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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 15:01

Crécelles de la mémoire

Un souvenir fulgure et lancine à la fois

Fulgurant souvenir souvenir lancinant

Cette flèche zébrure éclaire de sa lenteur

Une vive blessure qui coule goutte à goutte

Brûlure lente brûlante la nostalgie perdure

Et l’éclair du pass assombrit le présent

Cicatrice glacée algidité cruelle

Lentement couturées les larmes s’entremêlent

L’onde du souvenir évoque des échos

Et fait vibrer ma peau sous le tambour des mots

Donne du sens à ta mémoire

Et n’oublie pas que hors les mythes

Il existe bien des histoires

À raconter comme une invite

De l’autre côté du miroir

En racontant hors des limites

Réécrivons les mots espoir

Naissance autour d’un nouveau rite

Cadence stridulante

Pluie de galops stridents

L’écriture me hante

Cavaliers noirs hurlants

Ombre blanche qui rampe

Fantômes trans-parents

Traces transes et oublis

La mémoire a failli

Un souvenir fulgure et lancine à la fois

Brisons la démesure d’Il était une fois

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 14:58

Monument

Ivre du vin des morts

Et de la nostalgie

Je retourne la terre

Et retourne à l’endroit

Où j’ai cueilli l’amour

Aux lèvres de la vie.

Sur la feuille écarlate

Et le papier jauni

S’étale le sang lourd et pesant des vaincus

Leur chant pourpre s’étiole

En automnes multiples

Ils dansent sans un cri

Bouche fermée bourdonnent

Traversent mon histoire

Et la font vaciller

Heurté de mille morts

Pressé par les échos

Le calame bondit

Entre les pierres tombales

Et si le bruit têtu de l’encre

Qui avance

Fait reculer l’oubli,

Le vacarme des mots

Suffira-t-il à nos mémoires ?

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 14:57

Monument

Ivre du vin des morts

Et de la nostalgie

Je retourne la terre

Et retourne à l’endroit

Où j’ai cueilli l’amour

Aux lèvres de la vie.

Sur la feuille écarlate

Et le papier jauni

S’étale le sang lourd et pesant des vaincus

Leur chant pourpre s’étiole

En automnes multiples

Ils dansent sans un cri

Bouche fermée bourdonnent

Traversent mon histoire

Et la font vaciller

Heurté de mille morts

Pressé par les échos

Le calame bondit

Entre les pierres tombales

Et si le bruit têtu de l’encre

Qui avance

Fait reculer l’oubli,

Le vacarme des mots

Suffira-t-il à nos mémoires ?

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 14:56

Dernière pluie

Soleil, flambée d’écume

Au large de minuit,

Le poème n’est plus qu’un babil qui m’ennuie

Le phare d’Alexandrie fouille dans son grenier

Cherchant du neuf encore

Au milieu d’un guêpier

Ulysse, Alice, hélas !

Ô miroirs éclatés !

Qui nous récitera en douces mélopées

La molle éternité aux yeux de ritournelle

Ou les cris du présent

Infesté de crécelles ?

