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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 23:56

Un roman à découvrir Yann Venner, Cocktail cruel Le polar viticole est actuellement en vogue et un certain nombre d'entre eux ont pour cadre la Bourgogne. Yann Venner, auteur originaire de Saint-Brieuc, situe l'action de son roman dans la Côte de Beaune, tout en ajoutant une dimension écologique à l'intrigue. Antoine de la Clairgerie, négociant en vins beaunois et producteur de cinéma décide de tourner un film sur Marguerite de Bourgogne et s'éprend de la belle Isabella Elgé, l'actrice qui incarne le rôle. En Bretagne, dans leur laboratoire, la mère et la tante de l'actrice, surnommées "les vignoleuses", produisent des préparations à base d'algues. Mais Isabella est assassinée. Le commissaire Létourneau mène l'enquête à Beaune tandis que son homologue Le Tellier fait de même en Bretagne… Poète à ses heures, Yann Venner conte cette histoire aussi originale que trépidante dans un style personnel mêlant suspense, humour et poésie. Éditions Le Cormoran. Guimaëc. 15 euros. Février 2010 ISBN 978 2 916687 09 4 Critique de Claude CHAPUIS, écrivain de Bourgogne, professeur à l’Ecole Supérieure de Commerce de Dijon.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 12:19

La notion de terroir se définit par rapport à ses propriétés agrobiologiques, mais aussi par sa dimension géographique et climatique.  La Bourgogne, « c’est une terre, comme le dit Pierre Poupon, où se sont accumulés les offrandes et les legs, une terre noble, une terre dont les veines patriciennes savent saigner au soleil. »

Et les grappes de pinot noir issues de ces climats bourguignons présentent une couleur de jais, une teinte bleuâtre sous une légère poudre blanche qui les pare de son lustre. Cette pruine poudreuse contient en elle-même du soufre naturel.

 

Et que soufflent les vents de mon imaginaire, que souffle un vent doux sur les vignes,  vents revenus d’autres voyages, vents devenus vignaginaires.

 

 

Vignes, vins, vie & volupté : le V de mon nom coule dans mes veines. Œuvre vibrante, vivacité liquide, rouge, chaude, épaisse…

 

Ô vin ! Admirables effets des ferments de ton corps, flammes rousses qui dansent au fond de ce creuset ; verre éclairé de saveurs intimes, ce pinot contenu dans sa gangue de verre…

Et dans ce souffle solidifié qu’est le verre, je me promène dans la vigne, alors qu’enfermé dans ma chambre, mais libéré !

 

Le vin me parle, je l’écoute et l’entends.

Ensemble, nous  trinquons, feu roulant dans mes joues, sur mon palais et ma langue. Oui, nous partageons la même langue, liquide, sonore, fricative…

 Grâce aux verres de contact, nous tenons dialogue en mon palais.

 

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:37

Sur ma table de chevet : "Cocktail cruel"

  de Yann Venner, paru chez « Le Cormoran », une petite maison d'édition locale. Eco-polar dont l'histoire se déroule entre la Bourgogne et la Bretagne. L'auteur y distille une intrigue mêlant écologie, science viticole et enquête policière.

 

Étonnant mélange des genres, ce roman nous en apprend énormément sur la fabrication du (bon) vin et le désastre des algues vertes en baie de Saint Brieuc. Du côté de l'intrigue policière, l'enquête menée par Luc Létourneau, commissaire de Beaune, semble parfois laissée de côté au profit de longues tirades sur les deux précédents thèmes. La vie des personnages y est tout de même admirablement décrite, permettant de nous imprégner entièrement de leur personnalité. Trop peut-être, car entre le résumé et la présentation des protagonistes, on devine rapidement l'identité du meurtrier laissant pour unique suspense l'espoir de s'être trompé.

