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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 12:53

A l’aube claire de ta bouche
J’ai bu les parfums enneigés.
Tes lèvres ont cherché la réponse
à la question jamais posée,
Balbutié des perles de givre.

Un fruit de glace
Brille dans le matin,
goutte après goutte
abreuve nos caresses.
Nos deux haleines ondulent
en guirlandes.
Le brouillard de la chambre
est semé de nos rires
Et sur nos corps
Tremblants et nus
Des flocons d’oiseaux
Se sont abattus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plus beau des oiseaux...?

- L'ornithographe,


puisqu'il a des plumes et que le ciel est sa page.


De plus, c'est le seul oiseau qui écrive,


sans laisser de trace !


- Si nous pouvions faire la même chose quelquefois,


et simplement chanter,


comme l'oiseau.


- Effaçons-nous devant l'ornithographe,


et de nos yeux si-lents-cieux,


admirons ses troublants,


invisibles paraphes.

 

 

 

 

APPASSIONATA

 

 

 

J'ai tout un clavier dans la tête



une harmonie d'étoiles filantes



dedans mon âme une tempête



au bout des lèvres une amante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est pour t'avoir vue
penchée à l'ultime fenêtre
que j'ai compris et que j'ai bu
tout un abîme.

Tu me montras tes bras
tendus vers la nuit
et tu as fait que depuis
ce qui en moi te quitta,
me fuit,
n'est plus.

Ton geste fut-il la preuve
d'un adieu si grand ?
Si vrai, qu'il me changea en vent
de sable versé dans le fleuve
de l'oubli ?

C'est le trop tard, le trop tôt,
qui de tes formes décident.
Tu les habilles, rideau,
robe du vide.

Je reste l'étourneau,
inconsolable enclos
de rides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sens-tu le parfum de la lune ?
Il est pour toi
descendu ce soir

Telle une écharpe bleue
roulée
puis déroulée
en volute apaisée
le parfum de la lune
enlace
ta nuque fine

Lui seul
te réchauffe

Tu veux le caresser
Ce souvenir de sable
qui vient de s'envoler

Mais fidèle
il revient chaque soir
sur ta peau se poser
comme un papillon bleu
pour saluer ta beauté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleur à ma porte
à ma portée
elle m'effleure
telle une portée de notes
aux vers sibyllins.

Rose de désir rose
rose désirée
rose où accrocher
ma peine montée
en épingle.

Poème pour une épine
poème pour une énigme
voilà notre but incertain

Produire du sens
hors des chemins de la science
hors de toute vérité fabriquée

Une rose frappe à la porte
et tout l'univers
est aux aguets !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haute fleur de lumière
La chaleur des nénuphars
S’élève jusqu’à ton cou.

Tu arrives vers moi
toute ensoleillée d’existence
Bouche emplie de fraîcheur d’herbe.

Tu es l’aube dans mes bras.

Nous n'irons plus mourir de langueur
à des milles de distance
dans nos rêves bourrasques
des filets de sang
dans la soif craquelée de nos lèvres
les épaules baignées de vols de mouettes
non !
J'irai te chercher nous vivrons sur la terre.

Coule-moi dans tes mains de soie
tête la première pour ne plus revenir
si ce n'est pour remonter
debout à ton flanc
nouveau venu de l'amour du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fidèle marin
sur les chaloupes de la nuit
je pêche
les songes qui dérivent.

Quand le jour s'éteint
l'océan enveloppe mes rêves.
Je chavire alors dans ses vagues
et nage vers le levant.
J'aime écrire entre ses lignes
changer d'horizon.

Dans les brumes du matin
je t'ai vue baigner nue
et au soleil naissant
apparaître
poitrine dressée
nouvelle femme
dans l'immensité.

D'un petit signe
tu m'invites
vers un rivage inconnu.
Je pose alors
ma plume et léger
vole vers ta caresse
pour découvrir
tes lignes
à l'horizon.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA BELLE ABSENTE

Je t’imagine là comme un souffle tranquille
Robe et abeille bleue je t’imagine là

Dans la respiration paisible de la ville
Dont les arbres tremblants s’endorment dans le froid.

Je t’imagine seule à l’angle du carreau
Sous les nuages bas tu traces dans la buée
Des lignes délicates pour me dire ta pensée.


