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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 19:00

 

CHAPITRE CINQ

 

Le grand débat

 

Certains parlèrent d’une invasion comparable à celle des Huns autrefois. On annonçait tout à la fois dans un délire des plus comiques : le retour des Barbares, des grandes migrations ; on évoquait Attila ainsi que les cavaliers de l’Islam juchés sur leurs petits chevaux arabes. Le péril jaune tant annoncé était enfin là… Seule la jeunesse respira. On n’allait plus parler du péril jeune, du moins pendant quelque temps.

La Chine débarquait dans un vol cataclysmique avec ses armées de coléoptères. Difficile à reconnaître pour un non initié la coocinelle asiatique, surnommée aussi« multicolored asian ladybird », présentait de nombreuses variétés. La coccinelle locale à deux points, à quatre points, à dix points, l’Adalia bi-punctata, l’harmonia 4-punctata, l’Adalia 10-punctata et la coccinelle à sept points craignirent pour leur vie. Soit elles se faisaient dévorer par la coccinelle asiatique, plus grande par la taille, plus invasive et plus vorace, soit elles mouraient écrasées entre les mains des humains, voire brûlées vives ou congelées. Des coccinelles, dont c’était une des spécialités de faire le mort pour échapper à leur prédateurs, n’osèrent plus remuer une antenne.

 

Un observateur averti aurait pris le temps de vérifier la couleur des six pattes, plutôt brunes et rarement noires chez la coccinelle asiatique. Un autre aurait mesuré les corps bombés : moins de cinq millimètres, elles étaient bien européennes, sauvées ! Et dire que ces belles étrangères travaillaient mieux que les nôtres, étaient plus efficaces et moins coûteuses… Imaginez que notre coccinelle à deux points est vendue plus chère dans les jardineries, qu’elle est moins féconde, mange moins de pucerons… Le choix est vite fait ! On choisit l’asiatique, gourmande, courageuse, prolifique, guerrière et ravageuse. Pourquoi s’encombrer de mauvaises employées plus fragiles, qui se laissent dévorer par leurs partenaires devenues leurs ennemies ?

 

Extrêmement vorace et polyphage, la coccinelle asiatique adulte se permet de passer l’hiver dans nos maisons puis, au printemps, à l’instar des bêtes à bon dieu européennes, l’accouplement a lieu. La femelle dépose une trentaine d’œufs par petits groupes sur des feuilles déjà envahies de pucerons. Une semaine écoulée et voilà les œufs qui deviennent larves molles, déjà affamées. Puis après plusieurs jours passés à dévorer tendres pucerons et cochenilles, c’est la nymphose. La nymphe reste quasi immobile et fixée au feuillage. Encore quelques levers de soleil, le nouvel adulte émerge, et le cycle recommence. Deux générations peuvent ainsi se côtoyer dans une même année.

 

On discuta donc de la notion d’espèce utile ou nuisible. Un débat télévisé entre deux sommités eut lieu. L’entomologiste bien connu Jacques Fabre ( à ne pas confondre avec Vabre, celui aux grains de café bombés comme des coccinelles ) et le juriste éco-responsable, délégué auprès du Ministère de la Santé. Ce dernier mit la charrue avant les bœufs, conclut derechef, voulant de suite capter l’auditoire, sans prendre le soin d’argumenter.

 

  • La coccinelle asiatique est absolument nuisible ! Il faut que nos téléspectateurs le sachent !

 

Son interlocuteur, calme, élégant, croisa les mains devant son visage et avec douceur, répondit.

 

  • Aujourd’hui, cette notion « d’utile et de nuisible » est devenue obsolète cher confrère ! Toute espèce, même la « multicolored asian ladybird » a sa place et joue un rôle qui participe à l’équilibre subtil de nos écosystèmes. Moi, je parlerai de ravageurs pour les espèces qui sont susceptibles de provoquer une perte économique pour l’homme, et d’auxiliaires pour les espèces utilisées par l’homme pour lutter contre les ravageurs. Vous me suivez, n’est-ce pas ?

 

Vexé d’être pris pour un pseudo-scientifique has been, le délégué écarlate et rouge coccinelle s’énerva. Il aurait bien traité son collègue de « ravagé » mais préféra le dire autrement.

 

  • Vos ravageurs sont une catastrophe considérable ! Et quant à vos auxiliaires, je n’ai pas de leçon de conjugaison à recevoir de vous ! Ni de grammaire d’ailleurs !

