue française a cageot, simple caissette à claire-voie vouée au transport de ces
    fruits qui de la moindre suffocation font à coup sûr une maladie.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Agencé de façon qu'au terme de son usage il puisse être brisé sans effort, il ne sert pas deux fois. Ainsi dure-t-il
    moins encore que les denrées fondantes ou nuageuses qu'il enferme.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">A tous les coins de rues qui aboutissent aux halles, il luit alors de l'éclat sans vanité du bois blanc. Tout neuf
    encore, et légèrement ahuri d'être dans une pose maladroite à la voirie jeté sans retour, cet objet est en somme des plus sympathiques - sur le sort duquel il convient toutefois de ne
    s'appesantir longuement.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">(F. Ponge, Le Parti pris des choses, 1942)</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong>Le Vin</strong></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">( extrait de La Correspondance du vin essais éditions Guitardes 1981 cadeau
    d’anniversaire)&nbsp;<strong>&nbsp;</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 18:53:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">48d1168a7d15321d89ba87a9d4c6bfbd</guid>
                <category>littérature, livres</category>        <comments>http://venneryann.over-blog.fr/article-ponge-mon-ami-pour-le-parti-pris-des-roses-84285122-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