Une ode à Bacchus

Néanmoins, quelques digressions écologiques nous instruisent sur le déroulement de plusieurs phénomènes biologiques et chimiques. Et surtout sur leur articulation planétaire. Nous apprenons de façon ludique, que l'écologie bien que devant être « locale » à l'échelle des travaux humains doit aussi être pensée « générale » à l'échelle de la planète et qu'un geste malheureux ici peut avoir de graves conséquences là-bas. Sans dévoiler les exemples de l'ouvrage, l'explication est claire et concise, nous permettant de recadrer nos réflexions écologiques selon une méthode précise et infaillible : la systémique.
Plus éco que polar, « Cocktail cruel » est aussi une ode au divin breuvage viticole.
En effet, des racines au tonneau, Yann Venner nous donne quelques astuces indispensables à la fabrication d'un bon cru avec légèreté et force de vocabulaire. Novice en la matière, j'ai bien apprécié ces descriptions. Elles appellent à un approfondissement personnel. Enfin, allier différents thèmes dans une même œuvre étant toujours un exercice difficile, ce livre trouvera plutôt ses lecteurs chez les écologistes et les amateurs de bons vins. A déguster tout de même...

Critique du site & de la revue

Bretagne Durable

Par neogimo le 19/01/201

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 18:17

Une famille branchée !

Chez nous, la télé trône au milieu du salon. Grande, imposante ! Ce meuble noir fait de plastique et de diverses ferrailles installées à l’intérieur en d’inextricables réseaux  -  de fils, de câbles, de pièces électroniques diverses et variées -  s’impose au premier regard.

Je contemple donc la télé, chaque fois que je me retrouve assis dans le vaste canapé du salon, face à cet autel moderne devant lequel je sacrifie et prie plusieurs fois par jour. Ma famille aussi n’est pas en reste. Fils, fille, femme, et moi-même, nous quatre y allons de nos commentaires moqueurs, voire acerbes parfois.

Ce meuble de laque noire nous nargue plusieurs fois par jour, en soirée surtout, à l’heure où, après le dîner, nous nous installons au salon. Irène dans un fauteuil qui lui permet de se tenir droite & de pouvoir tricoter à son aise, mon ils Michel et ma fille Claire, m’entourant de leur corps adolescent de part et d’autre du canapé violet, qui semble dégager des ondes de bonheur.

Voilà le modèle familial dans son confort bourgeois, surpris sur le fait d’être une bonne famille française. Image dépassant les frontières de notre beau pays, puisque j’imagine à cette heure, que bien des peuples européens doivent faire la même chose, certainement… Cliché convenu certes, mais il faut bien quelquefois sacrifier aux clichés, puisque c’est la stricte vérité. Je ne saurais vous mentir ! Ma famille semble obsédée par cette foutue télé ! Les deux ados la contemplent, telles deux vaches regardant passer un train. Irène, concentrée sur sa tâche, agite ses aiguilles en tous sens, tandis que son regard flotte devant l’écran.

Un journal à la main, je tombe quelquefois sur la page des programmes télé, lisant par avance les commentaires à propos des films, des reportages, des émissions politiques… Que de choix qui s’offrent à nos yeux ! J’en aurais presque le vertige…

Michel nous propose une glace, nous l’acceptons volontiers tandis qu’il se dirige de sa démarche maladroite vers le frigo de la cuisine. Claire, heureuse de pouvoir converser avec son papa, m’entretient de sa journée d’école, et du denier devoir qui lui a valu un seize sur vingt. Il faut dire que nous avons la chance d’avoir deux enfants plutôt bons élèves. Que du plaisir ! & je l’apprécie chaque jour que Dieu fait.

Nous conversons ainsi, Irène approuvant d’un signe de tête, Michel distribuant le dessert avec gentillesse. Une famille heureuse, devant la télé. Je vous le répète, une bonne famille française. Pas de quoi se vanter.

Et c’est ainsi presque chaque soir de la semaine hormis le week-end, où nous partons pour la campagne. Dans la maison de mes parents âgés, qui, comme nous, ont une immense télé, ou plutôt, un écran noir rectangulaire ressemblant à un aquarium de nuit. Noir, tout noir.