 

Ignorant l’ignorant, le brillant entomologiste poursuivit.

 

  • La coccinelle asiatique entre non seulement en compétition pour la nourriture et l’espace avec les coccinelles prédatrices indigènes mais, en plus, elle est capable de se nourrir directement de leurs larves, se comportant ainsi en prédateur intraguilde. Vous n’êtes pas sans savoir cher confrère qu’une guilde est un ensemble d’espèces utilisant les mêmes ressources telle notre Harmonia axyridis. Les membres d’une même guilde sont donc en compétition pour la ressource pucerons. L’acte de prédation sur un membre de sa propre guilde présente un avantage direct : gain énergétique sous forme de nourriture et un avantage indirect : élimination d’un compétiteur. Le fait que la coccinelle asiatique soit un prédateur intraguilde très efficace rend donc cette espèce invasive particulièrement dangereuse pour les populations de coccinelles indigènes.

 

Le délégué à la Santé, remis de ses émotions et pour faire bonne figure, se reprit, après avoir choisi de faire le mort - phénomène appelé thanatose chez la coccinelle quand elle veut échapper à un dangereux prédateur.

 

  • Il faut sauver nos coccinelles indigènes, cela ne fait aucun doute ! Mettons en place un système législatif qui permette d’exercer un contrôle et d’évaluer l’impact des agents utilisés en lutte biologique.

  • Nous sommes d’accord sur ce point cher ami. N’oubliez pas que l’affaire est grave. J’attends que votre Ministre de tutelle prenne les mesures qui s’imposent…

 

Suivit un documentaire insipide sur la vie des coccinelles loin d’exciter par leurs phéromones le moindre spectateur qui préféra zapper, sautant ainsi qu’une sauterelle ou une puce du coq à l’âne – se croyant libre de ses chaînes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 20:37

 

CHAPITRE TROIS

 

« Miracle d'aimer ce qui meurt. »

 

 

Le vin blanc que je produisais était délicieux et n’avait heureusement pas le goût bizarre apporté par l’apport de coccinelles mélangées aux raisins dans les pressoirs. Ces bestioles sévissaient dans pas mal de vignobles alentours depuis quelque temps. Imaginez en plus les grains de raisins envahis par les déjections de ces bêtes du Diable !

«  Encore un coup des écologistes, pensai-je. Ils ont introduit cet insecte sans réfléchir aux conséquences ! En imposant leurs propres méthodes, ils viennent contrarier une viticulture raisonnée, que beaucoup de vignerons appliquent. »

 

Mon nouveau vignoble d’une douzaine d’ouvrées - à peine plus d’un demi-hectare, était planté pour moitié de chardonnay et pour l’autre d’aligoté. Je l’avais acheté récemment puisqu’il était à vendre et surtout contigu au Château de La Clairgerie, le grand domaine viticole de mes ancêtres. L'attirance pour le bon vin, pour tout ce qui concernait les travaux de la vigne avait fini par l'emporter à la fin de mon adolescence et depuis vingt cinq ans j’avais repris le domaine familial.

Viticulteur ne s’improvisait pas, mais j’avais vu Ambroise Durelier, mon si mal nommé « beau-père », à l’œuvre. Enfant et adolescent, j’avais essayé de l’aider chaque année aux travaux de la vigne, mais il me repoussait toujours, jaloux de mes nobles origines. Paix à son âme.

J’aidais donc chez les autres et sur mon propre domaine. Je suivis des cours au lycée viticole de Beaune, m'attelais aux travaux de la terre et retrouvais peu à peu les gestes de mes pères. En quelques années, je repris tout le domaine en main et aidé de mon fidèle maître de chais, Louis Franck, nous hissâmes les vins du Château de La Clairgerie au sommet de leur gloire. Ma tante Jacinthe, « maman Jacinthe » comme je l'appelais étant gamin - qui m’avait élevé à la mort de mes parents - m’avait donné, outre une culture littéraire, le goût du cinéma. Je devins – outre producteur de vins de Bourgogne, à force de volonté et grâce aussi à une certaine aisance matérielle, producteur de films. Je rencontrais alors la femme de ma vie. La grande actrice Isabella Elgé. Nous vécûmes un amour inouï, sa mort nous sépara

 

 

Aujourd’hui, sa dépouille reposait en terre bretonne… Isabella avait été assassinée et depuis plusieurs mois, je n’étais plus qu’une ombre.

