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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:34

Le juste Vivre

 

                                       (…sur quelques mots de Stephen Blanchard)

I

Au gré des encres inachevées

Toi & moi

-Loin des idées reçues –

Donner à entendre & donner à voir,

Donner à sentir, donner à toucher

Donner à goûter,

Donner à surprendre le blanc et le noir.

Donner aussi aux cavaliers

A leurs chevaux

Piaffant sur l’échiquier.

 

 

 

II

Au gré des pages fécondées

Faire vendange

Avec tous les raisins

De notre incertitude.

Et puis boire, boire

Jusqu’au mitan des nuits

Boire ce vin des songes et des astres

Parmi la voie lactée de nos âmes.

 

Donner

Donner ou rendre

Le goût de chaque goutte

Nos langues devenues pinceaux

Coulant breuvage

D’où naissent les mots neufs

Puis peindre mille et un poèmes

Sur la toile de nos corps.

 

 

 

 

 

 

 

III

 

Au gré des marges cadencées

Faire fi de la tombe prévue

De ses oiseaux noirs aruspices

Casser le langage des croix

Briser l’étreinte des clous

Sans cesse ôter la rouille

Son venin mal rendu

Pour avancer hors des barreaux

Loin des dents des morsures des épines

En embuscade à chaque jour.

 

Faire fi du gouffre et du vertige

Pour danser sur l’écume

Du Verbe

Toi & moi

Poussés par le grand vent

Du juste Vivre.

 

Danser à deux

Sur l’écume du Verbe

Juste poussés par le grand vent

Du juste Vivre.

Du juste Vivre

D’avoir voulu et su

Donner

Donner justement

Sans jamais se rendre.

 

 

 

 

 

 

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 19:26

TU ES…

 

 

Tu es l’herbe sauvage d’un jardin oublié

Mésange sautillante au milieu des pollens.

Et sous les vents repus de conquêtes amères

Végétale et candide tu offres ta fraîcheur

 

Douceur d’herbe fragile en ce jardin secret

Ta chlorophylle virevolte

Parmi l’ache le thym

Et le parfum des roses

 

Plantes ensauvagées

Vos racines fantômes chevauchent souterraines

Rhizomes disparus vous n’êtes plus au cœur

Du combat magnifique livré par la nature

 

Vous capturez en vos chemins de ronde

Allées de terres brunes aux pissenlits géants

Des jardiniers inexistants

Cavaliers blêmes

Chevauchant des râteaux géants

 

 

Tu es l’herbe oubliée d’un jardin disparu

Loin des lois de la ville

 

Mais bien dissimulé

Cet endroit clos de mûres

Résiste à tous les vents

Aux meurtres et aux horreurs

Au monde planifié

 

Et tel un asile pur

Ce cocon te protège et nous abrite

Tous les deux

Car je t’y ai rejoins

Emouvante aventure

Aux derniers jours de juin.

 

Nous y sommes sculptures

Vivantes végétales

Couple transfiguré dans le chant

Inouï des mésanges bleutées.

 

Nous y sommes

Vivants dénicheurs d’idées neuves

De pratiques nouvelles

Sans cesse devançant le soleil ou son ombre

Sans cesse retournant cette terre si belle

La caressant d’espoir

La fortifiant de nos sourires

 Lui faisant boire

De nos fécondes mains

Des arcs en ciel d’histoires

 

Toi porteuse de rêves

Inondée de bien être

Et moi de vignes neuves

D’aubes à naître.

 

Que se lèvent donc les zéphyrs

Que les graines sortent joyeuses

Et que la vie soit généreuse

En ce jardin de nos désirs

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 12:04

Île vertige terre prodige

Jardin ouvert sur l’océan

Tes fleurs se dressent sur leur tige

Discrètes lumières dans le vent

 

Île vertige terre prodige

La femme file de ses doigts

Pour que plus rien ne nous afflige

Un écheveau tissé de joie

 

Un univers plein de mystère

Labyrinthe tout à la fois

Lieu de plaisir où je me perds

Et roule au milieu de la soie

 

Nous trouvons de nouveaux repères

Tissus vifs couleurs entrelacs

Adieu douleur adieu misère

Un passé qui ne passait pas

 

Île vertige farandole

Tout à la fois ensauvagés

Barque de terre ou bien gondole

Parmi les vagues les marées

 

 

Croisant coquillages murènes

Célébrons la vie qui nous mène

Puis dansons avec les sirènes

Dansons dans les flots et l’arène

 

 

Île vertige et de prestige

Allumons des feux d’artifice

Et que plus rien ne nous oblige

Chantons de la vie ses délices

 

 

 

mer

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:59

7db97d826nien 2Sans un verre de vin à la main

Qui peut dire que la vie est belle ?

