Interview Yann Venner, août 2010. 1. Comment définirez-vous vos polars ? 2. Dans vos romans, le crime n’est jamais le résultat de laborieuses manœuvres, mais il est vengeance ou folie, et il est le plus souvent répété. Quel rôle donnez-vous aux sentiments...
PARUTION D’UN NOUVEAU ROMAN NOIR Yann VENNER publie aux éditions LE CORMORAN, distribué par COOP-BREIZH, « LUMIERE POUR LES OUBLIES », 15 euros, 310 pages. Sombre enquête en Bretagne dans le milieu des sans-papiers. Entre la Tchétchénie, Saint-Brieuc...
Baiser infini comme l’azur Me prend dans son tourbillon Me couvre de lumière pure Tel un joyeux papillon Sensation éblouissante Au creux du cœur, bien logé Pas de jalousie blessante Pas de fierté outragée Paisiblement entre tes bras chauds Le vent souffle...
« CLIMAT » FUNEBRE, EN ROUGE MAJEUR I Un océan vert, composé de milliards de feuilles de vignes, entourait la jolie ville de Beaune. L’on pouvait entendre frémir, sous le vent tiède, toutes ces vagues végétales, qui semblaient venir s’échouer, en vertes...
Corentin Baliveau, juché sur son tracteur-enjambeur, était au travail depuis huit heures du matin. Il avait pour tâche de traiter une dizaine de rangs de vignes contre le mildiou, un champignon microscopique qui empêchait le développement du raisin. La...
CAVALCADE J’habite un pays bleu Où La vie est rêvée Traversée de fenêtres en ailleurs Lumineux Destination ici mon cheval Mon chez toi. Je t'attends Ma monture aux naseaux qui palpitent et Déchiffre tes yeux pour perdre mes repères. Nous partageons alors...
Baiser infini comme l’azur Me prend dans son tourbillon Me couvre de lumière pure Tel un joyeux papillon Sensation éblouissante Au creux de cœur, bien logé Pas de jalousie blessante Pas de fierté outragée Paisiblement entre tes bras chauds Le vent souffle...
LA DISPARUE DE GUINGAMP Editions de L’Ecir, 2007 ISBN : 978-2915521511 18 euros Rébecca, la fille de l’adjudant de gendarmerie Félix Stereden est enlevée alors qu’elle voulait rejoindre son amant Victor, footballeur professionnel. Son scalp est envoyé...
« La poésie on le sait tous c’est l’ambre qui parfume nos amertumes En les couchant noir sur blanc et en faire des baumes en vers et en rimes c’est le souffle qui guide les voiliers des mots malgré les maux vers le littoral de l’apaisement La poésie est...
La poésie n'est pas du vent, c'est le vent qui est poésie. YV. Ces poèmes, pour BRIGITTE C’est un jour de fête foraine Tes rires y rayonnent Tournent en fulgurant manège. Dans un tourbillon de lumière Ta chevelure blonde flotte dans l'air. J’aperçois...
Le châtiment Le sixième jour de la lune de Novembre, le peintre Janus Baum acheva sa toile ; ou plutôt la signa. Geste, qui marquait - en effet - le signe d’un total achèvement, d’une finition certaine ; à moins que le lendemain, guidé par une nouvelle...
La paix est dans ses os Il la sent, la respire Unique et double alliance Il s’arme de patience. Elle est blonde beauté Fière, digne d’être aimée Craintive, mais superbe Avec ses mots précis. Deux cœurs croisés sans hésiter Se cherchent et se chamaillent...
ARCIMBOLDO J'ai la nature en moi accrochée à mes trousses qui sans cesse repousse mon squelette de bois Mes nerfs sont des racines sculptés parmi la mousse de ma chair que ravinent des torrents d'herbe rousse Mes veines des ruisseaux en fuite dans la...
essai PROLOGUE Corentin Baliveau, juché sur son tracteur-enjambeur, était au travail depuis huit heures du matin. Il avait pour tâche de traiter une dizaine de rangs de vignes contre le mildiou, un champignon microscopique qui empêchait le développement...
Vigie lente à Odile Guérin Molène, île de sable, de loess et de rochers, vieille île au beau granit usé par les tempêtes ; sentinelle avancée devant nos yeux rêveurs. Tu nous fait voyager dans le temps dans l'espace, territoire inviolé, perle unique en...
Fanch le rêveur sort de son sommeil, le front encré. Il relève la tête, lentement. La pluie se met à tomber, bruine légère. Demain c’est la rentrée des classes. Fanch n’y pense guère, il n’a pas eu d’enfant. Marié avec la mer, il a connu des femmes bien...
Barques Barques demi-barriques Sur un fleuve de vin Coquilles traversées De rames en colère De drames en galères Où sont donc vos richesses Petits bouchons mouillés Barques transfigurées ? Coquilles ballottées, Est-ce une quête est-ce Une odyssée d’ici...
Courbure marine Ta bouche est un navire De laine qui m’habille Chaque baiser de toi Un vêtement de chair Et dans ta chevelure J’ai trouvé une mer Où plonger à loisir Mes doigts pris de vertige Sur ton corps et ta chair J’ai abordé enfin Caressé ta peau...
1953 L’année où il naquit moururent Dylan Thomas Galczinski, les poètes, et Staline la brute A chacun son Histoire, à l’alter à l’ego Le trois mai de l’année cinquante-trois il fut là Ocytocyne aussitôt fait il bondit hors de l’utérus Et arrosa d’un jet...
Monument Ivre du vin des morts Et de la nostalgie Je retourne la terre Et retourne à l’endroit Où j’ai cueilli l’amour Aux lèvres de la vie. Sur la feuille écarlate Et le papier jauni S’étale le sang lourd et pesant des vaincus Leur chant pourpre s’étiole...
ARCIMBOLDO (P eintre qui représentait souvent le visage humain ou des corps, avec des fruits, des livres, des objets…) * J’ai la nature en moi accrochée à mes trousses qui sans cesse repousse mon squelette de bois Mes nerfs sont des racines sculptés parmi...
" Mêm' pas vrai !" Un enfant a trouvé Respect et Tolérance dans tous les dictionnaires du bon pays de France. Il s'est dit : « C'est super ! J'ai des droits ! Vive l'enfance ! » Il a aussi cherché ces mots-là dans la rue, mais ne les a ni vus, ni lus,...
Le mot est un oiseau : – Martinet, griffe l’air, inscris tes paraphes, ta signature trempée dans l’encre des orages. – Mésange à tête noire grave dans le bois ton chant d’amour, picoré à tue-tête. – Merle, inscris tes pas sur la neige, en vers libres....
Nouvelle, inspirée de très loin, de "LA PESTE" roman d'Albert Camus « LES GLOTOMUCHES ONT DES BRIQUETTES Nouvelle inspirée - de très loin - d’un roman d’Albert Camus : « La peste » « Midi sonnait au champignard de Glotoville. Les Glotomuches, pressés,...
POÈMES APPASSIONATA J’ai tout un clavier dans la tête Une harmonie d’étoiles filantes Dedans mon âme une tempête Au bout des lèvres une amante Ta bouche est un navire de laine qui m’habille Chaque baiser de toi un vêtement de chair Et dans ta chevelure...