 

La bouteille d’aligoté était à moitié vide. Une autre coccinelle grimpa le long de mon bras et je la laissai faire. Plus le courage de lutter, plus envie de me battre contre des moulins. J’entrai alors dans la maison aux volets clos et allai m’allonger sur mon lit défait. D'autres insectes étaient entrés dans la chambre par la fenêtre entrouverte. Ils voletaient en désordre se cognant aux murs dans un vol hémisphérique. Autant de bêtes en un même lieu était plus qu’intriguant. Ma curiosité l’emporta sur ma lourde tristesse. Me revint alors en mémoire une partie de mes cours de sciences à propos des prédateurs et de leurs victimes.

 

La chaîne alimentaire est le processus qui fait qu'un animal est la nourriture d'un autre, et que cet autre animal sert à son tour de nourriture pour d'autres espèces et ainsi de suite. Par exemple, le puceron est mangé par la coccinelle qui est attrapée par l'araignée qui est la nourriture d'un oiseau qui devient la proie d'un renard... C'est la loi du plus fort qui mange le plus faible.

 

Ainsi donc, ces coccinelles asiatiques, voraces et déboussolées allaient devenir un fléau pour nombre de vignerons. Et pour d’autres professions vivant de l’agriculture… Elles avaient pris le pouvoir en déséquilibrant peu à peu la chaîne alimentaire. On connaissait les invasions de criquets sur toute la planète depuis des siècles, des pluies de crapauds, des armées de doryphores dévorant les pommes de terre… La nature perdait les pédales et mettait bien du temps à effacer ces calamités qui pouvaient affamer l’homme en lui ôtant une grande partie de sa nourriture. D’autant plus que les oiseaux si friands de coccinelles ne pouvaient à eux seuls en dévorer des millions. Le rapport des forces en présence était trop déséquilibré. Les victimes virtuelles n’avaient plus assez de prédateurs et l’homme devait à son tour intervenir, trouver des solutions à court terme tout en pensant à l’avenir.

Le désordre s’était installé. Qui allait avoir l’intelligence et l’audace de le juguler ?

 

Puis le sommeil me prit et assommé par mes trois verres de vin blanc, je m’endormis ; façon peu glorieuse de ne pas affronter la réalité en face. J’entendis du fond de sa tombe, à travers la voix d'une poétesse inconnue, Isabella m’appeler, me tendre ses bras. Magie du rêve, miracle d’aimer ce qui meurt.


« Tu me caresses. Et je deviens terre inconnue à moi-même dont tu découvres minutieusement le relief ; terre étrangère à la physionomie insoupçonnée, courbes dont nul n’a su les détours que j’apprends avec toi. Nuque, épaule, sein, taille, hanche, cuisse, tu me déroules, tu déroules ce paysage sinueux, cette harmonie de versants, de collines, de bassins, de sillons – et ces plages offerts à ma paresse comme un loisir indéfini, épaule, sein, cuisse…Tu déploies mon corps en un lumineux labyrinthe, tu ouvres en lui de moelleuses perspectives dont je perçois, comme à distance, l’insolite. Face ignorée, tu me dévoiles.

Ou peut-être m’inventes-tu ? Je suis un vœu que tu prononces, que formulent tes doigts.

Future sous ta main, j’attends de devoir naître. J’attends que tu me donnes forme entre toutes les formes créées, forme de femme unique entre toutes les femmes.»

Voilà ce qu'entendait Antoine dans les paroles récitées d'Isabella. Il se jura de recopier ces vers et d'en trouver l'auteur.

CHAPITRE QUATRE

 

Etat d'alerte.

 

La pharmacienne du village voisin reçut la visite de plusieurs clients qui vinrent se plaindre de morsures d’insectes, « des coccinelles à ce qu’il paraît ! »

Rien de bien méchant, mais elle décida d’alerter les services vétérinaires du département. Et de rédiger – par déontologie - une note d’observation, comme c’est l’usage. D’autant plus qu’en se renseignant auprès de quelques collègues pharmaciens des environs, on en arrivait à la même conclusion. Le petit insecte réputé jusqu’alors pour son côté esthétique, utile comme prédateur des pucerons et charmeur par sa façon d’attirer les enfants, était devenu en quelques jours un ennemi. Sa prolifération devenait un problème qu’il fallait solutionner au plus vite.

