Et que soufflent les vents de mon imaginaire, que souffle un vent doux sur les vignes, vents revenus d’autres voyages, vents devenus vignaginaires.
Et que soufflent les vents de mon imaginaire, que souffle un vent doux sur les vignes, vents revenus d’autres voyages, vents devenus vignaginaires.
Palpitent les petits bonheurs
Au creux du nid
Puis s’envolent vers un ailleurs
Un paradis
Effaçons-nous comme une haleine
Sur le carreau de nos vingt ans
Le torrent refuse nos peines
Aveugles sont les sentiments
Oublie tes yeux dans la rivière
Ils iront loin
Et toi sur la berge de pierre
Tu me rejoins
Au fil de nos scènes secrètes
Un doux silence
Deux colombes aux ailes discrètes
Un bruit d’enfance
Héraclite a plongé dans l’eau
Sa tête chauve
L’Histoire s’est noyée dans les mots
Et tu t’ensauves
L’amont dévoré par l’aval
O pauvre amant
Vieil arlequin de carnaval
Jeune printemps
La leçon de peinture
Immobile et figé, telle une image sainte
le paysage est là, posé comme une empreinte.
Pas un bruit, pas un pas ne trouble cet instant.
Le peintre à sa palette choisit des touches d’or
pour signifier le ciel, l’en-haut, le firmament ;
il prend un peu d’argent pour le rendre aux étoiles
puis du blanc pour la nuit
car la nuit est laiteuse
l’air moite et Bételgeuse
fixe d’un œil moqueur cet homoncule artiste,
ce faiseur, ce copieur de nature encadrée
qu’il ira vendre un jour aux amateurs glacés.
Sur un simple tableau, une petite toile
un morceau de pays, géométristemort
ira fleurir musées, salon, faire décor.
Le peintre achève alors son obscure besogne,
assis, debout, râlant, il pille sans vergogne…
Et la nature s’endort, souillée sous son étreinte ;
demain, au petit jour, elle ira porter plainte.
2
GRAPPE
Les grains bavardent clairs
au cœur de la nuit brune :
« Je mûrirai, dit l’un,
et désaltérerai le gosier d’un puissant,
la gorge d’un enfant,
le palais d’une reine.
- J’abreuverai, dit l’autre,
et je caresserai les papilles des hommes
quand je serai plus grand.
- Moi, dit encore un autre,
je ne mûrirai pas, je suis déjà mourant
car je vis dans la peur
de me voir englouti.
- Tu ne vivras jamais le plaisir du partage,
l’offrande de ton jus, la connaissance offerte,
la grume délivrée.
Dessèche-toi bien vite pour laisser de l’espace
aux autres grains pressés de devenir bouteille.
A cheval sur le vin ! Riez frères humains
La divine boisson sera notre chanson,
et nous galoperons en joyeux échansons
pour verser dans vos verres
les crus de l’univers.
3
Une boîte à musique
s'est arrêtée
amours paralytiques
cœurs défoncés
Poupée démantelée
robot cynique
tu pleures tes pensées
anachroniques
Une boîte à musique
sur le pavé
amours paralysés
Cœurs nostalgiques
Un triste amant chronique
qui admirait
l'amour et la musique
te veille en paix
une boîte à musique
démantelée
amours écartelés
cœurs héroïques.
4 JEUX de la langue française
1. Le plus long palindrome de la langue française est « ressasser ». On peut donc le dire dans les deux sens.
2. « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette »
3. « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e », c'est-à-dire qu'il ne comporte aucun « e ».
4. L'anagramme de « guérison » est « soigneur ».
5. « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !
6. Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre » , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».
7. « Endolori » est l'anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal
8. « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d'être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle.
9. « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x].
« Oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles.
5 Célérité
Le temps d’écrire un doux message
à l’Infini,
l’oiseau que j’avais mis en cage
est reparti.
Soliloques du désespoir
il s’est enfui ;
course folle à broyer du noir
le soleil luit.