En effet, mes parents et ma famille, nous avons la télé. Elle nous a été offerte par un malheureux concours de circonstances. Mais jamais, au grand jamais, nous ne l’allumons ! On la regarde, et c’est bien suffisant. De savoir que ce meuble noir et laid occupe la vie de millions de braves gens nous horrifie. Et de plus, éclairés à la bougie, nous n’avons même pas l’électricité… Pour en faire quoi d’ailleurs ?

 

FIN

 

dédicace

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:58
Yann Venner sort un sixième roman - Lannion
jeudi 26 janvier 2012
Yann Venner présente son dernier roman, « Les coccinelles du diable ».

 

 

Yann Venner sort un nouveau roman : « Les coccinelles du diable » qui se passe pour partie dans le Trégor, pour partie en Bourgogne.

« Cela part d'un constat réel, constate l'artiste. Des coccinelles asiatiques importées par des écolos pour dévorer les pucerons sur les vignes en Europe prolifèrent tellement qu'elles sont broyées avec le raisin et donnent un mauvais goût au vin : ce phénomène commence à atteindre la France. »

Les coccinelles asiatiques sont aussi à prendre comme le péril jaune, la peur de l'autre. Parallèlement, 2 vigneronnes bourguignonnes viennent s'installer à l'Ile-Grande pour fabriquer des produits à base d'algues. À tout cela se mêle une intrigue policière dont Yann Venner a le secret. « Les coccinelles du diable. » Éditions Amalthée.15€.

 

Lannion
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 10:58
Yann Venner sort un sixième roman - Lannion
jeudi 26 janvier 2012
Yann Venner présente son dernier roman, « Les coccinelles du diable ».

 

 

Yann Venner sort un nouveau roman : « Les coccinelles du diable » qui se passe pour partie dans le Trégor, pour partie en Bourgogne.

« Cela part d'un constat réel, constate l'artiste. Des coccinelles asiatiques importées par des écolos pour dévorer les pucerons sur les vignes en Europe prolifèrent tellement qu'elles sont broyées avec le raisin et donnent un mauvais goût au vin : ce phénomène commence à atteindre la France. »

Les coccinelles asiatiques sont aussi à prendre comme le péril jaune, la peur de l'autre. Parallèlement, 2 vigneronnes bourguignonnes viennent s'installer à l'Ile-Grande pour fabriquer des produits à base d'algues. À tout cela se mêle une intrigue policière dont Yann Venner a le secret. « Les coccinelles du diable. » Éditions Amalthée.15€.

 

Lannion
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 19:20

Mes 10 meilleurs polars 2011 (de janvier à mai inclus).
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 19:20

.Pour Conrad, « les mots ont toujours plus de pouvoir que le sens ». En ces temps où la communication est le maître mot, la citation de Conrad nous interpelle plus particulièrement.
Sous l’intitulé Des mots et merveilles, la 16e édition du Salon du Livre de Gaillac, traitera en thème filigrane le pouvoir des mots, point de départ de réflexions, de débats et d’échanges.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 21:51