Les maires, les services sanitaires et sociaux décidèrent avec l’appui du préfet de coordonner un plan d’éradication de ce prédateur asiatique qui avait largement prouvé en quelques mois sa nuisance. On réunit les services vétérinaires, les responsables des maladies à risque afin de trouver une solution commune, efficace et bien ciblée. Enrayer le mal par des méthodes douces si possibles sans avoir recours à une violence aveugle.

Défenseurs et ennemis de la coccinelle s’affrontèrent en de houleux et douloureux débats. Ce qui prouvait que l’action concertée avait des chances de déboucher sur un projet commun et raisonné, but normal d’un débat démocratique et qui avait lieu d’être.

La réunion publique avait été décidée par le maire et chacun avait pu apporter sa modeste contribution. D’autant plus que les Nations Unies avaient proclamé en 2010 une année internationale de la biodiversité afin d’alerter l’opinion publique sur la disparition des espèces.

C’est alors que les ennuis commencèrent à gangréner la région.

 

On ressortit les vieilles rancœurs, chacun avait à régler qui un problème de voisinage, qui un règlement privé au sein de familles séparées par de sombres histoires. L’occasion était trop belle de se réuni derrière le drapeau de la lutte contre les coccinelles et de les renvoyer ailleurs, dans leurs pays d’origine. En attendant, on en massacra des colonies entières, mettant même les enfants à contribution. On les tuait aussi en les laissant quelques heures au congélateur. C’était devenu un effort de guerre contre un ennemi acharné à piller les ressources naturelles du pays.

 

 

Antoine sentait que s’il luttait au côté de ses frères vignerons pour des valeurs concernant la région, le pays et la planète, la douleur d’avoir perdu Isabella s’en trouverait diminuée. Agir, « Age quod agis » agis comme tu dois le faire, telle la parole latine de son ancien professeur, noble parole qui allait empêcher Antoine de tomber dans une noire dépression.

Bien sûr, s’attacher à une personne, l’aimer et puis la perdre, n’était pas qu’un artefact et une vue de l’esprit. Mais ô combien une action collective au service des autres pouvait enrayer la douleur, la sombre douleur qui gît au cœur de chacun.

Douleur qui nous met tous à égalité, douleur qui nous dicte sa loi – telle une calamité nécessaire et injuste afin de nous mettre à l’épreuve. La douleur ! Un poids tel dont il faut inverser la nuisance pour s’en servir comme levier. Pour peser sur le monde et sur les choses. Lutter contre ce mal absurde.

Antoine n’avait rien d’un disciple de Bouddha, prônant que vivre bien était l’absence de dépendance à l’autre. Une force instinctive lui montrait peu à peu le chemin. La lutte, la lutte pour lui-même et pour les autres, au service de l’avenir, là était l’issue ; et non cette douleur qui rendait solitaire, cette mélancolie qui broyait les êtres – jusqu’à l’aporie, la mort absurde. L’idée faisait son chemin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 20:21

 

 

 

 

 

MORT SUR LE GRILL

 

 

 

 

Sinus, cosinus & Coccinelles

 

 

Eco-Polar

 

 

Yann Venner

 

 

 

 

2011

 

 

 







Je dédie ce roman à mes parents.









Paul Eluard

Extraits du « Dit de la force de l’amour », écrit en 1947 pour l’ouverture d’une émission de radio.

« Hommes, femmes (…) qui, perpétuellement, naissez à l’amour, avouez à haute voix ce que vous ressentez, criez « je t’aime » par-dessus toutes les souffrances qui vous sont infligées, contre toute pudeur, contre toute contrainte, contre toute malédiction, contre le dédain des brutes, contre le blâme des moralistes.

Criez-le même contre un cœur qui ne s’ouvre pas, contre un regard qui s’égare, contre un sein qui se refuse. Vous ne le regretterez pas, car vous n’avez d’autre occasion d’être sincère (…) Votre cri vous fera grand et il grandira les autres. Il vient de loin, il ira loin, il ne connaît pas de limites.


Parlez, les mots d’amour sont des caresses fécondantes. Les autres mots ne sont là que pour la commodité de la vie. Aimer, c’est l’unique raison de vivre. Et la raison de la raison, la raison du bonheur. Vous obtiendrez toujours grand enchantement d’aimer, et même de la souffrance d’amour.