La parole a quitté le livre
au crépuscule ;
la page est blanche de sons ivres
qui basculent.
6 ARCIMBOLDO
( peintre qui représentait souvent le visage humain ou des corps, avec des fruits, des livres, des objets...)
J'ai la nature en moi
accrochée à mes trousses
qui sans cesse repousse
mon squelette de bois
Mes nerfs sont des racines
sculptés parmi la mousse
de ma chair que ravinent
des torrents d'herbe rousse
Mes veines des ruisseaux
en fuite dans la plaine
de mon alter ego
qui court à perdre haleine
Essoufflé je m'éteins
comme un vieux ver luisant
fossoyeur du chagrin
à la lampe d'argent.
7 Rêve métis
(ma région de Bretagne s'appelle Le Trégor, bordé par La Manche. Les champs de lin, aux fleurs bleues, recouvraient la région...)
Ô Trégor bleu de lin drap séchant sur le pré
tu fais chanter tes sources et pleurer tes fontaines
le vent souffle et s'essouffle à enrouler les blés
autour de ton drap-peau la mer est capitaine.
Elle sème des bateaux ivres dans le jusant
des graines de héros marins ou paysans
et la terre rugueuse palpite comme un cœur
entraîné par le flot crépitant des danseurs
Des chapelles s'égarent en chemin et fredonnent
le chant de nos ancêtres aux pieds foulant la boue
sur le granit austère la moisson s'abandonne
aux mains de ces seigneurs fiers de vivre debout
Ô Trégor bleu de lin et rebelle à la brume
tisse ton avenir aux couleurs de l'écume
éclabousse nos nuits pour que l'aurore se lève
les chevaux de la mer sont sortis de nos rêves
8 Sens-tu le parfum de la lune ?
Il est pour toi descendu ce soir
Telle une écharpe bleue
puis déroulée
en volute apaisée.
Le parfum de la lune enlace
ta nuque fine.
Lui seul te réchauffe.
Tu veux le caresser ce souvenir de sable
qui vient de s'envoler,
Mais fidèle il revient chaque soir
sur ta peau se poser
comme un papillon bleu
pour saluer ta beauté.
9 ...Et un cheval
pour marquer la cadence !
Un étalon surgi du labyrinthe
Un cavalier
arrivé de Corinthe
aux éperons forgés
de toute urgence
Deux messagers
dans une écume blanche
pour annoncer de belles espérances
le goût des mots du sel
Du sucre de l'enfance
Enfourcher l'alphabet
être désarçonné
Tomber de sa monture
apprendre l'écriture
Et de l'alpharandole
à l'omegalipette
construire son école
suivre sa propre quête
Et un cheval
pour marquer la cadence
Une monture surgie de mon enfance.
10 LA BELLE ABSENTE
Je t’imagine là comme un souffle tranquille
Robe et abeille bleue je t’imagine là
Dans la respiration paisible de la ville
Dont les arbres tremblants s’endorment dans le froid.
Je t’imagine seule à l’angle du carreau
Sous les nuages bas tu traces dans la buée
Des lignes délicates pour me dire ta pensée.
Je t’imagine seule au seuil de ton ivresse
Lointaine et disparue dans la nuit sans jeunesse.
Je t’imagine lasse, et poussée par le vent
Courbée sous le fardeau de fumées trop épaisses
Il fait si froid dans la ville ce soir.
Je t’imagine là présence inavouable
Front fleuri de la vie qui s’offre et qui se prend
Je t’imagine là comme inimaginable
Je t’imagine là quand ton souffle est absent
11 SIRENE
Tu plonges
parmi les éponges
et tu t'effaces,
Sirène tu n'es plus
qu'un songe
à la surface.
12 Le ciel…
Le ciel est un tombeau
immense et magnifique
où courent des nuages
bêlant comme un troupeau
de bêtes alanguies
menées à coups de trique
par un vent dictateur
à la main de bourreau.