Plus jamais le soleil, ni trouble ni repos

La vie est ainsi fête

Aux marges du sanglot

Paradoxe ineffable au goût d’absence beige

Je me fonds dans le globe

D’une goutte de neige

Dilué disparu enfui

Dans la lumière

J’ensemence l’espace

D’atomes ingénus

Et si je vous écris et si je vous salue

Donnez-moi le bon jour

Car je suis né d’hier

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 14:53

Enfance

Enfance

Enfonce-toi dans une bouche d’ombre

Enfance

Enferme-toi dans le palais de songes

Enfance infirme sous la langue

Courbe l’échine de ton nom

Jeunesse enfouie qui bourdonne

Dans la profonde mutité

Dans la fissure de tes promesses

Émerge une note ténue

Une ébauche de fil tendu

Entre ta gorge

Et le ciel nu

Un début de frêle innocence

Les accents d’un lointain silence

Murmurent

Entre tes joues de lait

Puis cascadent ruissellent enfin

À seaux jetés à grandes eaux

Lavant la conscience du monde

Enfance enfonce-toi dans l’onde

Et touche du pied les grands fonds

Pour remonter à la surface

De tes dents éblouies

Tu mords la trace

Du passé

L’eau battue à feu et à sang

Jusqu’au plaisir

Les éponges mordues du temps

Le souvenir

Feront sourdre de leur blessure

Toute ta jeunesse future

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 13:58

Aube

La douce haleine des chemins

Qui marchent dans le matin blême

Les mots que je tiens à la main

Quand personne ne se promène

Et qui s’envolent vers les pins

Accomplir leur premier poème

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 13:12

TU ES...

Tu es l'herbe sauvage d'un jardin oublié

Aussi bien que merlette au milieu des pollens ;

Tu es l'herbe oubliée d'un jardin disparu

Loin des lois de la ville.

Douceur d'herbe fragile en ce jardin secret

ta chlorophylle virevolte

parmi l'ache et le thym

la menthe le cerfeuil

la fleur du chèvrefeuille.

Jardin

Nous y sommes sculptures

Mouvantes du désir

Couple à l’écoute

des mésanges

Nous y sommes joyeux

architectes du lieu

sans cesse devançant le soleil ou son ombre

sans cesse face à la terre si belle

la caressant d'espoir

la fortifiant de nos sourires

lui faisant boire

de nos fécondes mains

des arcs en ciel d'histoire

Désirs et souvenirs

Mémoire des sillons

grains enfouis qui bourdonnent

graines qui nous étonnent

au mitan de nos nuits

Liberté de plain chant

graines transfigurées

à l'assaut des étoiles

tiges fleurs et pistils

toute une harmonie verte

la fleur entre les dents

Nous sommes une harmonie de gazon et de nids

une épopée fleurie

enracinée sous les grands vents

de l'aventure

qui nous attend

Plantes

Plantes ensauvagées

vos racines fantômes

chevauchent souterraines

rhizomes disparus

vous êtes au cœur-même

du combat magnifique

livré par la nature

Vous capturez en vos chemins de ronde

dans les allées de terre brune

aux pissenlits géants

des jardiniers inexistants

cavaliers blêmes

enfourchant des râteaux géants

4 poèmes Yann Venner juin 2016

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 13:11

TU ES...

Tu es l'herbe sauvage d'un jardin oublié

Aussi bien que merlette au milieu des pollens ;

Tu es l'herbe oubliée d'un jardin disparu

Loin des lois de la ville.

Douceur d'herbe fragile en ce jardin secret

ta chlorophylle virevolte

parmi l'ache et le thym

la menthe le cerfeuil

la fleur du chèvrefeuille.