Les plus grands des poètes ont affronté diversement, avec courage et avec faiblesse, les difficultés de la vie, mais leurs chants d’amour relèvent l’homme de son bourbier. »



 

 

 

 

PREMIERE PARTIE

 

LE DEUIL

 

 

CHAPITRE UN

 

 

La rencontre.

 

Elle se posa sur une des vitres de la véranda. La plus basse ; celle qui était légèrement fêlée et que Jacinthe m’avait demandé à plusieurs reprises de remplacer.

Confortablement installé dans mon rocking-chair, un verre d’aligoté à la main, je détaillai la bête qui se déplaçait maintenant avec précaution, explorant son nouveau territoire. D’une taille plus imposante que nos coccinelles indigènes, jaune avec ses points noirs, elle semblait interroger avec lenteur la plaque de verre du bout de ses six pattes. Le coléoptère avançait vers la zone d’ombre afin sans doute d’échapper à la chaleur qui sévissait depuis ce matin. Un vent léger venait de se lever dans les vignes et je pouvais entendre le doux bruit de sa chanson qui caressait les tendres feuilles.

 

La coccinelle s’immobilisa enfin dans l’angle supérieur gauche, semblant y avoir trouvé un peu de fraîcheur.

 

Un deuxième coléoptère se posa sur mon verre, élytres déployées. Lui aussi était jaune et tacheté de noir. Je tendis un doigt vers l'insecte comme font les enfants pour les attirer au bout de leur index en fredonnant plusieurs fois la célèbre comptine : « Petite coccinelle, envole toi, il fera beau demain… ». Jusqu’à ce que l’insecte s’envole de nouveau.

Mais je n’étais plus un enfant, et d’une pichenette, j’envoyai valdinguer la bestiole. Le beau temps commençait sérieusement à m’agacer. Nous étions à la mi-mai, il faisait plus de trente degrés depuis trois jours ! Une chaleur sèche et persistante s’était installée depuis le début du printemps et pas une goutte d’eau n’était tombée en quarante cinq jours ! Les voisins les plus proches du domaine ne semblaient pas dérangés par cette météo intempestive. J’entendais leurs cris idiots et le bruit des flaques d’eau qu’ils s’envoyaient à la figure. Elles claquaient ensuite sur les dalles carrelées de leur piscine, comme pour mieux me narguer.

 

Ce bien précieux, cette eau si nécessaire, cette manne céleste…

Et ces naïfs qui ne songeaient pas une seconde qu’elle viendrait un jour à leur manquer.

 

  • Au moins eux, ils vivent l’instant... Cesse de vivre dans le passé Antoine.

 

Phrase que Jacinthe me serinait souvent. Elle m’avait quitté le matin même, rejoindre sa sœur en Bretagne, me reprochant chaque jour un peu plus ma mélancolie.

J’étais seul, veuf, inconsolable.

 

Et le vent se mit à chanter dans les vignes, un peu plus fort. Une chanson d’amour défunt, d’amour détruit. Je vidai mon verre et me resservis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHAPITRE DEUX

 

 

Entomologique.

 

 

 

 

Traditionnellement, notre amie coccinelle jouit d'une bonne réputation : elle ne pique pas, ne vole pas de manière agaçante et surtout, mange les pucerons, les cochenilles, ce qui en fait un précieux allié du jardinier. Cependant, l'arrivée de la coccinelle asiatique a changé cette perception et transformé l’image de la bête à bon dieu en petite peste dont on souhaite se débarrasser.

Cette coccinelle asiatique présente une grande variabilité de couleurs, sa robe allant du noir au jaune, en passant par le rouge et l’orange. La variabilité de couleurs et de motifs la rend assez difficile à reconnaître. Certaines variantes sont identifiables grâce à une tache noire en forme de M ou de patte de chat sur le pronotum, mot savant qui désigne une partie de la tête  de la coccinelle. Ce coléoptère mesure de cinq à huit millimètres de long.
Très féconde et vorace, la coccinelle asiatique menace les espèces indigènes, non seulement en entrant en compétition avec ces dernières pour la nourriture et l'espace, mais aussi en se nourrissant des larves des coccinelles locales. Elle provoque certaines nuisances pour l'homme.
En automne, elles se regroupent pour chercher un abri pour l'hiver et peuvent envahir par milliers les maisons en utilisant toutes les ouvertures possibles. L'insecte entre alors en hibernation et ne cause pas de dégâts. Cependant, lorsqu'il se sent menacé, il émet un liquide nauséabond jaune orange qui tache. Et sa présence peut devenir agaçante, comme le témoigne une femme.