Je t’imagine seule au seuil de ton ivresse
Lointaine et disparue dans la nuit sans jeunesse.

Je t’imagine lasse, et poussée par le vent
Courbée sous le fardeau de fumées trop épaisses
Il fait si froid dans la ville ce soir.

Je t’imagine là présence inavouable
Front fleuri de la vie qui s’offre et qui se prend
Je t’imagine là comme inimaginable
Je t’imagine là quand ton souffle est absent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps d’écrire un doux message
à l’infini,
l’oiseau que j’avais mis en cage
est reparti.

Soliloques du désespoir
il s’est enfui ;
course folle à broyer du noir
le soleil luit.

La parole a quitté le livre
au crépuscule ;
la page est blanche de sons ivres
qui basculent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous les paupières de l'horizon
Flottent nos rêves.
Errant parmi les vagues
Se posent tes doux pas
Qui viennent danser
A mes lèvres.
Les algues chantent
Il fait soleil
Parmi le sel et les embruns.
Caressée par la soie du vent
Frémit la chair des coquillages.
Et sur le sable de la plage,
Sortis de l’eau,
S’ébrouent nos corps
Coquelicots.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu plonges


parmi les éponges


et tu t'effaces,


Sirène tu n'es plus


qu'un songe


à la surface.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu m'a conquis,


mon pays n'est plus mon pays,


le paysage s'est enfui.


Tous les chemins ramènent au même lieu :
toi


Le voyage est cheval d'illusion


Les braises du monde noircissent son pas démesuré.


Elles brûlent nos langues inquiètes


En lui-même, le poème se cherche,


il est cette eau noire qui nous éblouit


lorsque nous lui restituons


une lointaine lueur d'étoile :


ta lueur, ton soleil, ta chaleur


toi.

 

 

 

Entre le mutisme et la perte
Le vent m’apporte feuille blanche.

Exister mieux plus loin plus haut
Je n’ai pu le faire sous mon toit.

Aujourd’hui la maison
oubliée sur l’estuaire
Réinvente sa solitude.
Mélancolie des sables
aux portes de l’automne
Jour après jour la pluie griffue
Efface les couleurs

Cendre noyée du ciel
Dans le gris fumeux des étangs,
Ton absence me pèse tant.

Devrai-je attendre encore longtemps
le retour de ta chevelure
qui s'enroulait aux quatre vents
sur la grève des sentiments ?
J'ai souvenance de ta voix
qui me chantait l'amour fragile.
J'ai trahi ta confiance
et noyé ma conscience.

Désir me noyer
dans ton ventre océan
devenir le nageur bercé

le tendre amant

Toi et moi toujours deux
déchirant nos linceuls,
pour ne plus jamais
rester seuls.

 

 

 

 

Les grains bavardent clairs
au cœur de la nuit brune :
"Je mûrirai dit l'un
et désaltérerai le gosier d'un puissant
la gorge d'un enfant
le palais d'une reine.
- J'abreuverai dit l'autre,
et je caresserai les papilles des hommes
quand je serai plus grand.
- Moi, dit encore un autre,
je ne mûrirai pas
je suis déjà mourant
car je vis
Dans la peur
de me voir englouti.
- Tu ne vivras jamais le plaisir du partage
l'offrande
De ton jus la connaissance offerte
la grume délivrée.
Dessèche-toi bien vite
Pour laisser de l'espace
aux autres grains pressés
De finir en bouteilles.

"A cheval sur le vin !
Riez, frères humains !
La divine chanson sera notre boisson
et nous galoperons en joyeux échansons
pour verser dans nos verres
les crus
De l'univers."

 

 

 

 




 

 

Le soleil s'est levé
sur ton nom Boucle d'Or
tu es la lumière de mes pas.
Unique lampe en mon jardin
source de feu clair destin
tu veilles sur nos lendemains.


Boucle d'Or fleur bénie
oiseau chanteur en son doux nid
Tu es la corde le rayon
l'aile douce d'un papillon.


Bras tendus dans l'attente
moi l'aimant, toi l'aimante
je viens vers toi tu me tentes
J'avance alors funambule
aveugle pauvre somnambule
Pris de vertige
je trébuche
fleur coupée fleur sans tige
bouquet fané à peine né
lourd vestige


La nuit entre mes doigts
s'est déroulée, livide
Ne plus te voir
mon cœur se vide
J'ai perdu Boucle d'Or
L'unique lumière de mes pas
Et pourtant je reviens vers elle
le mot « trop tard » gît sous mon aile.