Trois livres de Yann Venner



Yann Venner
S'ils contiennent une part de noirceur, les romans de Yann Venner ne sont pas totalement sombre. Car ce qui l'anime, c'est avant tout l'amour des mots, du langage, et un humour entre sourire et caricature réussie. Mais il égratigne aussi ceux qui expriment leur haine de la différence, de la tolérance, de la démocratie, de l’Autre. Le militantisme citoyen de Yann Venner est modéré, pas neutre. Ses héros et lui refusent tout sectarisme, sans résignation. Ses livres publiés aux éditions L'Ecir sont diffusés par De Borée.
« Black Trélouzic » (Horizona & Co, 2005)
Cette “trilogie bretonne” rassemble trois romans courts, ayant pour décor le paisible village côtier de Trélouzic. Les héros en sont Fanch Bugalez, marin-pêcheur anar épris de justice, et son vieil ami Eugène, philosophe à sa manière. En 1990, 1996 et 2000, ils sont confrontés à des affaires criminelles.
Marcel. Patronne d’un bistrot local, Georgette est la première victime d’une série de meurtres. Les enquêteurs soupçonnent Fanch, qui était son amant. Lors du deuxième crime, l’assassin laisse un indice accablant : un seau de pommes de terres. Le marginal Ernest fait un coupable idéal...
Une étoile est morte. Le cadavre d’Halima, une jeune Algérienne, est découvert par Fanch dans le port de Trélouzic. Ami de la victime, Aziz contacte Fanch avant de disparaître. Peu après, des attentats sont revendiqués par l’Armée Révolutionnaire Celte, dirigée par un vieux marquis facho. Quant à la vie d’Halima, coupée de ses racines, elle mérite d’être racontée...
Le baiser de la mer. Le jour de la rentrée, le directeur de l’école disparaît soudainement. On pense à une noyade accidentelle lors d’une sortie en mer. C’est la version gendarmesque adoptée par le sous-préfet véreux. Il faudrait plutôt s’intéresser à un ancien élève de l’enseignant...
« Aller simple pour Trélouzic » (L’Ecir, 2006)
Gwendoline Le Morvan est une jeune chanteuse canadienne aux origines indiennes et bretonnes. Préparant une tournée en France, «la mésange de Saskatoon» séjourne dans le Trégor, d’où viennent ses aïeux. L’image de cette région a beaucoup inspiré son grand-père Ange, avec qui elle partage les mêmes goûts poétiques. Gwendoline s’installe à l’Hôtel du Goéland, où son lointain cousin Albert est cuisinier, et amant de la patronne. Ce vicelard n’inspire pas confiance à la jeune femme. Elle n’est pas plus à l’aise avec la sœur d’Albert, Edith. Après quelques avatars, Gwendoline rencontre bientôt Fanch Bugalez, ancien pêcheur qui organise des promenades en mer sur son bateau. Son meilleur ami reste Eugène, aussi philosophe que Fanch est anar...
« La disparue de Guingamp » (L’Ecir, 2007)
Tout irait bien dans dans la région de Trélouzic, si un malfaisant n’avait saboté la voiture de Fanch, et saccagé le jardin d'Eugène. Leur ami le commissaire Cesare Le Tellier est prêt à enquêter, quand il est chargé d’une affaire plus grave. Apprentie coiffeuse, Rébecca Stereden est la fille de l’adjudant de gendarmerie du secteur. Nourrie de romans sentimentaux, la jeune blonde sans cervelle se croit aimée d’un footballeur africain de Guingamp. Elle a fugué pour rejoindre son beau Victor. Mais tous deux sont agressé, et Rébecca est kidnappée. L’adjudant Félix Stereden reçoit le scalp de sa fille, avec la demande d’une forte rançon. Le policier enquête, recueillant peu d'indices. De son côté, le criminel a des passions obsédantes très particulières... Une fort agréable « comédie noire ».
© Claude Le Nocher
par Claude LE NOCHER publié dans : LIVRES communauté : Le monde du polar
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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 21:41
Jean-Marie Lahaine
Yann Venner
 