 

  • Une coccinelle dans mon verre de vin, trois ou quatre sur l'écran de télé, quelques dizaines qui se baladent dans les fenêtres, c'est comme ça tous les jours, du mois d'octobre à la fin d'avril, début mai. Imaginez, je passe l'aspirateur manuel trois fois par jour, je les compte une à une. À quelques reprises, j'en ai capturé autour de mille dans une seule journée. Maintenant, je ne parle plus que de coccinelles. Elles ont envahi mon existence.

 

 

Des cas d'allergies ont été signalés et une étude d'impact montre que près d’un quart de ces insectes adultes mordent, pouvant aussi causer des dommages aux fruits. Certains viticulteurs rencontrent également des problèmes : les insectes présents sur les grappes et pressés avec le raisin donnent un goût acre au vin et peuvent le rendre invendable.

Harmonia axyridis est une espèce de coccinelle asiatique qui a été importée aux USA dans les années soixante afin de lutter contre les pucerons dont elle est très friande, mais ce n'est qu'en 1988 que l'acclimatation a été notée. L'Europe l'a également introduite plus récemment dans les cultures sous serres puis à destination des particuliers en mettant à disposition des larves à déposer sur les plantes dans les jardineries. L'intention était louable dans la mesure où il s'agissait de lutter contre le développement des pucerons dans les cultures à la place des pesticides.

« Pourquoi donc n'avoir pas privilégié nos espèces locales ? » me disais-je.

Cette coccinelle originaire de Chine, de Corée et du Japon s'est tellement bien adaptée qu'elle envahit désormais des régions entières en progressant du nord vers le sud. En vente en Belgique depuis la fin des années quatre-vingt-dix, elle a envahi la Flandre en quatre ans ! L'invasion de la France est avérée. Aujourd'hui elle est présente sur une grande partie du territoire. Elle a récemment été découverte en Loire-Atlantique et les observations se multiplient dans le Pays-de-la-Loire, en Bourgogne, en Franche-Comté et en Rhône-Alpes.

Inoffensive pour l'homme, elle prolifère néanmoins au détriment des espèces endémiques comme notre coccinelle à sept points. La larve de cette coccinelle peut s'attaquer aux larves des coccinelles locales lorsque sa nourriture vient à manquer ou que l'occasion se présente. Les coccinelles asiatiques se regroupent à l'automne grâce à une substance qu'elles émettent et se déplacent en groupes pour trouver un refuge pour passer l'hiver. L'intérieur d'une maison sera souvent privilégié.

Une nouvelle fois, pensai-je, l'homme en essayant d'intervenir sur la nature en introduisant cette espèce a contribué à un profond déséquilibre. Il faudra désormais compter sur cette nouvelle espèce invasive avant qu'un nouvel équilibre se fasse.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 12:21

Yann Venner : Lumière pour les oubliés
Sombre enquête en Bretagne. Le commissaire Cesare Le Tellier enquête sur la disparition de sans-papiers en Bretagne. Dans ce roman, on y croise un écrivain haïtien, une famille tchétchène, mais aussi des citoyens engagés se mobilisant pour les défendre ou les protéger (parfois au péril de leur propre vie). A travers ce polar, l’auteur aborde le thème des migrants et du droit d’asile. Il dénonce une Europe aux frontières renforcées engendrant des situations humaines dramatiques.
Enseignant, poète et romancier, Yann Venner réside en Côtes d’Armor. Lumières pour les oubliés est le dernier volet d’une tétralogie policière débutée avec Black Trélouzic (2005), puis Aller simple
pour Trélouzic
(2006) et La disparue de Guingamp (2007).
Ed. Le Cormoran, mars 2009. Dist. Coop-Breizh, 15 €. coop-breizh.fr
www.venneryann.com
Catherine - septembre 2009

 

Ce roman sera distribué par DE BOREE à partir d’avril 2010

 

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 21:23

La ronde du printemps

 

Chaleur incandescente

O fluides amoureux

J’attends que tu descendes

Au creux de mes pensées

 

Je me retournerai

Voir si ton cœur me suit

Dans la vapeur brumeuse

Des jours nus et des nuits

 