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux marges du temps
Se tissent nos aubes blanches
Le corps glisse
Creuse l'écorce du jour
La terre recueille ton dernier soupir
Je porte alors ton souffle
Nourri d'absences.
Les mots s'égarent
Dans l'éclat de la pierre
Dans le bleu des paysages de l'enfance.
Laisse-moi les lire au revers de l'oubli,
Laisse-les doucement se suspendre
Au creux de ma mémoire ;
L'ombre du chemin les apprivoise.
Au détour de l'arbre
Chaque pierre abrite leurs reflets
Un creux de bleu ride l'horizon
La lumière dérive
Ecume à la frange des ans.
Au couchant
La langue de pierre
Epousera nos solitudes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aucune fleur à offrir
pas même un encouragement

Je lui promis de courir
sur la route
de l'innocence

Elle était là
prisonnière de mes rêves
ligotée de solitude
crispée de douleur

Quand j'ai voulu la libérer
elle se dessécha
et disparut
dans la nuit

Mon cœur saigne
dans tes plis
coquelicot
que je
n'oublie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A ta césure mes doigts te cherchent
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 12:52

A l’aube claire de ta bouche
J’ai bu les parfums enneigés.
Tes lèvres ont cherché la réponse
à la question jamais posée,
Balbutié des perles de givre.

Un fruit de glace
Brille dans le matin,
goutte après goutte
abreuve nos caresses.
Nos deux haleines ondulent
en guirlandes.
Le brouillard de la chambre
est semé de nos rires
Et sur nos corps
Tremblants et nus
Des flocons d’oiseaux
Se sont abattus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plus beau des oiseaux...?

- L'ornithographe,


puisqu'il a des plumes et que le ciel est sa page.


De plus, c'est le seul oiseau qui écrive,


sans laisser de trace !


- Si nous pouvions faire la même chose quelquefois,


et simplement chanter,


comme l'oiseau.


- Effaçons-nous devant l'ornithographe,


et de nos yeux si-lents-cieux,


admirons ses troublants,


invisibles paraphes.

 

 

 

 

APPASSIONATA

 

 

 

J'ai tout un clavier dans la tête



une harmonie d'étoiles filantes



dedans mon âme une tempête



au bout des lèvres une amante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est pour t'avoir vue
penchée à l'ultime fenêtre
que j'ai compris et que j'ai bu
tout un abîme.

Tu me montras tes bras
tendus vers la nuit
et tu as fait que depuis
ce qui en moi te quitta,
me fuit,
n'est plus.

Ton geste fut-il la preuve
d'un adieu si grand ?
Si vrai, qu'il me changea en vent
de sable versé dans le fleuve
de l'oubli ?

C'est le trop tard, le trop tôt,
qui de tes formes décident.
Tu les habilles, rideau,
robe du vide.

Je reste l'étourneau,
inconsolable enclos
de rides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sens-tu le parfum de la lune ?
Il est pour toi
descendu ce soir

Telle une écharpe bleue
roulée
puis déroulée
en volute apaisée
le parfum de la lune
enlace
ta nuque fine

Lui seul
te réchauffe

Tu veux le caresser
Ce souvenir de sable
qui vient de s'envoler

Mais fidèle
il revient chaque soir
sur ta peau se poser
comme un papillon bleu
pour saluer ta beauté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleur à ma porte
à ma portée
elle m'effleure
telle une portée de notes
aux vers sibyllins.

Rose de désir rose
rose désirée
rose où accrocher
ma peine montée
en épingle.

Poème pour une épine
poème pour une énigme
voilà notre but incertain

Produire du sens
hors des chemins de la science
hors de toute vérité fabriquée

Une rose frappe à la porte
et tout l'univers
est aux aguets !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haute fleur de lumière
La chaleur des nénuphars
S’élève jusqu’à ton cou.

Tu arrives vers moi
toute ensoleillée d’existence
Bouche emplie de fraîcheur d’herbe.

Tu es l’aube dans mes bras.

Nous n'irons plus mourir de langueur
à des milles de distance
dans nos rêves bourrasques
des filets de sang
dans la soif craquelée de nos lèvres
les épaules baignées de vols de mouettes
non !
J'irai te chercher nous vivrons sur la terre.