Avoir vécu sans Chambertin ?

Je ne connais sort plus cruel !

 

Sans un verre de vin à la main

Qui peut dire que la vie est belle ?

Tu n’es pas sûr de voir demain

Alors bois, heureux et rebelle !

 

Sans un verre de vin à ta bouche

Ton corps va tôt se dessécher

Tu pourras pleurer sur ta couche

De n’avoir pas bu c’est pécher !

 

Ton nez remue ton corps s’agite

Quand tu bois sans souci vraiment

Le vin frais est comme une invite

Chaque bouteille un talisman.

 

Tendre son verre et puis trinquer

Partager les regards complices

Chacun le fait sans rien manquer

Du temps présent ô quel délices !

L’ivresse n’est pas chose impure

Si l’on sait tenir la boisson

Et chacun mène sa monture

A chaque gorgée sa leçon.

 

Sans un verre de vin à la main

Attendez-vous à un enfer

Car qui n’a jamais bu de vin

Trouvera la vie bien amère.

 

Je vous le dis buvez sans cesse

Dégustez prenez du plaisir

Et vivez donc dans l’allégresse

Du vin dont il faut se réjouir !

 

Sans un verre de vin à la main

Qui peut dire que la vie est belle ?

Avoir vécu sans Chambertin ?

Plus grave que mourir pucelle !

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:54

PROLOGUE

« Bill était un gars plutôt sympa. Le genre de mec qui voulait sauver la planète ! Après tout, pourquoi pas. Mais Bill était le type exact de l’âme en peine, capable de réparer le monde avec un bout de Scotch !

Et quand il rencontra Marlene, du même genre astral perdant que lui, tout le rouleau y passa.

Un an plus tard, ayant à eux deux épuisé la fragile bande collante & s’étant épuisé eux-mêmes à sauver le monde dans des manifs, happenings, & autres fredaines fort utiles, ils se retrouvèrent face à leur propre destinée : chacun dans son coin, rabâchant leur goût pour la survie du monde à qui aurait bien voulu l’entendre.

Quand je rencontrai Bill, le 22 septembre, dans la Quatrième Rue, il était affalé contre un mur, rasé avec une biscotte moisie, le nez éclaté de rouges vibrisses, l’œil en vessie de porc, hagard, sébile tendue : une casquette râpée de l’armée US, qui en avait vu d’autres…

  • Une petite pièce, mon frère ! Juste une petite pièce pour passer une journée que je vous…souhaite…heureuse, lâcha-t-il entre eux éternuements qui réveillèrent ses larmes enfouies depuis toujours.

Devant cette misère humaine qui m’horripilait, moi dans mon costume sombre de trader, je faillis lui balancer la répartie du siècle du genre « T’as qu’à bosser, sale con ! », mais je ne sais pas ce qui me retint ce jour-là. Etait-ce parce que ma femme s’était tirée la veille au prétexte que je bossais quinze heures par jour chez « Sorry & Pool ».

  • Chez ma sœur, m’avait-elle dit en claquant la porte, c’est là que tu me trouveras peut-être, mais pas avant une semaine, Tommy !

Est-ce parce que j’étais déjà en retard de cinq petites minutes avant d’entrer dans le saint des saints ? En tout cas, je sortis de ma poche une pièce de cinquante cents. Et le sourire que je reçus en pleine face allait changer le cours de mon existence. »

 fin provisoire

 

 

autre commentaire :

« Le Paradis – Un peu plus loin » de Mario Vargas Llosa, paru chez Gallimard, ISBN 2070769135, 25 €

et disponible en Folio (n° 4161), ISBN 9782070429295, 9,90 €

 

 

Le Prix Nobel de littérature 2010, Mario Vargas Llosa, a écrit un roman passionnant : Le Paradis – Un peu plus loin, qui est la double histoire de Flora Tristan, la militante féministe et ouvriériste du début XIX° siècle, et de son petit-fils, Paul Gauguin, un siècle plus tard. Les trames des deux vies que tout paraît séparer d’abord vont peu à peu se ressembler, dans un même défi à la société bourgeoise et bien-pensante, un défi révolutionnaire politique pour Flora et un défi artistique, révolutionnaire aussi, pour Gauguin. Le premier chapitre s’intitule « Flora à Auxerre ». On s’amuse à voir avec les yeux de Flora (et de Vargas Llosa) le climat d’une petite ville de province ! Et ce sera Dijon, Lyon, Roanne… dans une véritable descente aux enfers. Pareillement pour Gauguin, quêtant son paradis, à l’autre bout du monde, à l’opposé des convenances et des académismes. Les lendemains chantent rarement, en politique, en création artistique. Mais ça vaut la peine qu’on se batte, quitte à mourir au nom d’un idéal !