Nuits de froide vigueur

Où règne solitaire

La glace de mon cœur

Pris en délit de toi

 

Et si je t’imagine

Fondante de désir

Alors j’aurais trouvé

Ma perle ton plaisir

 

Etrange botanique

Herbier vivant bocage

Ton souffle est un mystère

Habillé de lumière

 

Baroque est ma pensée

Mes actes des douceurs

Qui embrasent ton nom

Ophélie muse amère

 

Dans les plis du printemps

J’ai dénoué les fils

D’un hiver qui s’achève

Au creux du souvenir

 

Et plongeant dans l’eau claire

D’une source alanguie

Tu me rejoins vivante

Loin de toute insomnie

 

 

Je décline ton nom

Chaque lettre féconde

Un chant joyeux et doux

Irradie comme une onde

 

Tous nos bonheurs

Passés, le futur enchanteur

Les courbes de ta voix

Pleuvent de rire pleuvent

 

Vision blême vision

Unis dans une étreinte

Nos corps à l’unisson

Tournons valse tournons

 

 

 

Ainsi s’en est allé

L’hiver au cœur de poudre

Laissant place au printemps

De foudre verte

Et d’éclairs transparents

 

Courir à deux dans les rameaux nouveaux

Tendre est la pluie vernale et fraîche

Nous nous désaltérons

Bouches sèches présentes

 

Adieu cruelles eaux

Réchauffe-moi beauté

Fais que la terre enfante

La vie chaque fois neuve

 

Chaleur incandescente

O fluides amoureux

Au creux de nos pensées

J’attends que tu descendes

 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 12:10

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Nostos algos (nostalgie, retour de la douleur)

Message  yann Venner Aujourd'hui à 10:30

« Un tesson de silence habite ma mémoire

Et déchire le voile d'un souvenir ancien.

Sourde blessure d'où coule l'encre de l'Histoire

J'entends le vent de mer mystérieux musicien.

Morne lune cachée

J’habite dans la boue des cieux ;

Le soleil effacé

Ne réchauffe plus

Le cœur des
aïeux... »

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C'est une création...

Message  yann Venner Aujourd'hui à 10:31

Donc, pas de tristesse, simplement une respiration en l'honneur
d'un passé & à l'avenir, toujours présent au coeur du poète : on écrit
pour demain...

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Re: Nostos algos (nostalgie, retour de la douleur)

Nouveau message  sarah Aujourd'hui à 10:44

yann Venner a écrit:« Un tesson de silence habite ma mémoire

Et déchire le voile d'un souvenir ancien.

Sourde blessure d'où coule l'encre de l'Histoire

J'entends le vent de mer mystérieux musicien.

Morne lune cachée

J’habite dans la boue des cieux ;

Le soleil effacé

Ne réchauffe plus

Le cœur des
aïeux... »

j'entends ton coeur
se battre contre la douleur
je l'entends chanter
son désir de hanter
une prairie de sourire

je te souhaite bonne journée, Venner

sarah
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Nostos algos (nostalgie, retour de la douleur)#32116#32116
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 08:37

mer
mer
par yarniche

 

 

Si tu cherches une étoile, Boucle d’Or,

Inutile de scruter le firmament.
Rentre en toi-même, simplement.


D'étoiles, ton âme est constellée.
Du flamboiement de tes aspirations les plus élevées
au simple scintillement d'un sourire partagé,
Ton propre espace sacré, ce glorieux paradis,
brille d'un éclat plus radieux
que la plus pure des nuits.


C'est pourquoi,
Au lieu de lever ton regard vers les cieux
Ferme les yeux
et regarde en toi ma beauté.

Y.V

___________________________________________________

Un poème de Louise Labé (1526-1566)

Baise m'encor, rebaise moy et baise :
Donne m'en un de tes plus savoureus,
Donne m'en un de tes plus amoureus :
Je t'en rendray quatre plus chaus que braise

Las, te pleins tu ? ça que ce mal j'apaise,
En t'en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l'un de l'autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie :

Tousjours suis mal, vivant discrettement, 
Et ne me puis donner contentement,
Si hors de moy ne fay quelque saillie.

______________________________________________

 Paul Eluard, avec des extraits du « Dit de la force de l’amour », écrit en 1947 pour l’ouverture d’une émission de radio.

