Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 09:16

 

  • « Tu es l'herbe sauvage d'un jardin oublié

mésange sautillant au milieu des pollens

Et sous les vents repus de conquêtes amères

végétale candide tu offres ta fraîcheur

 

Douceur d'herbe fragile en ce jardin secret

ta chlorophylle virevolte

parmi l'ache le thym

et le parfum des roses

 

Tu es l'herbe oubliée d'un jardin disparu

Loin des lois de la ville

Tel un asile neuf ce jardin nous abrite

émouvante aventure aux derniers jours de juin

 

Nous y sommes sculptures

vivantes végétales

couple transfiguré dans le chant inouï

des mésanges bleutées

 

Nous y sommes

joyeux architectes du lieu

sans cesse devançant le soleil ou son ombre

sans cesse regardant cette terre si belle

la caressant d'espoir

la fortifiant de nos sourires

lui faisant boire

de nos fécondes mains

des arcs en ciel d'histoire. »

 

 

 

 

Repost 0
Published by Venner Yann - dans poésie poésies
commenter cet article
3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 18:47

Vigie lente

à Odile Guérin

Molène, île de sable, de loess et de rochers,

vieille île au beau granit usé par les tempêtes ;

sentinelle avancée devant nos yeux rêveurs.

Tu nous fait voyager dans le temps dans l'espace,

territoire inviolé, perle unique en Trégor.

Molène est un trésor, un rêve d'enfant sage

qui contemple de loin ce bout de paysage,

horizon dessiné au bout de nos regards ;

île proche et lointaine pour l'enfant qui s'égare

dans la contemplation de cette ultime plage

de sable fin de quartz de galets les plus rares.

Molène, île déserte, mais pas pour les oiseaux,

les fous, les cormorans, les phoques alentours,

les guillemots plongeurs et les huitriers pies.

Fleurs et plantes marines s' égayent, se propagent

offrant aux animaux tout un petit théâtre

de verdure et de dune où chacun se rassemble

pour y jouer la pièce toujours recommencée

pour y danser la vie toujours renouvelée

dialogue musique biodiversité ;

de quoi nourrir l'oreille et la vue d'un public

invisible et discret en cet unique lieu

magie de la nature et la mer tout autour

orchestre de velours ou tempête et tambour.

Molène, île de sable, de loess et de rochers,

vieille île au beau granit usé par les tempêtes ;

sentinelle avancée devant nos yeux rêveurs.

Tu nous fait voyager dans le temps dans l'espace,

territoire inviolé, perle unique en Trégor.

Yann Venner

Repost 0
Published by Venner Yann - dans poésie
commenter cet article
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 19:02

Courbure marine

Ta bouche est un navire

De laine qui m’habille

Chaque baiser de toi

Un vêtement de chair

Et dans ta chevelure

J’ai trouvé une mer

Où plonger à loisir

Mes doigts pris de vertige

Sur ton corps et ta chair

J’ai abordé enfin

Caressé ta peau mate

Vibrante de frissons

J’ai longtemps navigué

Sur ta courbure marine

Longtemps pour embrasser

Ta courbure marine

Repost 0
Published by Venner Yann - dans poésie
commenter cet article
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 18:23

AU SOLSTICE DE MES PENSÉES

Ô mon ardente Béatrice

Ton corps je le veux caresser

Tel un feu de joie créatrice

Sous mes doigts habiles pressés

Ta gorge nue je sollicite

L’embrasse avec mille délices

Peau chair vallées éperons sites

Chemins et rus pour mains complices

Beaux tétons durcis qui bourgeonnent

Ton nombril frémissant de joie

Une anatomie qui fredonne

Ramassée autour de mes doigts

Ainsi glissent tous les plaisirs

Sur la pente de nos désirs

Et je bois à ta source pure

Le lait nouveau de l’Aventure

Tu me façonnes & me fascine

La douceur d’une mèche

L’éclat d’un œil coquin

Ton sourire qui me lèche

Jeu de vie en quelqu’un !

Je deviens quelque Un.

Brassée bleue de lumière

Belle énergie de ton regard

Tu m’environnes de tes bras

Telle la courbe

D’un arc-en-ciel en marche

Et j’écris les deux mots

« feu d’artifices »

Mon lis du Nil

Ma tubéreuse bleue

Toi l’agapanthe douce

Dans le camaïeu de tes yeux

J’ai vu pétiller tout un bleu

Le silence de tes iris

Cercles de feu

Et de soies lisses

Un camaïeu de pierres fines

Deux éclats sombres et sertis

Dans ton visage

Il est midi

Qui saurait dire pourquoi

S’attachent nos cœurs

L’un à l’autre ?

Qui saurait dire pourquoi

La course du temps les rapproche ?

Personne,

Si ce n’est deux cœurs

Nouveaux.

Ma toute belle de désir

Ma source qui ne peut tarir

Prolonge le chant pur des mots

En lieu et place du sanglot

Dans le chant fertile des gouttes

Ou dans le désir du présent

Je suis le pèlerin en route

Vers une éternité d’instant

Dans le jardin de Béatrice

Se glisse entre feuilles et branches

Une chatte fière racée

Qui, à pas comptés,

De ses hanches

Ondule parmi la rosée

Buissonnière dans les allées

Sa paupière lentement se plisse

La féline approche complice

Les oiseaux se sont envolés

Et son œil te scrute soudain

Toi sœur jumelle qui chantonne

Tu es si belle en ce jardin

Que le blanc lilas s’en étonne

Neuf poèmes. Yann Venner, Juin 2016 Trébeurden

Repost 0
Published by Venner Yann - dans poésie
commenter cet article
9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 12:23

Le juste Vivre

(sur quelques mots de Stephen Blanchard)

I

Au gré des encres inachevées

Toi & moi

-Loin des idées reçues –

Donner à entendre & donner à voir,

Donner à sentir, donner à toucher

Donner à goûter,

Donner à surprendre le blanc et le noir.

Donner aussi aux cavaliers

A leurs chevaux

Piaffant sur l’échiquier.

II

Au gré des pages fécondées

Faire vendange

Avec tous les raisins

De notre incertitude.

Et puis boire, boire

Jusqu’au mitan des nuits

Boire ce vin des songes et des astres

Parmi la voie lactée de nos âmes.

Donner

Donner ou rendre

Le goût de chaque goutte

Nos langues devenues pinceaux

Coulant breuvage

D’où naissent les mots neufs

Puis peindre mille et un poèmes

Sur la toile de nos corps.

III

Au gré des marges cadencées

Faire fi de la tombe prévue

De ses oiseaux noirs aruspices

Casser le langage des croix

Briser l’étreinte des clous

Sans cesse ôter la rouille

Son venin mal rendu

Pour avancer hors des barreaux

Loin des dents des morsures des épines

En embuscade à chaque jour.

Faire fi du gouffre et du vertige

Pour danser sur l’écume

Du Verbe

Toi & moi

Poussés par le grand vent

Du juste Vivre.

Danser à deux

Sur l’écume du Verbe

Juste poussés par le grand vent

Du juste Vivre.

Du juste Vivre

D’avoir voulu et su

Donner

Donner justement

Sans jamais se rendre.

Repost 0
Published by Venner Yann - dans poésie
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog littéraire de Yann Venner
  • Le blog littéraire de Yann Venner
  • : poèmes publiés en recueils de l'auteur, ses romans noirs & cocasses, articles divers autour du polar, des littératures du Maghreb...
  • Contact

Recherche

Liens