Jardin

Nous y sommes sculptures

Mouvantes du désir

Couple à l’écoute

des mésanges

Nous y sommes joyeux

architectes du lieu

sans cesse devançant le soleil ou son ombre

sans cesse face à la terre si belle

la caressant d'espoir

la fortifiant de nos sourires

lui faisant boire

de nos fécondes mains

des arcs en ciel d'histoire

Désirs et souvenirs

Mémoire des sillons

grains enfouis qui bourdonnent

graines qui nous étonnent

au mitan de nos nuits

Liberté de plain chant

graines transfigurées

à l'assaut des étoiles

tiges fleurs et pistils

toute une harmonie verte

la fleur entre les dents

Nous sommes une harmonie de gazon et de nids

une épopée fleurie

enracinée sous les grands vents

de l'aventure

qui nous attend

Plantes

Plantes ensauvagées

vos racines fantômes

chevauchent souterraines

rhizomes disparus

vous êtes au cœur-même

du combat magnifique

livré par la nature

Vous capturez en vos chemins de ronde

dans les allées de terre brune

aux pissenlits géants

des jardiniers inexistants

cavaliers blêmes

enfourchant des râteaux géants

4 poèmes Yann Venner juin 2016

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 18:23

AU SOLSTICE DE MES PENSÉES

Ô mon ardente Béatrice

Ton corps je le veux caresser

Tel un feu de joie créatrice

Sous mes doigts habiles pressés

Ta gorge nue je sollicite

L’embrasse avec mille délices

Peau chair vallées éperons sites

Chemins et rus pour mains complices

Beaux tétons durcis qui bourgeonnent

Ton nombril frémissant de joie

Une anatomie qui fredonne

Ramassée autour de mes doigts

Ainsi glissent tous les plaisirs

Sur la pente de nos désirs

Et je bois à ta source pure

Le lait nouveau de l’Aventure

Tu me façonnes & me fascine

La douceur d’une mèche

L’éclat d’un œil coquin

Ton sourire qui me lèche

Jeu de vie en quelqu’un !

Je deviens quelque Un.

Brassée bleue de lumière

Belle énergie de ton regard

Tu m’environnes de tes bras

Telle la courbe

D’un arc-en-ciel en marche

Et j’écris les deux mots

« feu d’artifices »

Mon lis du Nil

Ma tubéreuse bleue

Toi l’agapanthe douce

Dans le camaïeu de tes yeux

J’ai vu pétiller tout un bleu

Le silence de tes iris

Cercles de feu

Et de soies lisses

Un camaïeu de pierres fines

Deux éclats sombres et sertis

Dans ton visage

Il est midi

Qui saurait dire pourquoi

S’attachent nos cœurs

L’un à l’autre ?

Qui saurait dire pourquoi

La course du temps les rapproche ?

Personne,

Si ce n’est deux cœurs

Nouveaux.

Ma toute belle de désir

Ma source qui ne peut tarir

Prolonge le chant pur des mots

En lieu et place du sanglot

Dans le chant fertile des gouttes

Ou dans le désir du présent

Je suis le pèlerin en route

Vers une éternité d’instant

Dans le jardin de Béatrice

Se glisse entre feuilles et branches

Une chatte fière racée

Qui, à pas comptés,

De ses hanches

Ondule parmi la rosée

Buissonnière dans les allées

Sa paupière lentement se plisse

La féline approche complice

Les oiseaux se sont envolés

Et son œil te scrute soudain

Toi sœur jumelle qui chantonne

Tu es si belle en ce jardin

Que le blanc lilas s’en étonne

Neuf poèmes. Yann Venner, Juin 2016 Trébeurden

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 12:06

La ronde autour du sable (chanson)

Refrain

C’est le chant du « Peuple des Dunes »

Ancré dans la baie de Lannion ;

Rions dansons chantons foulons

Notre sable est notre fortune.

1 Au fond de la baie de Lannion

Vivent des poissons par millions,

Qui sur le sable coquillier

Font la nique au groupe Roullier.

R

2 Il a fallu des millénaires

Pour faire le sable coquillier.

Pour saccager le fond d’la mer

Il suffit de quelques journées.

R

3 Que s’rait la terre de nos enfants

Si nous laissions faire aujourd’hui ?

Que pens’raient-ils de leurs parents

Si l’paysage était détruit ?

R

4 Les alevins et les lançons

Nagent sur la dun’ sous-marine,

Et ils composent des chansons

Contre le vol et la rapine.

R

5 Protégeons la faune et la flore

Contre les marchands de la mort,

Car si les sabliers arrivent

Tout partira à la dérive.

R

6 Si des bateaux aspirent le sable

La blessure s’ra inguérissable.

« Peuple des Dunes » restons unis

Contre la Can et ses profits.

R C’est le chant du « Peuple des Dunes »

Ancré dans la baie de Lannion

Rions dansons chantons foulons

Notre sable est notre fortune

Béatrice et Yann sur la musique d’Alain Renon, an dro

sablecitoyen@gmail.com

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Présentation

  • : Le blog littéraire de Yann Venner
  • : poèmes publiés en recueils de l'auteur, ses romans noirs & cocasses, articles divers autour du polar, des littératures du Maghreb...
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