Coule-moi dans tes mains de soie
tête la première pour ne plus revenir
si ce n'est pour remonter
debout à ton flanc
nouveau venu de l'amour du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fidèle marin
sur les chaloupes de la nuit
je pêche
les songes qui dérivent.

Quand le jour s'éteint
l'océan enveloppe mes rêves.
Je chavire alors dans ses vagues
et nage vers le levant.
J'aime écrire entre ses lignes
changer d'horizon.

Dans les brumes du matin
je t'ai vue baigner nue
et au soleil naissant
apparaître
poitrine dressée
nouvelle femme
dans l'immensité.

D'un petit signe
tu m'invites
vers un rivage inconnu.
Je pose alors
ma plume et léger
vole vers ta caresse
pour découvrir
tes lignes
à l'horizon.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA BELLE ABSENTE

Je t’imagine là comme un souffle tranquille
Robe et abeille bleue je t’imagine là

Dans la respiration paisible de la ville
Dont les arbres tremblants s’endorment dans le froid.

Je t’imagine seule à l’angle du carreau
Sous les nuages bas tu traces dans la buée
Des lignes délicates pour me dire ta pensée.


Je t’imagine seule au seuil de ton ivresse
Lointaine et disparue dans la nuit sans jeunesse.

Je t’imagine lasse, et poussée par le vent
Courbée sous le fardeau de fumées trop épaisses
Il fait si froid dans la ville ce soir.

Je t’imagine là présence inavouable
Front fleuri de la vie qui s’offre et qui se prend
Je t’imagine là comme inimaginable
Je t’imagine là quand ton souffle est absent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps d’écrire un doux message
à l’infini,
l’oiseau que j’avais mis en cage
est reparti.

Soliloques du désespoir
il s’est enfui ;
course folle à broyer du noir
le soleil luit.

La parole a quitté le livre
au crépuscule ;
la page est blanche de sons ivres
qui basculent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous les paupières de l'horizon
Flottent nos rêves.
Errant parmi les vagues
Se posent tes doux pas
Qui viennent danser
A mes lèvres.
Les algues chantent
Il fait soleil
Parmi le sel et les embruns.
Caressée par la soie du vent
Frémit la chair des coquillages.
Et sur le sable de la plage,
Sortis de l’eau,
S’ébrouent nos corps
Coquelicots.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu plonges


parmi les éponges


et tu t'effaces,


Sirène tu n'es plus


qu'un songe


à la surface.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu m'a conquis,


mon pays n'est plus mon pays,


le paysage s'est enfui.


Tous les chemins ramènent au même lieu :
toi


Le voyage est cheval d'illusion


Les braises du monde noircissent son pas démesuré.


Elles brûlent nos langues inquiètes


En lui-même, le poème se cherche,


il est cette eau noire qui nous éblouit


lorsque nous lui restituons


une lointaine lueur d'étoile :


ta lueur, ton soleil, ta chaleur


toi.

 

 

 

Entre le mutisme et la perte
Le vent m’apporte feuille blanche.

Exister mieux plus loin plus haut
Je n’ai pu le faire sous mon toit.

Aujourd’hui la maison
oubliée sur l’estuaire
Réinvente sa solitude.
Mélancolie des sables
aux portes de l’automne
Jour après jour la pluie griffue
Efface les couleurs

Cendre noyée du ciel
Dans le gris fumeux des étangs,
Ton absence me pèse tant.

Devrai-je attendre encore longtemps
le retour de ta chevelure
qui s'enroulait aux quatre vents
sur la grève des sentiments ?
J'ai souvenance de ta voix
qui me chantait l'amour fragile.
J'ai trahi ta confiance
et noyé ma conscience.

Désir me noyer
dans ton ventre océan
devenir le nageur bercé

le tendre amant

Toi et moi toujours deux
déchirant nos linceuls,
pour ne plus jamais
rester seuls.