« Mourir pour des idées, d’accord, mais de mort lente ! »

 

 

 

 

 

 

Poème à Béatrice

Je cherche dans les heures lentes

la mutité de ton visage

cil battant bouche non parlante

muet discours que j'envisage.

 

Entre toi & moi

l'entretoise

cet autre toit qui tel un antre

nous abrite quand on y entre.

 

Regard pénétré pénétrant

sortie du cadre nœud au ventre

je longe un doux

& long méandre.

 

Tel un serpent qui te protège

collier lisse autour de ton cou

fidèle arpège où je m'agrège.

Nos bras nus qui se disent tout.

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:51

UNE ÉTOILE EST MORTE

Second volet de la trilogie Black Trélouzic, ce court roman met en scène l’Algérie et la Bretagne. Entre crimes et guerre, actualité et mémoire des années 1954-1962, l’auteur s’attelle à une écriture oscillant entre poétique et politique.

Le cadavre d’une jeune algérienne dans le port de Trélouzic va déclencher une course poursuite où l’Histoire sera rattrapée par la mémoire. Résurgence de l’OAS, hommage aux soldats bretons et aux combattants algériens, « Une étoile est morte » évite deux écueils : une Histoire qui tue la mémoire et une Mémoire qui oublie l’Histoire.

 

YANN VENNER, né à Saint-Brieuc en 1953, a publié de nombreux recueils de poésies, ainsi que des romans se rapprochant du polar. Ancien instituteur, amateur de jongleries verbales et de bons vins, l’énergumène connaît bien les Côtes d’Armor et particulièrement la région du Trégor.porte-5.jpg

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 19:11

En dormance ?

 

Casser les cris

Rompre des lances

Et loin très loin

Dans la dormance

Oublieuse du temps des lieux

La communauté du silence

Chevauche vers de nouveaux cieux

 

 

Et c’est l’enfance nouvelle née

La communauté de l’enfance

Nouvelle armée menant la danse

Nouvelle graine révélée

 

Si proche de nous si lointaine

Tout à la fois sacralisée

Bannie déchue vilipendée

L’enfance nue qui revigore

 

Le vieillard blessé et perclus

De trop de mémoire  en dormance

Et qui se réveille en suçant

Le pouce des  traumas maudits :

 

Guerre, violence, le froid la nuit

Les cavaliers au noir visage

Massacrant le peuple endormi

 

Explosion des mémoires qui suintent

Plaie à vif torture contrainte

Tout un chemin semé d’épines

Où la misère a pris racine

 

Retour à l’enfance bénie

Tant attendue mais illusoire

Les fantômes du souvenir

N’évoquent que l’ombre fanée

Le verre vidé son fond rougi

Où s’est desséchée toute envie

 

Retour à la case départ

Un train qui crie sans crier gare

Terminus de toute folie

Les mots noyés de désespoir

se sont enfuis se sont enfouis.

 

Tu as beau creuser dans le noir

Casser l’écrit rompre ses lances

Tu as vécu avec l’espoir

Perdu à jamais connaissance

 

Retour en humaine dormance

Communauté qui recommence

Sans illusion sans apparence

Mourir demain quelle importance ?mer

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 08:01

liffré3GOLORI

J’aime les phrases au passé louche

Mots-fraises  que je porte à ma bouche

J’aime les mots les phrases exquises

Les jolis mots  les exquis mots

 

J’aime les phrases écrasées

Les phrases osées qui vous écrasent

Les fraises que j’écrase aussi

Dans la crème des mots Chantilly

 

Je les aime avec des virgules

Ces phrases souvent ridicules

Qui vous font rire fraises farcies

Par-ci par-là tout est permis

 

Mélanger les fruits &les phrases

Et faire du bruit à demi-mots

Manger des fraises sur le dos

Ou mélanger le cri des fraises

 

En des expressions mal à l’aise

Si on les mange avec emphase

Ou bien en salade de phrases

Avec  Athanase ou Thérèse

 

Tout est permis dans la grammaire

On peut même aimer les préfixes

Dire aux syllabes que « ça suffixe ! »

Tout est question de savoir-faire :

 

Mettre les points sur tous les I

Mettre les poings sur les zizis

Point d’exclamation qui vous tue

Ou de suspension qui s’est tu

 

Tout est offert dans la grammaire

Tout est permis je vous le dis

Le lexique est à son affaire

Quand on lui fait prendre un peu l’air

 

Et l’air de rien il vous invite

A transformer les mots en frites

Les mots en vrac les phrases en kit

Les anagrammes et les litotes

 

Anacoluthes métaphores

Figures de styles qui pleurent encore

Synecdoques et figures en stock

Paraphrase antique et en toc !