13
LES PAPILLONS DE LUNE
Les papillons de lune
Ont la mélodie pour mémoire
Leurs ailes se déposent
En caresses joyeuses
Sur notre belle histoire
Les papillons de lune
au palais
De marbre blanc et rose
Nous ont invité
Au son des mandolines
nous avons dansé.
Un orchestre anonyme
Animait le grand bal
noyé de capes et d’ors
Tournoyant carnaval.
Tu étais la princesse
Aux rayons lumineux,
J’étais entre tes bras
Le prince enfin heureux.
Les papillons de lune
Existent, pour nous deux.
14 Mes galops
ne sont pas de trop
Dit le cheval à ses sabots
Entre ma queue et ma crinière
S'agite un champion sans manières
Un étalon dès la naissance
Armé de gloire et de puissance
Un destrier de haut lignage
Doué pour le saut doué pour la nage
J'ai traversé la terre entière
Les mystères de la matière
Echappé à toutes les guerres
Aux cavaliers de feu de fer
Maintenant usé par la vie
Ma litière est ma seule amie
Perspective peu cavalière
Cavaltitude prisonnière
Mes galops ne furent pas de trop
J'attends la mort au petit trot
Mourir mégalo disparaître
Impossible !
Je vais
Renaître !
http://venneryann.over-blog.fr/
http://www.venneryann.blogspot.com
venneryann@orange.fr
La leçon de peinture
Immobile et figé, telle une image sainte
le paysage est là, posé comme une empreinte.
Pas un bruit, pas un pas ne trouble cet instant.
Le peintre à sa palette choisit des touches d’or
pour signifier le ciel, l’en-haut, le firmament ;
il prend un peu d’argent pour le rendre aux étoiles
puis du blanc pour la nuit
car la nuit est laiteuse
l’air moite et Bételgeuse
fixe d’un œil moqueur cet homoncule artiste,
ce faiseur, ce copieur de nature encadrée
qu’il ira vendre un jour aux amateurs glacés.
Sur un simple tableau, une petite toile
un morceau de pays, géométristemort
ira fleurir musées, salon, faire décor.
Le peintre achève alors son obscure besogne,
assis, debout, râlant, il pille sans vergogne…
Et la nature s’endort, souillée sous son étreinte ;
demain, au petit jour, elle ira porter plainte.
2
GRAPPE
Les grains bavardent clairs
au cœur de la nuit brune :
« Je mûrirai, dit l’un,
et désaltérerai le gosier d’un puissant,
la gorge d’un enfant,
le palais d’une reine.
- J’abreuverai, dit l’autre,
et je caresserai les papilles des hommes
quand je serai plus grand.
- Moi, dit encore un autre,
je ne mûrirai pas, je suis déjà mourant
car je vis dans la peur
de me voir englouti.
- Tu ne vivras jamais le plaisir du partage,
l’offrande de ton jus, la connaissance offerte,
la grume délivrée.
Dessèche-toi bien vite pour laisser de l’espace
aux autres grains pressés de devenir bouteille.
A cheval sur le vin ! Riez frères humains
La divine boisson sera notre chanson,
et nous galoperons en joyeux échansons
pour verser dans vos verres
les crus de l’univers.
3
Une boîte à musique
s'est arrêtée
amours paralytiques
cœurs défoncés
Poupée démantelée
robot cynique
tu pleures tes pensées
anachroniques
Une boîte à musique
sur le pavé
amours paralysés
Cœurs nostalgiques
Un triste amant chronique
qui admirait
l'amour et la musique
te veille en paix
une boîte à musique
démantelée
amours écartelés
cœurs héroïques.
4 JEUX de la langue française
1. Le plus long palindrome de la langue française est « ressasser ». On peut donc le dire dans les deux sens.
2. « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette »
3. « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e », c'est-à-dire qu'il ne comporte aucun « e ».
4. L'anagramme de « guérison » est « soigneur ».
5. « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !
6. Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre » , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».
7. « Endolori » est l'anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal
8. « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d'être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle.
9. « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x].
« Oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles.
5 Célérité
Le temps d’écrire un doux message
à l’Infini,
l’oiseau que j’avais mis en cage
est reparti.
Soliloques du désespoir
il s’est enfui ;
course folle à broyer du noir
le soleil luit.
La parole a quitté le livre
au crépuscule ;
la page est blanche de sons ivres
qui basculent.
6 ARCIMBOLDO
( peintre qui représentait souvent le visage humain ou des corps, avec des fruits, des livres, des objets...)
J'ai la nature en moi
accrochée à mes trousses
qui sans cesse repousse
mon squelette de bois
Mes nerfs sont des racines
sculptés parmi la mousse
de ma chair que ravinent
des torrents d'herbe rousse
Mes veines des ruisseaux
en fuite dans la plaine
de mon alter ego
qui court à perdre haleine
Essoufflé je m'éteins
comme un vieux ver luisant
fossoyeur du chagrin
à la lampe d'argent.
7 Rêve métis
(ma région de Bretagne s'appelle Le Trégor, bordé par La Manche. Les champs de lin, aux fleurs bleues, recouvraient la région...)
Ô Trégor bleu de lin drap séchant sur le pré
tu fais chanter tes sources et pleurer tes fontaines
le vent souffle et s'essouffle à enrouler les blés
autour de ton drap-peau la mer est capitaine.
Elle sème des bateaux ivres dans le jusant
des graines de héros marins ou paysans
et la terre rugueuse palpite comme un cœur
entraîné par le flot crépitant des danseurs
Des chapelles s'égarent en chemin et fredonnent
le chant de nos ancêtres aux pieds foulant la boue
sur le granit austère la moisson s'abandonne
aux mains de ces seigneurs fiers de vivre debout
Ô Trégor bleu de lin et rebelle à la brume
tisse ton avenir aux couleurs de l'écume
éclabousse nos nuits pour que l'aurore se lève
les chevaux de la mer sont sortis de nos rêves
8 Sens-tu le parfum de la lune ?
Il est pour toi descendu ce soir
Telle une écharpe bleue
puis déroulée
en volute apaisée.
Le parfum de la lune enlace
ta nuque fine.
Lui seul te réchauffe.
Tu veux le caresser ce souvenir de sable
qui vient de s'envoler,
Mais fidèle il revient chaque soir
sur ta peau se poser
comme un papillon bleu
pour saluer ta beauté.
9 ...Et un cheval
pour marquer la cadence !
Un étalon surgi du labyrinthe
Un cavalier
arrivé de Corinthe
aux éperons forgés
de toute urgence
Deux messagers
dans une écume blanche
pour annoncer de belles espérances
le goût des mots du sel
Du sucre de l'enfance
Enfourcher l'alphabet
être désarçonné
Tomber de sa monture
apprendre l'écriture
Et de l'alpharandole
à l'omegalipette
construire son école
suivre sa propre quête
Et un cheval
pour marquer la cadence
Une monture surgie de mon enfance.
10 LA BELLE ABSENTE
Je t’imagine là comme un souffle tranquille
Robe et abeille bleue je t’imagine là
Dans la respiration paisible de la ville
Dont les arbres tremblants s’endorment dans le froid.
Je t’imagine seule à l’angle du carreau
Sous les nuages bas tu traces dans la buée
Des lignes délicates pour me dire ta pensée.
Je t’imagine seule au seuil de ton ivresse
Lointaine et disparue dans la nuit sans jeunesse.
Je t’imagine lasse, et poussée par le vent
Courbée sous le fardeau de fumées trop épaisses
Il fait si froid dans la ville ce soir.