 

 

 

 

Les grains bavardent clairs
au cœur de la nuit brune :
"Je mûrirai dit l'un
et désaltérerai le gosier d'un puissant
la gorge d'un enfant
le palais d'une reine.
- J'abreuverai dit l'autre,
et je caresserai les papilles des hommes
quand je serai plus grand.
- Moi, dit encore un autre,
je ne mûrirai pas
je suis déjà mourant
car je vis
Dans la peur
de me voir englouti.
- Tu ne vivras jamais le plaisir du partage
l'offrande
De ton jus la connaissance offerte
la grume délivrée.
Dessèche-toi bien vite
Pour laisser de l'espace
aux autres grains pressés
De finir en bouteilles.

"A cheval sur le vin !
Riez, frères humains !
La divine chanson sera notre boisson
et nous galoperons en joyeux échansons
pour verser dans nos verres
les crus
De l'univers."

 

 

 

 




 

 

Le soleil s'est levé
sur ton nom Boucle d'Or
tu es la lumière de mes pas.
Unique lampe en mon jardin
source de feu clair destin
tu veilles sur nos lendemains.


Boucle d'Or fleur bénie
oiseau chanteur en son doux nid
Tu es la corde le rayon
l'aile douce d'un papillon.


Bras tendus dans l'attente
moi l'aimant, toi l'aimante
je viens vers toi tu me tentes
J'avance alors funambule
aveugle pauvre somnambule
Pris de vertige
je trébuche
fleur coupée fleur sans tige
bouquet fané à peine né
lourd vestige


La nuit entre mes doigts
s'est déroulée, livide
Ne plus te voir
mon cœur se vide
J'ai perdu Boucle d'Or
L'unique lumière de mes pas
Et pourtant je reviens vers elle
le mot « trop tard » gît sous mon aile.

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux marges du temps
Se tissent nos aubes blanches
Le corps glisse
Creuse l'écorce du jour
La terre recueille ton dernier soupir
Je porte alors ton souffle
Nourri d'absences.
Les mots s'égarent
Dans l'éclat de la pierre
Dans le bleu des paysages de l'enfance.
Laisse-moi les lire au revers de l'oubli,
Laisse-les doucement se suspendre
Au creux de ma mémoire ;
L'ombre du chemin les apprivoise.
Au détour de l'arbre
Chaque pierre abrite leurs reflets
Un creux de bleu ride l'horizon
La lumière dérive
Ecume à la frange des ans.
Au couchant
La langue de pierre
Epousera nos solitudes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aucune fleur à offrir
pas même un encouragement

Je lui promis de courir
sur la route
de l'innocence

Elle était là
prisonnière de mes rêves
ligotée de solitude
crispée de douleur

Quand j'ai voulu la libérer
elle se dessécha
et disparut
dans la nuit

Mon cœur saigne
dans tes plis
coquelicot
que je
n'oublie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A ta césure mes doigts te cherchent
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 12:50

LE PARFUM

DE

LA LUNE

 

 

 

 

 

 

 

POEMES

                                                 Yann VENNER

 

 

 

 

La poésie n'est pas du vent, c'est le vent qui est poésie. YV.

 

 

 

« La poésie on le sait tous c’est l’ambre qui parfume
nos amertumes
En les couchant noir sur blanc
et en faire des baumes
en vers et en rimes
c’est le souffle qui guide les voiliers

des mots malgré les maux
vers le littoral de l’apaisement
La poésie est : Un cri de feu ou de flamme
Un souffle de brise ou de vent
Un message de peur ou de paix
Un sentiment d’amour ou de rejet
La poésie pour dire un volcan au cœur
Ou un ravin dans l’âme
Pour chanter la joie
Ou la mélancolie.


Un poème est une image de vie. »

 

 

Aziza Rahmouni

 

 

 

 

 

 

L'essence de la poésie est de mettre au défi notre condition.
La poésie nous apprend à rechercher au plus simple tout ce qui est transcendant et inépuisable.
Donc dans le rapport simple à soi-même.
La poésie n'est pas déploiement de mots dans un texte, ou agencement sans but, c’est une activité de l'esprit et de ce fait même toute une histoire, une civilisation et une philosophie.
Ecrire la poésie, c'est vouloir se défaire de l'autorité des systèmes de représentation.
C’est donc se délivrer des interprétations que ces systèmes font projeter sur nous, c'est rendre à autrui le droit d'exister en nous…
L'attestation poétique n'est qu'un instant, qui secoue le langage pour lui permettre de se réorganiser sous le signe de plus d'immédiateté dans le rapport avec soi-même.
La poésie est écoute des intuitions, des pensées pour "changer la vie".