Quand il était petit, ses maîtres à l’école lui disaient :
   - Jean-Marie, redresse - toi ! Relève un peu la tête ! Décolle les yeux de ton cahier ! Redresse-toi à la fin !
Aujourd’hui, Jean-Marie se tient droit. Pas du tout comme moi qui suis tout de travers, tordu, bossu, ventru, mauvais citoyen. Incorrectement mal...a...droite.
 Jean-Marie Lahaine a eu de bons maîtres. De bons chiens de garde qui lui ont appris l’ordre et le respect de soi. Il se tient droit. Extrêmement droit ! C’en est même impressionnant. Jean-Marie est un modèle pour la France, et pour tous les petits Français qui devraient se plier, sans  restriction aucune, sans coup d’état d’âme, devant cet homme qui  force le respect. Son attitude  est extrêmement droite, d’une  rigueur insoupçonnable. Tous  devraient se replier devant ce héros hors du commun des immortels. Oui, Jean-Marie se tient tout à fait droit, principallemand droit, comme un I de souche française,
   - et surtout pas comme un I grec, ce sale métèque paralytique, cet Y enculé de sa race ! Cet étranger diabolique et sidaïque qui n’a rien à faire dans notre alphalaid, n’est-cepaaaa ! Ce bâtard de sa racetaquouère! Dehors ! Le Y ! Dehors le bougnoul et le Z aussi d’ailleurs, ce drôle de zèbre avec son délit de sale gueule de bagnard ! Oui ! Dehors, cette zorrible consonne qui comme Zavatta, se moque des autres lettres en leur faisant un pied de neZ ! TueZ les tous ! Les Zintellectuels, les Zuns et les Zautres, les Lelouch, les louches, les borgnes ! (Non pas les borgnes !) , les zaveugles, les zaricoverts, les Zenculés, les Mariés de mes deux, les Zinvestisseurs institutionnels, les Zinzins, les zoulous, ces non-violents des banlieues, passionnés de rap ! À la trappe ! Au couvent, au carmel! Plus de mystère! Merde encore un Y ! PludeBountY ! Plus de Yoyos !
Plus d’hYpocrites ! Ni de polYsémie ! A bas la Zambie ! Vive la Maréchalie ! Quant aux zakouskis, à la Zup! Plus de Zep, plus d’éducation prionritaire ! Prions ! Comme les vaches folles qui croient encore en Dieu, elles, au moins. Communions solennellement mais sans Zèle et sans Zidane, cet esclave à la solde du Maghreb dégénéré, comme le zéro. D’ailleurs, supprimons tous les zéros, les zinutiles, les Zigotos zigzagant entre la gauche et la droite, tirant à Hue et à Hérédia de tous leurs zygomatiques, n’est-ce pas...!
Châtrons Zola, ce Rital parjure qui incendia la France de ses bourgeons macabres et qui défendit le complot juif, à coups de Zooms médiatiques, ce sale Zorobabel qui abîma notre belle langue française, cette si noble et pure lingua franca, cette langue des comptoirs qui dit Merde et pas Zut; cette langue débarrassée de ses immondices zoomorphes ! Oui, la France est droite, résolument adroite ; elle se faufile dans les isoloirs, s’insinue dans nos lits de peur et dans nos sillons ensanglantés par le massacre  des Saints Innocents, de St Raphaël à Cinzanno, de la règle du Père Benoît à la passion du Dom Josué, de St Tropez au trop de pèZe, du velours de l’estomac à la Grappe Fleurie de fleurs de lys ! Oui, Jeanne D’Arc a sauvé la France ! Oui la Pucelle est en moi ! Oui, Oui! défoncez-moi! oui, moi, lecteurs de Oui-Oui, prenez moi toute, oui !  faites moi hurler de feu de joie, de feu de croix de feu de Dieu! Bordel à cul et vive la France, mère éternelle et souveraine !
Toi la France des tranchées, tu as tranché, en donnant vingt pour cent, de ton sang, de tes voix impénétrables, à Jean-Marie, ce trépané de la cafetière. France ! Tu es rance ! France, tu es entré en déshérence! France des errances, tu désespères de tes enfants parjures.
Je te honnis, vieille patrie, vieille poufiasse pourrissante, vieille radasse des fonds abyssaux et baptismaux, des bas fonds de culotte petit bateau  bleu, blanc, bleu. Rouge est la honte et la révolte, rouge est mon vote et ma raison, rouge est la vie! Je veux la paix pour tous mes frères et que je t’y reprenne, vieille pétasse à offrir ton cul aux fachos, à te faire ramoner le fion par des ordures qui n’ont, qu’au fond, que la haine à offrir aux autres, que la mort pour orner leur front. Leur front national, hideux et morbide, leurs idées létales et leurs chants de morts.
Un cauchemar est passé ; laissera-t-il des traces ?
 Ceci est une autre Zistoire...
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  • : poèmes publiés en recueils de l'auteur, ses romans noirs & cocasses, articles divers autour du polar, des littératures du Maghreb...
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