Je t’imagine là présence inavouable
Front fleuri de la vie qui s’offre et qui se prend
Je t’imagine là comme inimaginable
Je t’imagine là quand ton souffle est absent
11 SIRENE
Tu plonges
parmi les éponges
et tu t'effaces,
Sirène tu n'es plus
qu'un songe
à la surface.
12 Le ciel…
Le ciel est un tombeau
immense et magnifique
où courent des nuages
bêlant comme un troupeau
de bêtes alanguies
menées à coups de trique
par un vent dictateur
à la main de bourreau.
13
LES PAPILLONS DE LUNE
Les papillons de lune
Ont la mélodie pour mémoire
Leurs ailes se déposent
En caresses joyeuses
Sur notre belle histoire
Les papillons de lune
au palais
De marbre blanc et rose
Nous ont invité
Au son des mandolines
nous avons dansé.
Un orchestre anonyme
Animait le grand bal
noyé de capes et d’ors
Tournoyant carnaval.
Tu étais la princesse
Aux rayons lumineux,
J’étais entre tes bras
Le prince enfin heureux.
Les papillons de lune
Existent, pour nous deux.
14 Mes galops
ne sont pas de trop
Dit le cheval à ses sabots
Entre ma queue et ma crinière
S'agite un champion sans manières
Un étalon dès la naissance
Armé de gloire et de puissance
Un destrier de haut lignage
Doué pour le saut doué pour la nage
J'ai traversé la terre entière
Les mystères de la matière
Echappé à toutes les guerres
Aux cavaliers de feu de fer
Maintenant usé par la vie
Ma litière est ma seule amie
Perspective peu cavalière
Cavaltitude prisonnière
Mes galops ne furent pas de trop
J'attends la mort au petit trot
Mourir mégalo disparaître
Impossible !
Je vais
Renaître !
http://venneryann.over-blog.fr/
http://www.venneryann.blogspot.com
venneryann@orange.fr
Tu récites
et je t’écoute
Tes mots doux
sont une route
Tu roucoules
et je médite
Ta voix coule
et tu débites
Des paroles à l’air si cool
Que je crois que tu déroules
Un tapis qui nous invite
A voguer sur une houle
Et je vois parmi la foule
Une fée qui nous invite
A nous plonger dans le doute
A plonger à travers toutes
Nos paroles en déroute
Pour trouver de nouveaux vers
En parcourant l’univers
CELA DIT…
Slam ennuie
Et slam amuse
De parler avec ma muse
Slam me va
Et slam suffit
D’composer des poésies
Slam irrite
Et slam énerve
De toujours paraître en verve
Slam attire et
Slam éloigne
Slam agace
Et slam emmerde
De laisser partout ma trace
Slam va pas
D’dire des gros mots
J’préfère jouer aux mots cadeaux
Slam m’importune
Et Slam m’est égal
De slalomer
Avec les mots
Car slam m’interpelle
Et slam m’la coupe
De slamuser
Quand slam me plaît !
PROLOGUE
Bill était un gars plutôt sympa. Le genre de mec qui voulait sauver la planète ! Après tout, pourquoi pas. Mais Bill était le type exact de l’âme en peine, capable de réparer le monde avec un bout de Scotch !
Et quand il rencontra Marlene, du même genre astral perdant que lui, tout le rouleau y passa.
Un an plus tard, ayant à eux deux épuisé la fragile bande collante & s’étant épuisé eux-mêmes à sauver le monde dans des manifs, happenings, & autres fredaines fort utiles, ils se retrouvèrent face à leur propre destinée : chacun dans son coin, rabâchant leur goût pour la survie du monde à qui aurait bien voulu l’entendre.
Quand je rencontrai Bill, le 22 septembre, dans la Quatrième Rue, il était affalé contre un mur, rasé avec une biscotte moisie, le nez éclaté de rouges vibrisses, l’œil en vessie de porc, hagard, sébile tendue : une casquette râpée de l’armée US, qui en avait vu d’autres…
- Une petite pièce, mon frère ! Juste une petite pièce pour passer une journée que je vous…souhaite…heureuse, lâcha-t-il entre eux éternuements qui réveillèrent ses larmes enfouies depuis toujours.