 

                                                               YV

 

 

 

 

 

Ces poèmes,

 

pour BRIGITTE

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est un jour de fête foraine
Tes rires y rayonnent
Tournent en fulgurant manège.


Dans un tourbillon de lumière
Ta chevelure blonde
flotte dans l'air.


J’aperçois ton regard
Qui embrasse l’horizon
De mes rêves.


Nous chevauchons cascade bleue,
Tournent tournent les amoureux.


Dégustons la plénitude
Et la joie, à jamais
Toi, ma vie, ma bien aimée,

Toi vent doux


Si agréable


Toi ma lune

de pluie et de blé

Toi, beauté

plaisir enchanté.

 

 

 

 

 

 

 

Ce n’est pas une affaire d’épaules
que le fardeau du monde.

Ceux qui viennent à le porter
sont souvent les plus frêles.
Eux aussi
sont sujets à la peur
au doute
au découragement
et en arrivent parfois à maudire
l’idée ou le rêve splendides
qui les ont exposés
au feu de la géhenne.

Mais s’ils plient
ils ne rompent pas,
et quand, par malheur on les coupe
et mutile,
ces roseaux humains -
savent que leurs corps lardés
par la traîtrise -
deviendront autant de flûtes,
que des bergers de l’éveil
emboucheront pour capter
et convoyer jusqu’aux étoiles
la symphonie de la résistance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ton âme est un vivant tombeau,
habitée par tes beaux ancêtres.
Tu les regardes à la fenêtre
de l'histoire, tombée en lambeaux.

Mais il suffit que sur un balcon
une femme hésite..., pour être
celle que nous perdons -
l'ayant vue apparaître.

Elle lève les bras
pour nouer de ses doigts d'or
ses cheveux, toujours et encore.

Combien notre histoire ainsi
gagne soudain d'emphase
et notre bonheur d'éclat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces éreintantes certitudes
creusant creusant ma solitude
alors que le doute fécond
me relie à la multitude

croire ou douter
craindre espérer
entre l'espérance et la crainte
tout un train
de pensées m'éreintent
combien de wagons en transit
entre des rames qui hésitent
quais d'ennuis transpercés de brume
aiguillages sanguinolents
destinations toujours devant
fuite du temps
vers l'inconnu
toujours toujours
cet être nu
et habillé de solitude
dans le bonheur triste des gares
où tant de voyageurs s'égarent
locomotives sans motifs
chevaux fous hargneux et craintifs
qui traînent
attaché à leur queue
Mazeppa, condamné des dieux
sombre dépouille corps déchiré
solitaire parmi les cieux.


 

 

 

 

 

Territoires


libérés


désancrés


illettrés


balancez


vous comme des îles


sur


un océan bleu d’argile



seul un


poisson a gravé


son inutile


nostalgie.

 

Larmes de Kabylie.

À
LOUNES MATOUB


Lounès
de la douleur Matoub est mort,
Lounès
de la colère Matoub n’est plus.
Qui
porte sa douleur aujourd’hui ou demain ?
Qui
porte sa colère emportée par les balles ?
Le
bras du G.I.A frappe comme on crotale.
Toi
chanteur musicien poète en Berbérie
et
en toute maison ; ton corps écartelé
sur
l’Algérie entière recouvre l’océan
qui
mugit jusqu’à nous - les petits conquérants
de
jadis aux pieds secs, les mous de la cocarde
enivrés
par l’exode ; les tendres cannibales
imposant
leur loi - fiel : celle du pieux colon
qui
ravale l’Histoire à coups de République.
Le
Kabyle est sans voix, privé même de langue.
Qui
meurt au bout du compte, le poète, l’assassin ?
Lounès
Matoub est mort et la main passe en vain...
Il
Il n’y a plus d’Histoire au - delà de demain.

 

 

 

 

 

 

 

Les voix qui chantent faux
cortèges des semaines
les amours mécanos
le jargon de nos peines

les espoirs verrouillés
la jarre est dans l'eau morte
et les corps lézardés
les secrets sans escortes

les balcons qui colportent
sept jours comme des flûtes
sur le seuil muet des portes
le front blême qui bute

s'en vont les mains fanées
sur une grande artère
le soupir des années
et l'orgue de misère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Proies des désirs
L’été fondait sur nous
Nous emportait dans ses remous.
L’herbe chaude à midi
Nous gardait dans ses plis.
Marée subite du plaisir
L’été nous sautait à la gorge,
Nous prenait dans ses bras.