« Hommes, femmes (…) qui, perpétuellement, naissez à l’amour, avouez à haute voix ce que vous ressentez, criez « je t’aime » par-dessus toutes les souffrances qui vous sont infligées, contre toute pudeur, contre toute contrainte, contre toute malédiction, contre le dédain des brutes, contre le blâme des moralistes. Crie-le même contre un cœur qui ne s’ouvre pas, contre un regard qui s’égare, contre un sein qui se refuse. Vous ne le regretterez pas, car vous n’avez d’autre occasion d’être sincère (…) Votre cri vous fera grand et il grandira les autres. Il vient de loin, il ira loin, il ne connaît pas de limites.
Parlez, les mots d’amour sont des caresses fécondantes. Les autres mots ne sont là que pour la commodité de la vie. Aimer, c’est l’unique raison de vivre. Et la raison de la raison, la raison du bonheur. Vous obtiendrez toujours grand enchantement d’aimer, et même de la souffrance d’amour. Les plus grands des poètes ont affronté diversement, avec courage et avec faiblesse, les difficultés de la vie, mais leurs chants d’amour relèvent l’homme de son bourbier. »

 

__________________________________________________________

Et puis Mireille Sorgue (1944.-1967) et sa magnifique « Lettre à l’Amant », (pour en savoir plus, http://www.mireille-sorgue.fr )

« Tu me caresses.
Et je deviens terre inconnue à moi-même dont tu découvres minutieusement le relief ; terre étrangère à la physionomie insoupçonnée, courbes dont nul n’a su les détours que j’apprends avec toi. Nuque, épaule, sein, taille, hanche, cuisse, tu me déroules, tu déroules ce paysage sinueux, cette harmonie de versants, de collines, de bassins, de sillons – et ces plages offerts à ma paresse comme un loisir indéfini, épaule, sein, cuisse…Tu déploies mon corps en un lumineux labyrinthe, tu ouvres en lui de moelleuses perspectives dont je perçois, comme à distance, l’insolite. Face ignorée, tu me dévoiles.

Ou peut-être m’inventes-tu ?

 Je suis un vœu que tu prononces, que formulent tes doigts.

 Future sous ta main, j’attends de devoir naître. J’attends que tu me donnes forme entre toutes les formes créées, forme de femme unique entre toutes les femmes.»

 

_______________________________________________

 

 

"Verse le vin
Partage un fruit
Fais que l'autre t'atteigne"

 


(Proverbes, Claude Albarède, 1ère strophe)

 

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 08:29
COCKTAIL CRUEL, roman éco-polar de Côtes d'Armor en Côtes de Beaune
Yann VENNER
Éco-polar
éditions LE CORMORAN
"De Côtes d’Armor en Côtes de Beaune"... 15 euros, distribué par DE BOREE mars 2010 248 pages ISBN 9782916687094
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 08:21
Baune-2009.JPG
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 08:18
                                           COCKTAIL CRUEL


Entre Côtes d'Armor et Côtes de Beaune, le monde de la mer et celui du vin vont se rencontrer. Sous la forme d'une talentueuse actrice de cinéma, née en Breta-gne. Elle va tomber sous le charme d'un propriétaire négociant en vins de Bour-gogne. Il est de plus producteur de films.
Isabella et Antoine vont vivre un très bel amour, jusqu'au jour où le destin s'en mêle. Deux soeurs – appelées les vignoleuses – vont concocter une drôle de cui-sine aux algues… Entre Beaune, Jobigny La Ronce, L’Île-Grande et Saint-Brieuc.
L'infernal ballet cinématographique, sous le signe de la science et du vin, va être animé par une double enquête entre Bretagne et Bourgogne. Deux commissaires de police auront alors à décrypter un film plutôt noir. Un roman qui rend hom-mage au monde de la nature, du vin et du cinéma.

Yann VENNER,
né à Saint-Brieuc en 1953, vit entre Bretagne et Bourgogne. Ses recherches l'ont amené à extraire la quintessence de la vie : « Tourné vers les autres, j'aime toutes les formes d'écritures, et les bons vins. »
Quatre romans déjà parus, des recueils de poèmes et des articles sur les littératures francophones, jalonnent son parcours. Après une tétralogie romanesque - drolatique et noire - sur la Bretagne, il nous livre ici un nouveau roman dans lequel suspense, hu-mour, science et écologie se croisent.
Un éco-polar à déguster sans modération !
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