Devant cette misère humaine qui m’horripilait, moi dans mon costume sombre de trader, je faillis lui balancer la répartie du siècle du genre « T’as qu’à bosser, sale con ! », mais je ne sais pas ce qui me retint ce jour-là. Etait-ce parce que ma femme s’était tirée la veille au prétexte que je bossais quinze heures par jour chez « Sorry & Pool ».
- Chez ma sœur, m’avait-elle dit en claquant la porte, c’est là que tu me trouveras peut-être, mais pas avant une semaine, Tommy !
Est-ce parce que j’étais déjà en retard de cinq petites minutes avant d’entrer dans le saint des saints ? En tout cas, je sortis de ma poche une pièce de cinquante cents. Et le sourire que je reçus en pleine face allait changer le cours de mon existence.
Je cherche dans les heures lentes
la mutité de ton visage
cil battant bouche non parlante
muet discours que j'envisage.
Entre toi & moi
l'entretoise
cet autre toit qui tel un antre
nous abrite quand on y entre.
Regard pénétré pénétrant
sortie du cadre nœud au ventre
je longe un doux
& long méandre.
Tel un serpent qui te protège
collier lisse autour de ton cou
fidèle arpège où je m'agrège
Nos bras nus qui se disent tout.
BRIGITTE CHERREAU, ma muse étincelante ! Grâce à elle, j'ai pu écrire & publier "Le parfum de la lune" Tome I, recueil de poésies en 3 volumes, le deuxième dédié à mes filles Anne-Sophie & Cécile, & le troisième recueil à mes parents. Editions Les Armoricaines Editions. (commune de Clohars Carnoet Penhars (chez Josette David éditrice de la Boîte à Lettres) wwwbalplouay.com département 29
3 ouvrages cartonnés, illustrés par Sylvie de Hulster.
Et toujours grâce à Brigitte, native de Beaune, le roman éco-polar " COCKTAIL CRUEL" sous-titré "De Côtes d'Armor en Côtes de Beaune". Editions Le Cormoran. Guimaëc. département 29
Ce roman se déroule entre le Trégor, région de la Côte de Granit rose & la Bourgogne, à Beaune. Deux soeurs qui fabriquent des recetttes à base d'algues, une actrice de cinéma leur nièce & un producteur de vins et de cinéma.
Isabella Elgé tombe amoureuse d'Antoine de la Clairgerie. Entre le Bretonne et le Bourguignon, une histoire d'amour et au bout la mort... Suspense, humour, science, écologie, polar, cinéma... Un cocktail savoureux...
Brigitte Cherreau, docteur en droit & ma compagne depuis septembre 2008.
Je ne peux parler de la suite...