Sel des baisers
Jeux de tendresse
Soubresauts de caresses
Arqués jusqu’au zénith,
On s’endormait rompus
Sur les roches moussues.

Je t’aimais fou de racines profondes
Mon bel amour navigateur
Et l’on s’aimait tous deux dans l’onde
D’un vert océan rédempteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Forteresse
de mes espoirs
tu es, déesse,
mon reposoir

Je longe tes rivières
franchis le pont
et viens te voir

Sur le seuil bouche close
tu m'accueilles
lèvres roses

Je dépose en tes mains
un écrin fleuri de pensées
toute ma joie
d'avoir cherché


Tu me souris
et le ciel noir
s'enfuit s'enfuit

Un couple au clair des nuits
sentinelle alanguie
veille sur le château
doux chant de l'eau

 

 

 

 

 

 

 

 

...Et un cheval
pour marquer la cadence !


Un étalon surgi du labyrinthe
Un cavalier
arrivé de Corinthe
aux éperons forgés
de toute urgence

Deux messagers
dans une écume blanche
pour annoncer de belles espérances
le goût des mots du sel
Du sucre de l'enfance

Enfourcher l'alphabet
être désarçonné
Tomber de sa monture
apprendre l'écriture
Et de l'alpharandole
à l'omegalipette
construire son école
suivre sa propre quête

Et un cheval
pour marquer la cadence
Une monture surgie de mon enfance.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu es au centre du monde tel qu'il gronde en moi
avec la rumeur de mon âme dans tous les coins
tu vas jusqu'au bout des comètes de mon sang
haletant
harcelé de néant
et dynamité
de petites apocalypses
les deux mains dans les furies dans les féeries
ô mains
ô poings
comme des cogneurs de folles tendresses

mais que tu m'aimes et si tu m'aimes
s'exhalera le froid natal de mes poumons

le sang tournera ô grand cirque
je sais que tout mon amour
sera retourné comme un jardin détruit

qu'importe je serai toujours si je suis seul
cet homme de lisière à bramer ton nom
éperdument malheureux parmi les pluies de trèfles

mon amour ô ma plainte
de rossignol dans la nuit buissonneuse
ô fou feu froid de la neige
beau sexe léger ô ma neige
mon amour d'éclairs lapidés
morts
dans le froid des plus lointaines flammes

 

 

 

 

 

La barque de tes yeux

a chaviré mon cœur

Entre le ciel et ton visage

Je flotte dans ta chevelure,

Comme au bord d’une branche

Un songe dans sa fleur.

Une voile s’approche

Dans les vagues mourantes,

Rose de frissons neufs.

Elle murmure ton doux nom

De chair et de tendresse.

Eaux mêlées de ma voix

Breuvage de nos rires,

Je savoure ton miel

Aux rayons du couchant.

Sur le sel de ma peau

Tu as posé les mains

Et nos corps ont chanté

De douces harmonies.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la quête des dons de toutes ses conquêtes



Dom Juan avait - dit-on - le sceptre à la main preste



mais à la pêche aux dons le bougre s'est noyé



son sceptre de béton l'empêcha de nager.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même parti très loin
Je ne sais quel est le plus réel,
De ma mémoire ou de mes routes,

Quel est le vent qui pousse ces bateaux
Quelle est la mer
Qui pousse ces oiseaux.

Suis arrivé près des lagunes ocres
Où la patience des sauriens ruminait
Le long enfantement de l’homme.

Ainsi de toi, lointaine jusqu’à moi :
Ta main est ce serpent lacustre
Dont la peau frissonne au soleil
Au cœur des frontières du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La terre finira-t-elle
Par aller au ciel ?
Et quand s’éteint
Le nuage qui souffre,
Se tait alors la vie
Chantée dans l’univers.

Les étoiles dans tes yeux
Succombent
Peu à peu
Peu à peur.

La nature, en larmes,
branche morte,
Sans arbre nouveau à offrir.
Et moi, je pleure
Sans arme
Triste à souffrir.

La terre tourne bleue,
Blessée,
Dans un soupir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seuls tes yeux me chavirent
Vers un ailleurs
Où le ciel et la mer
Sont joints à l’infini.

