24 septembre 2008
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CAVALCADE
J’habite un pays bleu
Où
La vie est rêvée
Traversée de fenêtres en ailleurs
Lumineux
Destination ici mon cheval
Mon chez toi.
Je t'attends
Ma monture aux naseaux qui palpitent
et
Déchiffre tes yeux pour perdre mes repères.
Nous partageons alors
un bout de pain
d'éternité
au galop de nos rêves
tranchés dans le ciel vif.
Personne n'est venu
Aucun sabot frondeur
enfoncé dans le sable
J'entends le vent hennir sur la crête des flots
Personne n'est passé
Nulle trace de pas
laissé là
Sur la plage
La crinière du vent telle une écume blanche
Dans l'ombre d'un pinceau
va naître une autre enfance
les chevaux de la mer
Sont sortis de nos rêves
les chevaux
De l'enfance
Ont quitté leurs manèges.