 

Et si le professeur rouspète

Et si ma sœur ou bien mon phrère

Trouv’nt que j’abuse avec les mots

Qu’ils aillent se faire voir chez Homère

 

Ou chez un vieil anachorète

Perclus de maux perclus de maux

Qui vous conseillera en fait

D’arrêter avec tous ces mots

 

Ou de les écrire sur un mur

Pour en faire des dazibaos

Ou bien d’en faire des confitures

De phrases ou de fraises en pots

 

De phraises ou de frases en trop

A ranger dans son congélo

Ou dans la porte du frigo

 

La poésie c’est rigolo

La poéso c’est golori !

J’vous l’avais dit : tout est permis !

J'vous l'avais dit, tout est permis.

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 07:55

merAvis de vent et d’aventure

La vie devant au souffle brut

La vie pourtant qui vous percute

Aux vitrines et aux devantures

 

Avis d’aventures et de vents

A vous mettent la tête à l’envers

La vie l’averse à tout moment

La vie qui vous joue ses grand airs

 

Musique de joie de misère

La vie qui s’en va et vous laisse

Abandonné parmi la terre

La vie passée adieu promesse

 

La vie l’averse renversée

Sur la chaussée sur le trottoir

Pluie de bonheur ou pluie de blé

Caniveaux pour seul reposoir

 

Avis de vent et d’aventure

La douleur qui vous persécute

Et vous étrangle à la ceinture

Boxeur sonné par l’uppercut

 

La vie vous prend et vous caresse

Elle vous saisit par le collier

Sans vous ménager la bougresse

Vous veut soumis pieds et poings liés

 

Avis de vent et puis d’orage

Les parapluies sont débordés

La misère veut quitter sa cage

Mais tout dehors est saccagé

 

Alors bondir loin des rasoirs

Qui vous saignent sans artifice

Plonger vers un ciel plein d’espoir

Combattre tous les sacrifices

 

Etrangler la misère de vivre

Les rats qui vous rongent la tête

Conquérir la joie toujours ivre

 De rêves de vins et de fêtes

 

Avis de vent et d’aventure

La liberté comme un drapeau

Brandie tel un poing une armure

Elle est votre nouvelle peau

 

Avis de vent et d’aventure

Signe de printemps d’ouverture

Jamais de jour de fermeture

Plaisirs de vivre et confitures

Plaisirs de vivre et confitures

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 02:32

                                          "COCKTAIL CRUEL"

 

 

 

Entre Côtes d'Armor et Côtes de Beaune, le monde de la mer et celui du vin vont se rencontrer. Sous la forme d'une talentueuse actrice de cinéma, née en Bretagne. Elle va tomber sous le charme d'un propriétaire négociant en vins de Bourgogne. Il est de plus producteur de films.

Isabella et Antoine vont vivre un très bel amour,  jusqu'au jour où le destin s'en mêle.

L'infernal ballet cinématographique, sous le signe de la science et du vin, va être animé par une double enquête entre Bretagne et Bourgogne. Deux commissaires de police auront alors à décrypter un film plutôt noir. Un roman qui rend hommage au monde de la nature, du vin et du cinéma.

 

 

 

Yann VENNER, né à Saint-Brieuc en 1953, vit entre Bretagne et Bourgogne. Ses recherches l'ont amené à extraire la quintessence de la vie : « Tourné vers les autres, j'aime toutes les formes d'écritures, et les bons vins. »

Quatre romans déjà parus, des recueils de poèmes et des articles sur les littératures francophones, jalonnent son parcours. Après une tétralogie romanesque - drolatique et noire - sur la Bretagne, il nous livre ici un nouveau roman dans lequelsuspense, humour, science et écologie se croisent.

 

Un éco-polar à déguster sans modération !

 

 

 

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  • : poèmes publiés en recueils de l'auteur, ses romans noirs & cocasses, articles divers autour du polar, des littératures du Maghreb...
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