Ton regard me saisit
A l’éclat d’un mirage
Comme s’effacent en rêves
Une féérie d’univers.

Tu te replies alors
Au-dedans de l’extase
Et me laisses sevré
D’espaces infinis

Ô lointain pays de tes yeux
Où ma patience se déroule
Où mon espoir se réverbère
Pour sentir en nous s’apaiser
Le ressac de toutes les mers

Goûter enfin avec toi
la trêve des gouffres
Le repos des volcans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’aube claire de ta bo
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 08:49
<a href="http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24" title="Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !"><img src="http://www.educationsansfrontieres.org/logo-200512.png" alt="logo RESF" border=0></a>

 

C'est un grand bienfait de voir que des acteurs sociaux RESPONSABLES tels RESF diffusent cet article de presse du Télégramme (mardi 9 juin Pleumeur-Bodou " Plongée sombre dans l'univers des sans-papiers") .

Si j'ai écrit ce roman, même si un des buts de la littérature ne vise ni la pédagogie ni la morale, c'est parce que j'estime surtout l'éducation à la culture, à la valeur de l'autre  "soi-même comme un autre" disait Paul Ricoeur ( philosophe d'importance et ami du genre humain, lui qui avait connu les camps de la mort...) Que cette éducation, sans frontières, sans prosélytisme ou finalités perverses, soit au coeur des débats - sans cesse.

Je crois à la vertu du verbe pour apprivoiser & comprendre le monde.


A nous ( entre autres) les enseignants - je suis professeur des écoles - de porter fort, haut et loin, les valeurs citoyennes et le sens d'un combat. Et cela sans intégrisme laïque, avec tous les autres acteurs sociaux, parents, éducateurs, élèves de toutes nations, oubliés de l'histoire, anonymes, rejetés, délaissés...


L'écriture - sans angélisme béat - est une façon de fixer l'encre à travers le temps, de graver lentement des chemins de lumière - une "LUMIERE POUR LES OUBLIES".


MERCI à RESF pour son formidable travail. Yann Venner, Trébeurden, le 10 juin 2009.

 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 13:01
Merci à Sophie qui a su bien cerner le sujet et trouver le bon angle pour cet article.
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 12:32
link

Ce roman, vaste et modeste entreprise littéraire, se veut juste un hommage à tous les bénévoles qui oeuvrent principalement dans le Trégor-Goëlo et ailleurs, dans cette Bretagne ouverte sur le monde. La vie associative, et la richesse culturelle qui en émane, s'inscrivent au mieux dans la défense des droits de la personne. Droits des migrants, des sans-papiers, des handicapés, des démunis, et la liste est longue...des oubliés de l'Histoire passée et contemporaine. Ces OLVIDADOS, comme les nommait Prévert dans un très beau film éponyme, ces Vergessenen, oubliés, disparus, bafoués, en danger bien souvent, méritent assistance le plus souvent. Pensez à ce très beau fil WELCOME de Philippe Lioret avec l'acteur Vincent Lindon qui joue sa vie pour sauver un jeune Irakien réfugié à Calais. Il ne s'agit pas de faire de l'angélisme bien sûr en tenant tous nos frères humains pour des personnes méritantes (il y a malheureusement des profiteurs, des bandits, voire même des criminels qui veulent s'infiltrer coûte que coûte pour se faire une place au soleil !) NON ! ce roman se veut une proposition de dialogue interculturel entre les citoyens. Un roman n'a pas forcément de but pédagogique ou moral. C'est une oeuvre littéraire qui aide à mieux connaître qui nous sommes et qui est l'Autre. Vaste entreprise de construction & de déconstruction. Maïeutique et esthétique sont liées. Un désir d'Histoire et d'histoire nous conduisent vers un mieux vivre, en utilisant ensemble nos propres ressources. Agir pour la fraternité sans se gaver de mots creux !

 Un devoir heuristique nous incombe, une seule question : Que faisons-nous ensemble ?
Devenir citoyen en acceptant notre finitude ouverte à l'infini des mondes.
Et tout le reste n'est que...littérature...
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 23:25
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 23:25
j'étais au Canada pour chercher les traces de mon roman "Aller simple pour TRELOUZIC"
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 23:16
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 23:16
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