Veuillez trouver ci-dessous quelques questions afin que nous puissions compléter le dossier de presse de votre ouvrage « LES COCCINELLES DU DIABLE » - Pour quelles raisons avez-vous écrit ce livre ? Il est d’abord une suite à « Cocktail cruel » où j’avais trouvé un angle pour parler de biodiversité et des vins de Bourgogne. Ici, j’ai pu aborder des problèmes actuels même si la Bourgogne n’est pas encore envahie par les coccinelles asiatiques. Et montrer que la nature, mal gérée par l’Homme est plus dangereuse qu’une simple arme à feu ; car dans un polar en 2011, tuer avec un pistolet ou un revolver est devenu ringard. Et montrer que la Chine n’est pas un ennemi à combattre, mais un partenaire de plus à écouter & à respecter tout en défendant les vins français et notre culture. - Quelle est la part d’imaginaire et de concret dans votre ouvrage ? Toute fiction que je crée est adossée dans tous mes romans à la Science, l’Histoire, la Géographie, l’Humanisme, la Société. Les décors plantés même fictifs sont des lieux emblématiques, des morpho-types, comme le sont aussi les personnages singuliers qui portent des valeurs universelles positives ou néfastes. On trouve l’amoureux des vins, de la vigne & des sols, les sœurs protectrices, le « méchant », la peur de l’autre qui est une coccinelle asiatique symbole elle-même du « péril jaune »…Choc des cultures que je réfute car le vivre-ensemble n’est pas une fiction mais un devoir social. La réalité sert d’étai et la fiction s’arc-boute sur cette littérature qui devient une modélisation secondaire du réel. - A quel public s’adresse votre livre ? Tous publics à partir de 16 ans, car chacun avec ses connaissances et son vécu peut trouver dans ce roman des racines profondes qui nous font aimer la vie, même si les problèmes de la planète se complexifient chaque jour… Amoureux de la nature, poètes, amateurs de polars, amateurs de vins & de bonne chère, tout le monde aura du plaisir à déguster cet opus. - Quels liens entretenez-vous avec l’écriture ? J’ai depuis tout jeune eu pour amis les livres, la littérature : ouverture et fenêtres sur le monde de la fiction, du documentaire & de la Connaissance. Lire/Ecrire est une passion qui me permet lentement (dans un monde où tout va trop vite & où tout est volatile) de fixer les choses, de poser un regard sur l’évolution humaine & nos comportements vis-à-vis des autres. Le partage qu’offre la littérature est indispensable pour retrouver une sensibilité & une force trop souvent écrasées par les certitudes bruyantes de l’actualité galopante. Lire ce n’est pas que s’évader et écrire ce n’est pas que rêver ; l’écriture est une respiration, un style, un savoir-faire qu’il faut faire savoir afin de mieux vivre ensemble dans la fraternité & la solidarité partagées. - Avez-vous des auteurs de références ? Mes goûts vont vers la diversité des cultures du monde. Et ce que l’on appelle la francophonie reçoit toute mon approbation quand il s’agit d’auteurs travaillant dans deux langues, voire plusieurs langages. Le mélange des genres me plaît aussi & je n’apprécie guère le roman narcissique franco- français qui relève trop souvent du solipsisme. L’ouverture à l’autre, à l’H/histoire, le sujet aux prises avec le temps présent, la confrontation des êtres et leurs trajectoires croisées, tout cela m’intéresse. Rabelais, M V Montalban, Céline, Frédéric Dard, Claude Simon, Rachid Boudjedra, Driss Chraïbi, Rachid Mimouni, Jean Sénac, Tahar Djaout, Mohamed Dib, Mouloud Ferraoun, Borges, Valère Novarina, Verlaine, René Depestre, Edouard Glissant, Michelet, Paul Auster, les écrivains de polars, Beckett, Heinrich Böll, Lucrèce, Maupassant, Flaubert, Baudelaire… Roman ou poésie, théâtre ou nouvelle tout m’intéresse. Quand il y a un véritable travail sur la langue… - Quels résultats escomptez-vous ? Faire reconnaître l’urgence de la prise en compte des espaces naturels, de notre environnement qui est de plus en plus détruit. Faune & flore, océans, algues sont des richesses encore insoupçonnées & même si j’aime le progrès, il ne doit pas passer par l’oubli de nos cinq sens. Distraire le lecteur mais ne pas détourner son regard ! L’instruire le lecteur de façon ludique, esthétique, sans tomber dans le pathos ou le didactisme, en racontant des histoires contemporaines. On ne commande à la nature qu’en lui obéisant. - Quels sont vos futurs projets littéraires ? Faire parler des personnages comme : la Terre, les pierres, les océans dans un dialogue interculturel. A travers une fiction sous forme de nouvelles, de saynètes… Faire entendre des échos de sens qui ne se sont pas encore produits, comme le dit Abdellatif LÂABI, poète et écrivain marocain. Restant à votre disposition pour toute information complémentaire. Cordialement, Tél.: 02 40 75 88 34 Fax : 02 40 75 98 53